Walvis Bay en rose et gris

Le rose des flamants, le gris des otaries et le bleu du ciel… Les couleurs douces de Walvis Bay.

Réveil à 6h15. On a assez mal dormi tellement il faisait froid dans notre chambre. Connaissent pas le chauffage ici ?!?!? En fait ils ne craignent pas le froid car le patron de la guesthouse est en short et chemisette alors qu’il ne fait que 6° !!!

Léo se lève, il va beaucoup mieux.

On prend un rapide petit-déjeuner et on file vers Walvis Bay, sous le soleil. Je suis surprise du temps dégagé que nous avons car, très souvent, la côte Atlantique est dans le brouillard jusqu’en début d’après-midi. Le courant froid du Benguela – qui longe la côte africaine de l’Antarctique vers le nord – refroidit la surface de l’océan et le contraste avec la chaleur qu’il fait dans les terres provoque du brouillard (le même phénomène qu’à San Francisco). Mais apparemment pas aujourd’hui et c’est tant mieux !

Nous nous rendons à l’heure du rendez-vous chez Pelican point kayaking, puis nous partons en 4×4 avec notre guide, Naude, vers Pelican Point en longeant la plage puis les salines. Walvis Bay est un important port industriel et de pêche. Le sel et les conserveries fournissent du travail à beaucoup de namibiens et attire également les Angolais, Zambiens et Botswanais. Malgré son caractère industriel, on trouve la ville plutôt jolie et agréable. Les flamants rose envahissent les plages, les pélicans survolent les salines et les otaries forment des masses grises et mouvantes sur le sable.

Après avoir passé les salines, la piste devient plus technique puisqu’il faut rouler dans du sable assez profond. Ça passe à l’aise pour le 4×4 et la remorque pleine de kayaks.

A Pelican Point, juste après le phare, on aperçoit des tas d’otaries au bord de l’eau. La colonie compte plus de 60 000 bêtes ! La cacophonie et une vague odeur nauséabonde règnent ici.

Les chacals creusent des terriers dans le sable et scrutent la plage pour tenter de choper un bébé otarie à manger.

Après avoir enfilé nos tenues waterproof, Naude nous invite à monter dans les kayaks et à aller librement à la rencontre des otaries. Léo et moi faisons équipe ; Laurent et Axel montent ensemble. Pendant 2 heures, nous faisons la course avec elles pour les faire sauter et jouons avec elles. Elles mordent dans les rames. L’une d’elles tente de monter dans notre kayak et mord mon anorak pour me tirer ! Elles sont craquantes avec leurs gros yeux et leur joli museau.

Naude va d’un kayak à l’autre pour prendre des photos. Il nous a envoyé le lien pour les télécharger, c’est chouette, ça fait un super souvenir !

Tout ce qui est gris foncé sur la plage derrière nous, ce sont des otaries.

Ce qui est marrant aussi, c’est quand tout un groupe dévale la plage pour se mettre à l’eau. Leur allure et leurs cris sont trop drôles.

On remonte les kayaks pour prendre un petit-déj sur la plage. On en profite pour faire sécher nos fesses car les pantalons prêtés par Naude ne sont pas si waterproof que ça !

On récupère notre voiture sur le parking du front de mer. Le matin, nous avions convenu avec un un gars qu’il garde un œil dessus. C’est comme ça ici : la voiture doit être surveillée même s’il n’y a pas vraiment de risque en journée. Ça crée des petits boulots et ça rassure les touristes. Avant qu’on aille faire du kayak, on s’est présentés et il m’a dit : « you will have a look at my nuts !», ce à quoi j’ai répondu « ok, je regarderai tes noix… sans trop comprendre ». C’est sur le trajet vers Pelican point que j’ai eu un éclair de lucidité et que je me suis souvenu de ce que j’avais lu sur les forums : ils demandent les prénoms pour graver des noix de makalani et nous les vendre ensuite. Comme il y a ton prénom dessus, tu ne peux pas trop refuser car il aurait du mal à les fourguer à quelqu’un d’autre !

Les enfants étaient tellement contents d’avoir leur noix que j’ai forcément cédé et acheté les quatre noix.

Après avoir fait le plein d’essence, on prend la direction de l’Erongo. C’est une région montagneuse située entre Windhoek et le Damaraland où nous irons ensuite. En 2h15, nous arrivons sur la propriété d’Ameib Ranch, où nous sommes accueillis par un groupe de girafes et par des springboks. Sympa !

