Le parc national des lacs de Plitvice

Qui n’a jamais vu des photos de ces innombrables cascades se déversant dans des bassins d’un vert émeraude au milieu d’une végétation dense ? Plitvice est le parc national le plus connu, le plus grand et le plus visité de Croatie (1 million de visiteurs par an) mais aussi le plus ancien d’Europe du sud. Il est inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Son intérêt réside bien sûr dans les nombreuses chutes d’eau, ses 16 lacs séparés par des barrières de travertin, et également dans la forêt primaire de hêtres et de sapins qui leur sert d’écrin. Hormis les passerelles de bois qui permettent de visiter le parc, aucune intervention humaine n’y est tolérée et la baignade est fort heureusement interdite (on a quand même croisé un couillon en maillot avec sa serviette de bain !). On observe ici la nature dans son état sauvage et on en prend plein les yeux.

Depuis l’entrée 2, on prend un petit bateau pour traverser le lac Kozjac, le plus grand des lacs de Plitvice. Puis on décide de suivre plus ou moins l’itinéraire E, avec un peu du H, pour faire les lacs supérieurs. Ces lacs supérieurs sont entourés d’une forêt épaisse et le relief ici est peu marqué. Ça grimpe tranquille !

L’eau coule de partout, dévalant d’un lac à l’autre, et passant même sous les passerelles.

Le seul bémol c’est la foule. Il y a vraiment trop de monde et ça gâche un peu le plaisir. Il y a un quota de 5000 personnes par jour mais à certains endroits ça bouchonne. Et encore, il parait que parfois il faut attendre 2 heures pour acheter les tickets d’entrée ou pour prendre le bateau. J’avais réservé sur le site internet donc nous n’avons pas eu à faire la queue qui, en effet, était assez longue mais pas au point d’atteindre 2 heures d’attente. Visiblement personne ne sait qu’on peut aussi acheter les tickets en bas à l’entrée 2 (ce n’est indiqué nulle part) et là il n’y a presque pas d’attente.

Nous n’avons pas trop attendu non plus pour prendre le petit train ou les bateaux. A chaque fois nous sommes montés dans le premier qui arrivait. Donc ça aurait pu être pire niveau foule. J’imagine même pas…

Le phénomène naturel qui donne naissance à tous ces lacs et cascades est le même qu’au parc de Krka. Petite révision : l’eau de pluie, en cheminant à travers les fissures du sol, composé de calcaire et de dolomite, dissout la roche. Les sédiments se déposent sur les mousses et les algues, créant différentes formes karstiques, comme des grottes et des barrières de travertin. Ces barrières forment des barrages naturels, créant des cuvettes qui donnent naissance aux lacs et, par débordement ou infiltration, aux chutes d’eau.

Barrière de travertin
Tout ce qui est immergé est recouvert, petit à petit, par les sédiments. Les arbres deviennent pierre.

Au bout du dernier lac supérieur, nous prenons une sorte de petit train qui nous ramène à l’entrée 2. Après le pique-nique, nous longeons le lac Kozjac pour aller du côté des lacs inférieurs. Cette partie du parc est moins étendue, encaissée dans un canyon de falaises calcaires, et on est souvent à la queue leu leu !

Nous n’avons pas vu d’ours ni de loups qui peuplent les montagnes des alentours de Plitvice, mais un petit serpent.

C’est dans le Parc national des lacs de Plitvice qu’a éclaté le premier conflit de la guerre d’indépendance, en 1991. Des policiers serbes ont pris un bus de policiers croates en embuscade pour prendre le contrôle de la région. Et c’est ici aussi qu’a eu lieu le dernier affrontement, lors de l’opération Tempête lancée par les croates, qui a mis fin à la guerre en 1995. Un si joli lieu pour une si vilaine guerre.

Nous logeons à une dizaine de kilomètres du parc, dans un chalet rustique et mignon. Le propriétaire tient un restaurant sur la route des lacs et c’est sa maman qui nous accueille. Elle est adorable mais ne parle pas un mot d’anglais ! On communique comme on peut, avec les mains.

Pour fêter l’anniversaire de Léo, nous allons au resto du propriétaire, le bistro Vila Velebita. Le cochon à la broche est excellent et les enfants apprécient leur pizza.


