Split – Palais de Dioclétien

Nous n’avions jamais vu une ville comme celle-ci ! Imaginez un palais tellement immense qu’une ville puisse s’établir à l’intérieur. C’est ce qu’ont fait les splitois. Ils ont carrément investit l’ancien palais de l’empereur romain Dioclétien pour y construire leurs maisons. Forcément, avec une telle particularité, la ville est inscrite sur la liste du patrimoine mondial par l’UNESCO. Cet édifice romain gigantesque est le mieux conservé au monde.

Voici un résumé (très résumé) de l’histoire : en vue de sa retraite, Dioclétien – qui était d’origine Dalmate – se fait construire un palais de près de 40 000 m² pour passer ses vieux jours au pays, sous le soleil de Split. Le genre maison de retraite de luxe un peu tape à l’œil, nichée dans une baie face à la mer Adriatique, au pied d’une colline boisée, avec des remparts et une caserne pour la protéger, des appartements privés, un temple dédié à Jupiter, des termes, etc. Une vraie ville ! Au Haut Moyen Âge, l’empire byzantin ayant pris le dessus sur l’empire romain, les habitants de la ville voisine se réfugient dans le palais et entreprennent de construire des maisons dans les remparts et contre les bâtiments antiques.

Loin de dénaturer le palais, ils en ont fait un centre-ville unique et débordant de charme qu’on ne soupçonne pas lorsqu’on longe le front de mer. Dès qu’on quitte la large promenade, ses yachts, ses bars et restos branchés, on change de monde, d’ambiance, d’époque. Passer une porte du palais, c’est un peu remonter le temps.

Le palais de Dioclétien

Même les restaurants s’adaptent et tirent parti de l’architecture des bâtiments.

Souvent, le problème est de ne pas avoir assez de recul pour observer les façades tant les rues sont exiguës.

La tour de l’Horloge

Nous sortons du palais pour faire un tour au marché et pour voir les murs extérieurs qui mesurent jusqu’à 26 mètres de haut. A l’est et au nord, ils sont plutôt en bon état. Ici encore, comme à Trogir et Dubrovnik, les pierres ayant servi à la construction du palais viennent de l’île de Brač située juste en face de Split.

L’imposante statue de Grégoire de Nin est située devant la porte nord du palais. Cet évêque du Xe siècle a réussit à imposer le vieux croate comme langue liturgique, à la place du latin. Il paraît que toucher son gros orteil porte chance…

On choisit un bon resto un peu en-dehors du palais pour déjeuner. En début d’après-midi nous achetons des tickets pour visiter la cathédrale Saint-Domnius, le Trésor, la crypte de la cathédrale et le temple de Jupiter. Axel est ravi de toutes ces visites culturelles 😉

La cathédrale était, à l’origine, le mausolée de l’empereur Doclétien
Autel de Saint-Domnius

Le campanile, ajouté au XIIe siècle, est doté d’un escalier qui permet d’accéder au sommet. Les marches sont hyper hautes et par contre le plafond est bas. On monte en faisant autant attention à la tête qu’aux pieds ! Même moi j’ai réussi à me cogner la tête, c’est vous dire si c’est bas !

De tous côtés, les vues sur la ville-palais sont remarquables. On voit bien les enchevêtrements de toits, les cheminées de style vénitien, les ruelles et les cours, la colline Marjan et la mer Adriatique. Loin d’être une ville musée, la vieille ville compte 3000 habitants.

De la même manière que les pharaons, Dioclétien se considérait comme l’incarnation humaine d’un Dieu (humble le gars !). Pour affirmer ses origines divines et décorer son palais, il aurait fait venir d’Egypte douze sphinx en granit noir, dont deux sont visibles dans la vieille ville. L’un devant la cathédrale et l’autre, sans tête, devant le temple de Jupiter. Les autres ont été détruits.

Et devant le sphinx, on trouve le bar du Louxor… j’adooooore !

En sortant de la cathédrale, on se dirige tout droit vers le temple de Jupiter, devenu le baptistère. À l’intérieur on trouve une statue de Saint-Jean Baptiste et une plaque d’autel représentant un roi croate (la plus vieille sculpture en pierre représentant un roi européen).