Il y a plusieurs balades à faire sur la propriété. Le patron m’explique l’objectif et l’environnement de chacune d’entre elles. Comme l’endroit est très rocheux, je lui demande s’il n’y a pas trop de risque de rencontrer des serpents ou des scorpions. Il se fout de ma gu m’explique gentiment qu’ils sont là puisque nous sommes dans le bush mais que nous avons peu de chance d’en voir. Il me met même au défi d’en prendre un en photo si on croise un serpent et de lui montrer. Ça a le mérite de me rassurer…

L’heure est bien choisie pour aller se balader du côté d’Elephant’s head. Sur le chemin, nous croisons encore des girafes. Avec le soleil qui décline, le granite rose prend de jolies couleurs chaudes. Le sommet d’Elephant’s head offre une vue panoramique sur la savane. Le coucher de soleil est magnifique.

Vous voyez la tête d’éléphant ?

Et là, vous la voyez mieux ?

Les chambres sont rustiques, pour ne pas dire rudimentaires… Et je ne vous parle même pas de la salle d’eau, on se croirait dans une chambre de moine 😉 (d’ailleurs je crois bien que c’est une ancienne mission… ça explique tout). On verra plus tard pour le confort !

Notre salle de bain à Ameib Ranch

En revanche, l’accueil du patron est aimable, franc et convivial. On plaisante un peu avec lui sur la différence de remplissage entre un verre de vin en France (un tiers du verre) et un verre de vin en Namibie (jusqu’au bord !), avant de dîner sous un chouette boma. Comme tous les soirs, l’entrée est constituée d’une soupe de légumes, puis du springbok et de l’oryx panné. C’est très bon.

De Rostock Ritz à Swakopmund

Pour cette journée, nous avions envisagé deux options :

  • En mode vacances pépère : prendre notre temps au Rostock Ritz Desert Lodge et rejoindre Swakopmund par la piste principale (la C14, qui a la réputation d’être longue et monotone) pour faire un peu de shopping et profiter du bord de mer.
  • En mode baroudeur : rallier Swakopmund en passant par les petites pistes non numérotées au nord de la C14 pour faire une rando vers le Blutkuppe et peut-être croiser davantage d’animaux.

Mais ces pistes nécessitent d’avoir un permis et, comme une cruche, j’ai oublié de l’acheter au bureau du NWR avant de quitter Sesriem hier. Donc, changement de programme, on profite des sentiers de randonnées sur la propriété du Rostock Ritz. Autant vous dire que ce n’est pas mal du tout et qu’on se console vite. On voit notre « bungalow-yourte-igloo » depuis la plaine.

D’un coup, on se demande quelles sont ces bêtes qu’on aperçoit dans la plaine. Oh surprise, c’est un troupeau de zèbres ! Ils nous ont repérés et s’éloignent doucement au fur et à mesure qu’on avance mais on peut quand même bien les voir. On est heureux, ce sont les premiers zèbres que l’on voit.

Il y a également plein de criquets énormes (5 à 7 cm, sans exagérer) :

Vers 11 heures, nous prenons la route pour rejoindre Swakopmund, la deuxième ville de Namibie après Windhoek, située au bord de l’Atlantique.

La C19 est en mauvais état sur les 2 tiers du trajet, de la tôle ondulée qui nous brasse et finit par donner des maux de tête et de cervicales. On passe le Tropique du Capricorne, puis de jolis paysages vers Gaub pass et Kuiseb canyon.

Après ça, le paysage devient inintéressant, aride, plat et monotone. Et pas la queue d’un animal non plus !

On s’arrête manger à Walvis Bay, et là c’est le choc ! Ça caille à mort ici !!! Il ne fait que 16° avec un vent à décorner un bœuf !

On déjeune au Raft, un resto sur pilotis sur la plage, puis on file vers Swakopmund. Sur la route, le vent fort balaye le sable. On traverse une tempête de sable !

Tempête de sable à Swakopmund from Virginie MORIN on Vimeo.

On fait quelques courses au supermarché d’à côté et ce soir, on grignote juste dans notre chambre à Sea Breeze Guesthouse car on a déjeuné tard et en plus Léo est malade ! Génial 🙁

Demain, nous sommes censés nous lever tôt pour faire une sortie en kayak à Walvis Bay. On croise les doigts pour que le Vogalène fasse effet et qu’il aille mieux. Lui qui attendait tant après cette activité pour pagayer parmi les otaries…

Victoria

Ce matin, c’est grasse matinée réclamée par les enfants. Levés à 9h30 !