Deuxième jour à Plitvice

Normalement nous aurions dû visiter le parc des lacs de Plitvice aujourd’hui alors que de la pluie était annoncée. Et la pluie est bien arrivée dans la nuit. Il pleut même très fort. Donc ce matin c’est grasse matinée, courses à Korenica et lessive.

La météo semble s’améliorer alors, après un repas pris dans notre chalet, je regarde sur Google Maps où on pourrait bien aller. Je repère une petite route qui mène à des hébergements, parallèle à la route principale qui longe les lacs. Potentiellement, on pourrait y trouver des points de vue sur les lacs. Hier on voyait des gens là-haut, sans comprendre par où ils étaient passés puisqu’on ne voyait pas d’accès dans le parc.

Bingo ! Je suis contente de moi. La route longe le canyon par le haut et de petits sentiers en sous-bois mènent à des belvédères.

En prenant de la hauteur, on distingue bien les différences de niveau entre les lacs et les chutes d’eau qui tombent d’un lac à l’autre.

Veliski slap, la plus haute cascade du parc
Le ruisseau qui donne naissance à Veliski slap

On voit même des chutes d’eau invisibles depuis les passerelles du parc et les vues d’ensemble sont absolument magnifiques !

Malgré le temps couvert cet après-midi, le bleu des lacs est toujours aussi… bleu. On est bien contents de notre découverte !

En rentrant au chalet, une belle surprise nous attend. La mamie nous a fait le plein d’eau dans la carafe (on aurait préféré du vin 😉 et elle a allumé un feu dans la cheminée. On apprécie vivement car il fait 15° dehors. On sort le Monopoly et l’apéro pour une belle soirée au coin du feu.

Le parc national de Krka

Allez, je suis sympa, je vous aide un peu sur la prononciation des noms croates. Krka se prononce plus ou moins keurka. Facile !

Aujourd’hui, j’avais prévu une journée cool avec plage le matin, piscine à l’hôtel et balade en fin de journée à Sibenik. Sauf que la météo n’est pas clémente avec nous et il devrait pleuvoir durant 2 jours alors que nous avons prévu de visiter les deux parcs nationaux les plus réputés de Croatie. Donc on avance le programme d’une journée et, après un petit-déjeuner sur la plage de Drvenik, on part découvrir le parc de Krka.

Pour tout vous dire, on galère un peu sur la route au niveau de Makarska. C’est complètement bouché et on perd 30 minutes dans les bouchons sous une averse. Lorsqu’on arrive à l’entrée du parc de Krka, il est presque 13h. On achète un hot-dog et je demande à la serveuse si la file d’attente en face est pour acheter les tickets pour entrer dans le parc… réponse positive de la serveuse qui ruine mes espoirs d’avoir le temps de visiter les différents sites, distants de plusieurs dizaines de kilomètres. Elle m’indique un guichet réservé aux tours-opérateurs en me disant que je peux tenter ma chance. C’est ce que je fais et ça marche ! La dame au guichet me dit qu’elle est dédiée aux agences de voyage mais qu’elle peut me vendre des billets si je veux. Ben un peu que je veux !!! Vue la queue au guichet grand public, je pense que j’ai récupéré les 30 minutes perdues à Makarska !

Krka est un parc national très étendu le long de la rivière éponyme. La zone la plus réputée et fréquentée est Skradinski buk. Comme il y a beaucoup de monde ce midi pour entrer à Skradinski buk, j’opte pour une stratégie qui consiste à aller d’abord au monastère de Krka, à 40 minutes de route, puis aux chutes de Roski slap, et enfin terminer par le plus spectaculaire à Skradinski buk où est notre hôtel. On espère ainsi éviter la foule.

On part donc avec nos hot-dog, après avoir bien remercié notre serveuse. Je vous met une petite carte du parc pour illustrer notre parcours (lieux entourés en rouge).

Les abords du parc ne sont pas très engageants. Les villages sont tristes, beaucoup de maisons sont abandonnées, certaines portent des impacts de balles, d’autres sont habitées mais brutes de parpaings ou de briques. Seul le village de Skradin est mignon.