Notre ticket nous donne accès au Trésor. Nous n’y connaissons pas grand chose en art sacré mais il faut reconnaître que certaines pièces sont exceptionnelles. Je suis restée un moment devant ces livres parfaitement conservés, datant du XVe siècle, et sur les pierres tombales à l’effigie de la personne décédée.

À côté du péristyle, le vestibule est très bien conservé, hormis la coupole qui a disparu.

Et sous le vestibule, les souterrains du palais accueillent des boutiques de souvenirs plus ou moins bien.

À parcourir la ville en long et en large, nous avons fait 11 km. On se repose un peu à l’appartement avant de retourner vers le port pour l’apéro.

De nuit c’est pas mal non plus…

Demain on change de thème, après la culture, l’aventure !

Trogir

Nous quittons notre douillet chalet de Plitvicka sous un ciel gris et seulement 11°. En roulant vers le sud, les degrés remontent jusqu’à atteindre 25° à Trogir où nous arrivons pour déjeuner.

Coincée entre le continent et l’île de Ciovo, l’île sur laquelle est bâtie la vieille ville de Trogir fait comme un trait d’union entre la terre et la mer. Ses rues et monuments sont un vrai livre d’Histoire : des grecs aux vénitiens, en passant par les romains et les byzantins, chaque empire a participé à l’embellissement de cette petite ville.

Sur seulement 1 km², on y découvre une dizaine d’églises, une cathédrale, des palais et demeures de style Renaissance et Baroque, des fortifications percées de portes qui s’ouvrent sur un dédale de ruelles étroites pleines de charme, et même un château fort.

Avec autant d’atouts, la ville historique de Trogir est bien évidement inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

De l’autre côté du pont, on accède à l’île de Ciovo. C’est là qu’on mettait les lépreux lors des épidémies… depuis, les résidences de tourisme ont poussé comme des champignons et maintenant l’île est principalement peuplée de touristes ! D’ici, on a une belle vue dégagée sur la vieille ville de Trogir et sur la promenade du front de mer. Les nuages d’orage au fond font ressortir les couleurs chaudes des pierres.

De retour dans la vieille ville, nous passons devant la petite église Saint-Jean-Baptiste, puis l’hôtel de ville avec sa tour de l’horloge et son porche au plafond à caissons coloré.

La cathédrale Saint-Laurent, bâtie au XVIIIe siècle, fait face au palais Cippiko, à l’architecture vénitienne typique du XVe. Les styles comme les époques se mêlent et cohabitent harmonieusement.

De Trogir, il nous reste 40 minutes de route pour rejoindre notre nouvel et dernier appartement des vacances, à Split. Il se situe au pied de la colline Marjan, au-dessus d’une plage et à 15 minutes à pied de la vieille ville.

Première balade à Split

Le parc national des lacs de Plitvice

Qui n’a jamais vu des photos de ces innombrables cascades se déversant dans des bassins d’un vert émeraude au milieu d’une végétation dense ? Plitvice est le parc national le plus connu, le plus grand et le plus visité de Croatie (1 million de visiteurs par an) mais aussi le plus ancien d’Europe du sud. Il est inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Son intérêt réside bien sûr dans les nombreuses chutes d’eau, ses 16 lacs séparés par des barrières de travertin, et également dans la forêt primaire de hêtres et de sapins qui leur sert d’écrin. Hormis les passerelles de bois qui permettent de visiter le parc, aucune intervention humaine n’y est tolérée et la baignade est fort heureusement interdite (on a quand même croisé un couillon en maillot avec sa serviette de bain !). On observe ici la nature dans son état sauvage et on en prend plein les yeux.

Depuis l’entrée 2, on prend un petit bateau pour traverser le lac Kozjac, le plus grand des lacs de Plitvice. Puis on décide de suivre plus ou moins l’itinéraire E, avec un peu du H, pour faire les lacs supérieurs. Ces lacs supérieurs sont entourés d’une forêt épaisse et le relief ici est peu marqué. Ça grimpe tranquille !

L’eau coule de partout, dévalant d’un lac à l’autre, et passant même sous les passerelles.