Première étape : le monastère de Krka

D’après le guide du Routard, ce monastère orthodoxe serbe du XIVe siècle est l’un des plus beaux de Croatie. Allons vérifier cela…

Je suis bien incapable de vous faire un laïus sur tous les conflits qui se sont déroulés ici mais je sais que la rivière Krka a, de tout temps, été une ligne de démarcation naturelle et une zone de résistance où se sont affrontés romains, byzantins, ottomans et vénitiens, puis orthodoxes, catholiques et musulmans. En témoignent les nombreux vestiges de forteresses médiévales qui subsistent sur les falaises. Le monastère de Krka a fait l’objet de nombreux conflits et a été détruit à plusieurs reprises. Difficile à croire tellement la vie semble s’écouler paisiblement aujourd’hui dans ce lieu de recueillement entouré de vignes.

A notre arrivée, une guide du parc national nous propose une visite guidée comprise avec nos billets. La visite est en anglais et nous ne comprenons pas tout à l’histoire du monastère. Nous visitons d’abord l’église de style byzantin, puis les catacombes romaines situées juste en-dessous. L’église du XIVe ayant été ruinée par les Turcs, les bâtiments actuels datent des XVIII et XIXe siècles.

Quatre moines et deux étudiants occupent le monastère. Les étudiants ont entre 16 et 20 ans. Ils vont ensuite à l’université et, pour devenir prêtre, ils doivent se marier.

Nous repartons en direction de Roski slap en faisant un arrêt pour voir le monastère dans son bel environnement, dominant la rivière Krka.

Deuxième étape : Roski slap

Nous reprenons la route pour une trentaine de minutes afin d’explorer le secteur de Roski slap. On y découvre 12 mini chutes d’eau successives dues à la formation de travertin, enserrées dans une gorge profonde.

Un escalier de 517 marches permet d’atteindre la grotte préhistorique d’Ozidjana Pecina située en haut de la montagne et, accessoirement, d’avoir une vue plongeante sur les chutes dont on mesure mal l’étendue lorsqu’on est au ras de l’eau, du fait de leur petite hauteur. Nous n’allons pas jusqu’à la grotte et, du haut des 455 marches montées, on a déjà une belle vue d’ensemble.

Je dois avouer que, même d’en haut, on ne distingue pas vraiment les 12 chutes noyées dans la végétation. Mais la vue sur la rivière est jolie.

La grande chute de Roski slap n’est pas très fournie à cette époque de l’année et on ne peut l’approcher qu’en bateau. On la voit à peine sur ma photo :

On passe devant les anciens moulins occupés par des restaurants et boutiques de souvenirs.

Bon, Roski slap ne m’a pas enthousiasmée. C’est mignon mais pas transcendant.

Troisième étape : Skradinski buk

C’est l’endroit le plus visité du parc de Krka. On l’a gardé pour la fin en espérant être plus tranquilles et je crois que le pari est gagné, même si nous ne sommes pas seuls. Un chemin de 3 km permet d’accéder au parc mais nous prenons l’option navette.

Les chemins en bois ondulent le long de la rivière et des petits lacs formés par les barrières de travertin, c’est charmant, l’eau coule de tous les côtés. De près ou de loin, les cascades s’entendent et se découvrent à travers la végétation.

Là on peut clairement voir ce qu’est une barrière de travertin. L’eau de pluie chemine dans la roche calcaire, entraînant avec elle des sédiments qui se déposent sur les algues et la mousse. Au bout d’un certain temps, cela forme une barrière qui donne naissance à un lac et à une chute d’eau tout du long.

Un Martin pêcheur pas craintif

Le clou de la visite sont ces spectaculaires chutes d’eau :

Depuis le 1er janvier 2021, il est interdit de se baigner au pied des cascades et c’est tant mieux ! Tant mieux pour l’environnement surtout et aussi pour les photos qui ne sont plus gâchées par tous les touristes en maillot !

Avant

Fatigués de notre journée, nous apprécions de loger à l’hôtel situé juste à l’entrée du parc. Une bonne nuit nous fera du bien car, entre le vent qui nous a empêchés de dormir à Dubrovnik et l’orage la nuit dernière, on a grand besoin de dormir !

Everglades National Park

Le petit-déjeuner est servi autour de la piscine de notre hôtel. C’est plutôt une bonne manière de commencer la journée du bon pied.

On retourne dans le centre de Naples pour aller sur le pier en bois qui avance en mer. De là, il est fréquent de voir des dauphins. Malheureusement, on ne peut aller que jusqu’à la moitié du pier car le bout est fermé pour cause de travaux de réfection et consolidation suite à l’ouragan Irma. On arrive tout de même à voir plusieurs dauphins.

Puis nous mettons le cap plein est, en empruntant le Tamiami trail, vers le parc national des Everglades. Il s’agit d’un vaste marécage subtropical inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco et qui occupe une grande partie du sud de la Floride. Les Everglades sont alimentés par les eaux de la rivière Kissimmee et du lac Okeechobee au sud d’Orlando. Ce parc abrite un nombre incalculable d’animaux : oiseaux, poissons, reptiles, panthères, lamantins, etc. Les alligators y sont très présents et sont un peu la mascotte du parc !

On commence notre découverte par un tour en airboat, ou aéroglisseur en français. Ça fait beaucoup de bruit, ça passe partout, ça va vite, très vite, ça décoiffe, ça dérape, ça éclabousse… C’est très fun ! On adore ! Par contre, quand ça éclabousse, c’est de l’eau marron et même presque noire qui gicle. J’ai bien fait de mettre un tee-shirt blanc aujourd’hui 😕

Vous avez vu l’alligator juste devant l’airboat ?

On a choisi la compagnie Corey Billie’s qui propose des petits airboats et de jolis paysages, notamment des paysages de mangrove qui nous semblent plus intéressants que les plaines herbeuses à l’est du parc. Un bon choix ! Le guide est sympa et la balade l’est tout autant. Avant de partir, j’avais lu des commentaires disant qu’on ne voyait pas ou peu d’alligators lors des sorties en airboat. Nous devons être chanceux car nous en avons vu plusieurs.

Un jeune alligator

Un gros juste devant l’aiboat durant la balade

Et là encore un qui rode juste au dessus du genou de notre capitaine/guide

L’airboat comme si vous y étiez :

Les enfants ont eu la possibilité de prendre dans leurs bras des petits alligators. Un premier qui avait 14 mois et cette jeune fille de 2 ans. Déjà une belle bête ! Léo a relevé le défi.

Axel n’était pas très chaud pour en toucher un !

Sur la route, voici le bureau de poste d’Ochopee, le plus petit des Etats-Unis :

Airboat et alligators sont indissociables des Everglades… mais auriez-vous pensé qu’on puisse aussi y trouver des vélos ? On en a loué pour visiter une partie du parc nommée Shark Valley. C’est un sentier qui longe un grand fossé peuplé de hérons, aigrettes, vautours, tortues… et alligators (et peut-être d’autres bêtes que nous n’avons pas vues). Il existe aussi des tours en tram ouvert mais on aime bien se faire peur et s’arrêter où on veut quand on veut, alors à vélo c’est mieux.

Sauf qu’en l’occurrence les vélos sont lourds et qu’il faut rétropédaler pour freiner. Déjà que c’est une gageure de pédaler sous 31° avec le vent de face, ça complexifie l’exercice ! J’ai un peu de mal à m’arrêter en douceur et à repartir car je ne peux pas mettre la pédale en haut comme je veux. Les garçons ont l’air de mieux s’en sortir que moi.

A un moment, Axel aperçoit un tout petit bébé alligator dans l’herbe. On fait demi-tour avec Léo pour aller voir mais comme je maîtrise mal ma monture, je m’arrête aussi brutalement que bruyamment et fais fuir le bébé qui saute dans l’eau avant que Laurent ait pu prendre une photo. Mince !

Sur le chemin du retour, on s’arrête pour observer cette fois un gros alligator à moitié immergé. Je vois des bébés sous un arbre derrière lui donc on s’éternise un peu pour les regarder. Des poissons sautent dans l’eau devant le nez du gros alligator. Je me dis que ça va finir par l’agacer le pépère… et pas manqué, soudainement il fait un bond et saute dans l’eau avec une rapidité qu’on n’aurait pas soupçonnée pour choper les poissons ! Léo et Axel font un bond d’un mètre en arrière et avouent avoir eu très peur !

Après 2h30 de balade, nous rendons nos vélos de compétition et reprenons la route. Pas mal de bouchons nous retardent. Il y a des travaux pour surélever les voies afin de détruire la route sur laquelle nous passons, qui empêche l’eau des rivières et lacs plus au nord d’arriver dans les Everglades.

Nous passons la nuit à Florida City. Rien d’exaltant ici mais une étape stratégiquement placée pour terminer demain la visite des Everglades avant d’entamer la descente vers le point le plus au sud des USA !

Plus les heures passent, plus on rougit. Pourtant on a mis plusieurs fois de la crème solaire mais le soleil d’aujourd’hui nous a cuit !