Le seul bémol c’est la foule. Il y a vraiment trop de monde et ça gâche un peu le plaisir. Il y a un quota de 5000 personnes par jour mais à certains endroits ça bouchonne. Et encore, il parait que parfois il faut attendre 2 heures pour acheter les tickets d’entrée ou pour prendre le bateau. J’avais réservé sur le site internet donc nous n’avons pas eu à faire la queue qui, en effet, était assez longue mais pas au point d’atteindre 2 heures d’attente. Visiblement personne ne sait qu’on peut aussi acheter les tickets en bas à l’entrée 2 (ce n’est indiqué nulle part) et là il n’y a presque pas d’attente.

Nous n’avons pas trop attendu non plus pour prendre le petit train ou les bateaux. A chaque fois nous sommes montés dans le premier qui arrivait. Donc ça aurait pu être pire niveau foule. J’imagine même pas…

Le phénomène naturel qui donne naissance à tous ces lacs et cascades est le même qu’au parc de Krka. Petite révision : l’eau de pluie, en cheminant à travers les fissures du sol, composé de calcaire et de dolomite, dissout la roche. Les sédiments se déposent sur les mousses et les algues, créant différentes formes karstiques, comme des grottes et des barrières de travertin. Ces barrières forment des barrages naturels, créant des cuvettes qui donnent naissance aux lacs et, par débordement ou infiltration, aux chutes d’eau.

Barrière de travertin
Tout ce qui est immergé est recouvert, petit à petit, par les sédiments. Les arbres deviennent pierre.

Au bout du dernier lac supérieur, nous prenons une sorte de petit train qui nous ramène à l’entrée 2. Après le pique-nique, nous longeons le lac Kozjac pour aller du côté des lacs inférieurs. Cette partie du parc est moins étendue, encaissée dans un canyon de falaises calcaires, et on est souvent à la queue leu leu !

Nous n’avons pas vu d’ours ni de loups qui peuplent les montagnes des alentours de Plitvice, mais un petit serpent.

C’est dans le Parc national des lacs de Plitvice qu’a éclaté le premier conflit de la guerre d’indépendance, en 1991. Des policiers serbes ont pris un bus de policiers croates en embuscade pour prendre le contrôle de la région. Et c’est ici aussi qu’a eu lieu le dernier affrontement, lors de l’opération Tempête lancée par les croates, qui a mis fin à la guerre en 1995. Un si joli lieu pour une si vilaine guerre.

Nous logeons à une dizaine de kilomètres du parc, dans un chalet rustique et mignon. Le propriétaire tient un restaurant sur la route des lacs et c’est sa maman qui nous accueille. Elle est adorable mais ne parle pas un mot d’anglais ! On communique comme on peut, avec les mains.

Pour fêter l’anniversaire de Léo, nous allons au resto du propriétaire, le bistro Vila Velebita. Le cochon à la broche est excellent et les enfants apprécient leur pizza.


Deuxième jour à Plitvice

Normalement nous aurions dû visiter le parc des lacs de Plitvice aujourd’hui alors que de la pluie était annoncée. Et la pluie est bien arrivée dans la nuit. Il pleut même très fort. Donc ce matin c’est grasse matinée, courses à Korenica et lessive.

La météo semble s’améliorer alors, après un repas pris dans notre chalet, je regarde sur Google Maps où on pourrait bien aller. Je repère une petite route qui mène à des hébergements, parallèle à la route principale qui longe les lacs. Potentiellement, on pourrait y trouver des points de vue sur les lacs. Hier on voyait des gens là-haut, sans comprendre par où ils étaient passés puisqu’on ne voyait pas d’accès dans le parc.

Bingo ! Je suis contente de moi. La route longe le canyon par le haut et de petits sentiers en sous-bois mènent à des belvédères.

En prenant de la hauteur, on distingue bien les différences de niveau entre les lacs et les chutes d’eau qui tombent d’un lac à l’autre.

Veliski slap, la plus haute cascade du parc
Le ruisseau qui donne naissance à Veliski slap

On voit même des chutes d’eau invisibles depuis les passerelles du parc et les vues d’ensemble sont absolument magnifiques !

Malgré le temps couvert cet après-midi, le bleu des lacs est toujours aussi… bleu. On est bien contents de notre découverte !

En rentrant au chalet, une belle surprise nous attend. La mamie nous a fait le plein d’eau dans la carafe (on aurait préféré du vin 😉 et elle a allumé un feu dans la cheminée. On apprécie vivement car il fait 15° dehors. On sort le Monopoly et l’apéro pour une belle soirée au coin du feu.

Dubrovnik, la perle de l’Adriatique

A l’extrême sud de la Croatie, coincée entre le Monténégro et la Bosnie-Herzégovine, se trouve la ville de Dubrovnik. C’est ici que commence notre road trip d’une dizaine de jours.

Partis de Bordeaux, nous sommes arrivés hier soir (21 août 2021) avec 20 minutes d’avance sur l’heure prévue. Pour la ponctualité, Volotea marque des points. En revanche, pour un vol qui partait à 19h30, la moitié du menu était indisponible et nous n’avons pu manger que des Pringles. Nous avons pris un taxi (plutôt beau gosse 😉 et avec qui on a appris les rudiments : dober dan, hvala, dovidenja) et à 22h30 nous étions à l’appartement.

La vieille ville de Dubrovnik est un bijou parfait posé sur des falaises en surplomb de l’Adriatique. De notre appartement situé sur les hauteurs de la ville, on aperçoit déjà ce qui fait sa beauté : les pierres couleur miel, les toits enchevêtrés, les clochers, les ruelles pavées, les remparts puissants qui dominent la mer, toutes les nuances de bleu de l’Adriatique et l’île Lokrum. Son histoire tumultueuse ajoute sûrement un brin d’émotion, car on ne peut occulter son passé douloureux quand on visite cette ville dont la devise est « La liberté ne se vend pas, même pour tout l’or du monde ».

Vue depuis notre appartement

Premier jour à Dubrovnik

Avec Laurent, on part au supermarché situé à 5 minutes à pied pour acheter de quoi faire un petit-déjeuner. Comprendre la composition des différents pains est une gageure ! Le Croate est incompréhensible pour nous. En remontant vers l’appartement, on prend notre première suée de la journée et ce ne sera pas la dernière…

Déambuler dans les ruelles escarpées de Raguse est épuisant mais leur étroitesse nous préserve du soleil déjà bien cuisant ce matin.

Ce point de vue est intéressant pour deux raisons : on pensait naïvement que la vieille ville était à plat mais visiblement ce n’est pas le cas, on constate que de belles montées nous attendent ! On remarque aussi très nettement, à droite, le rocher originel sur lequel s’est construite l’ancienne Raguse.
La porte Pile, entrée nord de la ville, et son pont levis.

Un peu d’histoire… Au VIIe siècle, une attaque des Slaves oblige les habitants de la cité d’Epidaure à se réfugier sur le rocher de Raguse. Ils entreprennent de construire des remparts qui ne cesseront d’être modifiés et renforcés au fil du temps. Au XIIe siècle, la localité de Dubrovnik, sur le continent, fusionne avec Raguse et le chenal qui les sépare est comblé, formant ainsi la rue la plus large et la plus commerçante de la vieille ville (Stradun).

Au bout de Stradun, une porte permet d’accéder au vieux port et de contourner un peu les remparts au pied desquels une sorte de plage est aménagée dans les rochers. Il fait une chaleur avec la pierre qui réverbère le soleil… si on avait apporté les maillots qui sont restés à l’appartement, on aurait bien plongé !

La cour intérieure du palais des recteurs. Les recteurs étaient les gardiens de la ville, les seuls à en avoir les clés.

Avec cette chaleur, on profite des fontaines pour recharger les bouteilles d’eau fraîche. La grande fontaine d’Onofrio est le point de ralliement et de ravitaillement de tous les touristes et des locaux aussi. Construite au XVe siècle par l’architecte Onofrio della Cava, elle est l’aboutissement d’un aqueduc reliant la rivière Dubrovacka à la vieille ville.

Les chats ne sont pas fous, ils ne cavalent pas comme nous. En ce début d’après-midi bien chaud, ils sont à l’ombre, en mode chill !