D’Etosha à Otjiwarongo

Comme nous ne pouvons pas retourner dans le parc d’Etosha (snif !), nous profitons de notre lodge qui est vraiment très bien. On est loin de la rusticité d’Ameib Ranch !

Des antilopes se baladent sur les pelouses et des mangoustes rayées creusent un terrier dans le sable en face de notre chambre. On voit même un dik-dik de Damara mais cette petite antilope (la plus petite du monde) est très craintive et s’enfuit avant qu’on ait le temps d’attraper un appareil photo.

Comme on a du temps avant de rejoindre Otjiwarongo, nous décidons de faire un détour pour voir la plus grande météorite du monde : la météorite d’Hoba. Côté mensurations, elle mesure 3 mètres de large sur 1 mètre de haut, elle pèse 60 tonnes et est composée à plus de 80% de fer et 16% de nickel. Elle est tombée en Namibie il y a 80 000 ans et date d’environ quatre milliards d’années.

On a mis Axel devant pour l’échelle. Vous constaterez au passage qu’il a toujours autant de mal à assortir les couleurs de ses vêtements 😉 :

C’est assez bizarre car un camping a été aménagé tout autour de la météorite. On voit des barbecues un peu partout. Nous profitons de la pelouse aménagée de tables et chaises pour pique-niquer.

Sur la route, nous rencontrons plusieurs barrages de police. Nous sommes dimanche et il y a beaucoup de circulation mais les files d’attente ne sont pas trop longues. L’un des policiers semble étonné et demande à Laurent son âge sur la photo de son permis. Il est mort de rire en voyant la tête qu’il avait à 18 ans 🙂

En arrivant à Otjiwarongo, nous sommes chaleureusement accueillis par Anne et Pascal qui tiennent Hadassa Guesthouse depuis un an. Nous allons passer deux nuits ici et sommes ravis de pouvoir échanger avec eux sur ce fabuleux pays. Les garçons s’amusent avec les deux chats de la maison qui sont trop craquants et super joueurs.

Nous dinons au restaurant Casa Forno. Les portions sont très copieuses et le prix très doux !

Le Roi Lion à Etosha, suite et fin

Ce matin, en faisant le check-out à la réception, je jette un oeil au cahier dans lequel les gens peuvent inscrire ce qu’ils ont vu comme animaux notables (genre y’a pas les antilopes ni les zèbres ni les girafes !) et où ils les ont vus. Je découvre alors avec stupéfaction qu’un lion a été vu hier à 7h15 au point d’eau de Goas. Mais on y est allé à Goas hier et il n’y avait pas une seule voiture et peu d’animaux ! Étrange…

Comme de toute façon c’est sur notre route puisque nous devons rejoindre Namutoni, on y va. Un lion peut rester assez longtemps au même endroit s’il a mangé alors on croise les doigts.

En arrivant à Goas, nous comprenons qu’hier nous ne sommes pas allés assez loin. Le chemin contourne le point d’eau qui est en deux parties et nous nous sommes arrêtés au premier parking. Grossière erreur !

On voit plusieurs voitures face aux arbres derrière le point d’eau. Bon, a priori, le lion est toujours là. Reste plus qu’à se trouver une place entre les autres voitures. On arrive à se faufiler et là… Wahou !!!!!!! Un beau mâle avec une énorme crinière se prélasse sous un arbre. On a trouvé notre Roi lion ! Du coup, on passe la matinée à guetter le moindre de ses mouvements et le moins qu’on puisse dire c’est que ça dort beaucoup un lion !!!!! Il n’y a que quand un couple de chacals approche un peu trop près ou qu’un oiseau, genre grosse pie, vient grappiller un bout de son repas qu’il daigne se lever.

On le distingue mal à gauche sur la dernière photo mais, en réalité, notre lion veille sur une proie qu’il a dû chasser avec ses acolytes qu’on aperçoit plus loin. Ils sont partiellement masqués par des branches mais on voit bien la crinière d’un jeune mâle et la tête d’une lionne. Trop loin cependant et trop à l’ombre pour prendre des photos correctes. Quant à la proie, on hésite entre un éléphanteau et un rhino : c’est gris, c’est gros mais on ne voit pas la tête.