Mais il fut une période où la sieste était était bien moins sereine. La ville a largement été bombardée lors de la guerre d’indépendance de la Croatie, entre 1991 et 1995. Positionnés sur le mont Srd, les soldats de l’armée nationale Yougoslave ont assiégé la ville pendant 7 mois, alors que la marine faisait blocus côté mer. Le but de l’opération, qui s’est déroulée au début de la guerre, était de montrer la puissance de l’armée Yougoslave et de faire un exemple. Dubrovnik, complètement cernée, a perdu 2000 habitants et près de 70% des édifices de la vieille ville auraient été touchés par les tirs d’obus. Aujourd’hui il ne reste quasiment aucune trace de ce carnage. L’ancienne Raguse a retrouvé sa superbe.

Après une petite sieste, nous retournons en ville pour la soirée. Le coucher de soleil est un peu voilé mais la ville prend de jolies couleurs chaudes. Pour l’apéro, nous traversons les remparts pour nous retrouver au Buza bar, sur une terrasse suspendue face à la mer.

Stradun

J’ai oublié mon téléphone, donc on choisit un resto au hasard alors qu’on a l’habitude de vérifier les avis sur l’appli Tripadvisor avant. Au jeu du plouf plouf ce sera toi… on a fait le mauvais choix ! Après avoir attendu nos plats pendant plus d’1h30 (oui on est très patients quand on est en vacances), nous avons payé nos boissons (c’est seulement là qu’on nous a proposé de changer notre commande, qui n’était toujours pas lancée en cuisine… WTF !!!) et sommes partis. Nous avons jeté notre dévolu et nos derniers espoirs sur un autre resto juste à côté, où nous avons très bien mangé. Les cannellonis au ragoût de bœuf et la pasticada étaient excellents. Donc si vous allez à Dubrovnik, fuyez le Gourmet bar Ginger et allez plutôt à la Konoba Rhea Silvia. Voilà, c’est dit.

Ici, même les chats se couchent face à la mer !

Deuxième jour à Dubrovnik

Pour que la visite de la ville soit complète, il faut faire le tour des remparts. De là-haut, la vue sur les toits et sur la mer Adriatique est forcément splendide. Nous hésitons car le prix est assez dissuasif (27€ par personne). Je demande au caissier si Léo peut bénéficier du tarif étudiant et il me répond que le tarif enfant est valable jusqu’à 18 ans (ça tombe bien, il a encore 18 ans pour 3 jours), ce qui ramène le prix par personne à 16€. Beaucoup plus raisonnable !

On emprunte l’entrée située entre la porte Pile et le monastère franciscain. C’est parti pour une balade aérienne par 35° en plein soleil !

Stradun, la rue principale
Le monastère franciscain et la fontaine D’Onofrio
Le fort Lozovac, en face de la vieille ville
Des petits bars avec vue imprenable permettent de faire une pause agréable
Accroché aux remparts, le Buza bar où nous avons pris l’apéritif hier soir
Le vieux port
Le monastère dominicain avec son joli clocher en pierre sculptée…
Et son escalier monumental
Le vieux port et l’île Lokrum
La tour Minceta (au fond à droite) est le point le plus haut des remparts.
Ici ils mesurent jusqu’à 50 mètres de haut.
Vue sur la vieille ville et Lokrum depuis la tour Minceta
Tour Minceta
Le cloître du monastère franciscain

À la fin de cette superbe balade, nous avons dû perdre chacun 1 litre de sueur ! On refait le plein des bouteilles à la fontaine d’Onofrio et partons en quête d’un repas vite fait. Un club sandwich plus tard, on file à la plage au pied du fort Lozovac. En Croatie, les plages sont soit composées de galets soit de chapes de béton. Pas fantastique mais suffisant pour se rafraîchir. La mer est à 25°, c’est parfait. Par contre on s’éclate les pieds sur les galets, ça fait hyper mal !

On prend un verre au bar de la plage en regardant les acrobaties de quelques plongeurs qui sautent depuis la falaise, puis on se dirige vers la petite plage sous la porte Pile. Maintenant nous allons faire travailler nos bras et découvrir Dubrovnik depuis la mer. Ce matin on l’a vue d’en haut, ce soir c’est depuis le bas.

Nous avons réservé une sortie en kayak qui consiste à faire le tour de Lokrum avec pause baignade dans une grotte, puis le retour le long des remparts. Et pour optimiser la journée, nous avons choisi la sortie du soir, au coucher du soleil.

Notre guide s’appelle Mike, il est sympa comme tout et nous apprend plein de choses sur Lokrum et Dubrovnik, y compris sur la guerre d’indépendance qui est pourtant un sujet sensible que les Croates n’abordent pas facilement avec les étrangers.

Au détour de l’île Lokrum, on voit un énorme yacht. Mike nous dit qu’il s’agit du deuxième yacht le plus grand du monde. Il appartient au propriétaire du club de foot de Chelsea. Il y a 9 ponts et 70 personnes qui travaillent à plein temps dessus. Je ne me rappelle plus le prix du plein d’essence mais, avec ça, tu peux acheter une maison !

Pour le coucher de soleil, c’est un peu raté car le ciel est voilé. Mais on profite malgré tout de ce moment paisible au pied des remparts de la belle Raguse. Et on passe encore devant le Buza bar.

Après 8 km en kayak, il reste encore 130 mètres de dénivelé positif pour retourner à l’appartement… On rentre crevés mais ravis de cette journée !

18 juillet – Pueblos sur la route de Taos et Santa Fe

Du Colorado au Nouveau-Mexique

Ce matin au réveil (6h30), la vue sur les dunes est magnifique avec le soleil levant qui projète des ombres sur le sable.

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1 heure après, les couleurs ne sont déjà plus les mêmes :

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Direction le Nouveau-Mexique

Le petit-déj est vite avalé : petits pains hawaïens avec Nutella dans la chambre. Nous avons hâte de prendre la route pour le Nouveau-Mexique. Notre premier arrêt dans cet Etat, nous le consacrons à un fleuve au nom mythique qui nous rappelle les westerns de notre enfance et une chanson : le Rio Grande. Vue depuis le Rio Grande Gorge Bridge :

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A 15 minutes de là, on arrive à Taos Pueblo.

Le village de Taos (Taos pueblo)

C’est un village traditionnel, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, dont les maisons appartiennent à des familles d’indiens natifs. Ils y viennent surtout pour les fêtes et cérémonies religieuses ; seules 150 personnes environ y habitent en permanence. Cela donne une impression de village-musée un peu figé et pas très vivant. Nous y sommes arrivés vers 10h15 et il n’y avait pas foule.

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Le cimetière et, au fond, les ruines de la chapelle St Jerôme (San Geronimo), détruite par l’armée américaine durant la guerre contre le Mexique.

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Il y a des fours en terre, tout ronds, devant les maisons. Les habitants y font cuire le pain, entre autres.

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Pour préserver un peu d’intimité et de tranquillité, les habitants imposent des zones interdites aux touristes. On peut le comprendre, ça doit être pénible de voir défiler des milliers de touristes devant ses fenêtres. Mais vu le prix qu’on paye, on aimerait pouvoir tout visiter…

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Toutes les maisons du pueblo sont construites en adobe : un mélange de paille et de boue séchée qui recouvre des briques de terre.

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Taos

Nous allons ensuite déjeuner à Taos. Une petite ville très agréable et mignonne qui a un côté européen avec ses allées fleuries, ses roses trémières, ses terrasses ombragées et… c’est tout ! Le reste fait plus penser au Mexique qu’à l’Europe !

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L’église San Francisco de Asis à Ranchos de Taos :

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Après la visite de l’église, un orage étant imminent, nous décidons de filer à Santa Fe pour découvrir notre hôtel pour les trois prochaines nuits. On a voulu se faire plaisir et, en plus, comme j’ai précisé que c’était notre anniversaire de mariage, nous avons été surclassés. Nous avons donc une très belle chambre avec cheminée (pas sûre qu’elle nous serve beaucoup mais c’est joli !). Les enfants ont profité de la piscine et Laurent et moi avons profité du Sherry offert à 16h !

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