Nos voisins de voiture nous donnent un indice et nous font bien rire au passage ! Ils nous disent qu’hier, ils ont vu le lion au même endroit et qu’il faisait la sieste avec un rhino. On leur répond : la sieste ? vous êtes sûrs ??? Il y a bien toujours un gros truc gris couché à côté de lui mais il a l’air un peu mort, non ? Si regardez, on voit les tripes qui sortent…
On n’est pas chez Walt Disney là, à Etosha, les lions ils les bouffent les rhino, ils ne s’en font pas des copains !

Pendant ce temps, trois gros éléphants sont arrivés derrière nous et prennent un bain.

Le bain des éléphants à Etosha from Virginie MORIN on Vimeo.

Bon, c’est bien beau tout ça mais on doit avancer un peu si veut rejoindre Namutoni Gate avant la nuit. Et nos adorables voisins de voiture nous ont dit d’aller au point d’eau de Kalkheuwel car ils y ont vu plein d’éléphants. Cette fois, on veut bien les croire 😉

Et en effet, il y a un grand troupeau d’une vingtaine de pachydermes. Des petits qui jouent, un bébé qui tète sa mère, des jeunes qui testent leur virilité en faisant mine de charger sur les voitures et sur les girafes, des mâles immenses qui surveillent tout ce petit monde… C’est un véritable spectacle à la fois drôle, captivant et émouvant. Les garçons se marrent car, le bébé étant toujours derrière sa mère, à un moment elle lui fait caca sur la tête (on le voit sur les 3e et 4e photos). Pauvre chou !

Un bel oiseau multicolore en route : le rollier.

Et aussi le Zazu du Roi Lion, un calao à bec jaune. Remarquez au passage les épines monstrueuses des acacias. Je ne sais pas comment font les girafes pour réussir à manger les feuilles sans se piquer la langue !

Au point d’eau de Chudob, j’arrive enfin à voir une girafe en train de boire. Elles sont trop marrantes quand elles écartent les pattes pour pouvoir atteindre l’eau. Etre grande, c’est bien pour manger les acacias mais pas hyper pratique pour boire au ras du sol !

Vous avez vu Pumbaa, le phacochère ?

La girafe du fond chope un truc par terre et le garde dans sa bouche. On dirait qu’elle fume une cigarette ! En fait, les girafes sucent des os qu’elles trouvent au sol ; ça leur apporte du calcium. Beurk !

C’est alors qu’on aperçoit un éléphant solitaire – un grand mâle – qui sort d’un bosquet. Il se dirige vers le point d’eau mais s’arrête à mi-chemin puis bifurque vers le parking. Tout en continuant à observer les girafes, on garde un oeil sur lui. Il s’approche au bord du parking où sont stationnées deux voitures. Tout à coup, il s’énerve après elles en barrissant. La démonstration d’autorité est suffisamment convaincante pour que les deux véhicules prennent la poudre d’escampette ! Impressionnant ! Avec ses grandes oreilles et sa stature, l’éléphant d’Afrique en impose vraiment.

Éléphant en colère à Etosha from Virginie MORIN on Vimeo.

On termine notre visite d’Etosha en faisant le tour du Fisher Pan où nous croisons encore deux gros éléphants, dont un qui traverse la piste devant nous, des girafes, des gnous et deux rolliers.

On doit sortir du parc pour rejoindre notre lodge de ce soir. Je me prend la tête avec la ranger à la sortie du parc car je pensais pouvoir retourner dans le parc demain matin mais elle m’affirme que si on sort, il faudra repayer pour entrer à nouveau. Pourtant, nous sommes le 22 juillet et j’ai payé le 20 juillet à 11h15 un permis pour 3 jours (3 x 24h), donc censé être valable jusqu’au 23 à 11h14 ! Oui mais comme on sort, le permis n’est plus valable ! Ça m’énerve parce que j’ai bien précisé à la nana peu aimable qui m’a fait payer à Okaukuejo que nous passions la 3ème nuit à l’extérieur du parc. Alors pourquoi m’a t’elle fait payer pour 3 jours ?!?! Finalement ça ne m’étonne pas plus que ça car elle ne m’écoutait qu’à moitié, se retournant sans arrêt pour parler avec sa collègue. Les salariés du NWR sont les seules personnes désagréables auxquelles nous avons été confrontés jusqu’à présent.

Heureusement, notre lodge pour la nuit, le Mokuti Etosha Lodge, est top. Super beau et le buffet du dîner est énorme et très varié. On se régale. Et ici le personnel est très avenant.