On déjeune vite fait dans la chambre et on part vers Fisherman’s wharf, un quartier constitué de quelques pontons auxquels sont amarrées des maisons flottantes. Toutes en bois et peintes de couleurs différentes, elles ressemblent à des maisons de poupées !

En chemin, on s’arrête à un point de vue sur Fisherman’s wharf et je vois quelque chose bouger du coin de l’oeil. C’est une famille de loutres de mer qui s’apprête à aller se baigner.

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Les loutres du Pacifique from Famille MORIN on Vimeo.

(la vidéo est d’Axel).
On les observe un moment. Les deux petites sont trop mignonnes, elles n’arrêtent pas de grimper sur leur mère en nageant. Elles passent leur temps entre les rochers et les pontons du Fisherman’s wharf sous lesquels elles se cachent.

Victoria, Fisherman's wharf, British columbia
Victoria, Fisherman's wharf, British columbia
Victoria, Fisherman's wharf, British columbia
Victoria, Fisherman's wharf, British columbia
Victoria, Fisherman's wharf, British columbia
Victoria, Fisherman's wharf, British columbia
Victoria, Fisherman's wharf, British columbia

Il y a plusieurs petits restaurants de plein air sur les pontons, regroupés au même endroit. On s’installe librement sur des tables à partager et on prend à manger où on veut, façon food court. Pour Laurent et moi, c’est fish and chips chez Barb’s place (classé parmi les 10 meilleurs restos de poisson en plein air de la côte ouest américaine), pour Léo un hot-dog et pour Axel des chicken fingers (comme presque tous les jours ! bonjour le régime varié !). Et pour faire couler tout ça, Mountain Dew et Pepsi !

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Pour retourner vers le port de Victoria, nous prenons un water taxi. Ce sont de minuscules bateaux en bois qui font des sauts de puce dans le port. Pratique et sympa.

Victoria, Fisherman's wharf, British columbia
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Ce matin, nous avons réservé une visite guidée « spéciale familles » du parlement de la Colombie Britannique. A 14h20, nous nous présentons donc à l’entrée. La visite est plus courte que les autres et la guide s’adresse essentiellement aux enfants. Sur le principe c’est bien mais les nôtres ne comprennent pas grand chose, il faut tout leur traduire ! Mais au fait, pourquoi le Parlement est-il à Victoria et non à Vancouver, ce qui semblerait plus logique compte tenu de la taille de la ville et sa population…???

Nous reprenons ensuite la voiture pour se balader le long de la côte. On voit les États-Unis à 130 km d’ici. La route longe des quartiers chics avec de belles maisons et des cerfs mulets qui se baladent.

Victoria, British Columbia

Après cela, on propose aux garçons de faire une pause piscine à l’hôtel pour se rafraîchir (il fait encore très chaud), puis nous retournons faire un tour en soirée et dîner, comme hier soir, chez Milestones qui offre une vue imprenable sur le port, l’Empress hotel et le parlement qui brille de mille feux.

Victoria, British Columbia
Victoria, British Columbia
Victoria, British Columbia

Demain, nous reprenons le ferry pour retourner à Vancouver, dernière étape du voyage.

Le Pacific Rim et Tofino

Nous continuons la découverte du parc de Pacific Rim en allant un peu plus vers le nord, du côté de Tofino. Ce village est plus touristique qu’Ucluelet. Il y a plus d’hébergements de vacances et de boutiques. L’ambiance est très bohème, voire carrément roots. Ici, on vit au rythme des marées en pratiquant le surf, la pêche au saumon et au flétan, la balade sur les plages, des sorties en bateau ou en hydravion.

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Encore une fois, nous parcourons la forêt humide, ses passerelles, et des plages sauvages et magnifiques où les aigles pêchent leur repas. De la plage Combers, on entend les lions de mer qui se prélassent sur l’îlot en face.

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Sur cette photo, ce n’est pas de la brume mais les embruns portés par le vent :

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Malgré le vent, il fait chaud ! Laurent décide donc de gouter l’eau du Pacifique sur Chesterman beach… dans un grand effort, il réussit à entrer dans l’eau jusqu’aux mollets. Au-delà c’est trop dur !!

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Une pause bronzette et on repart vers la baie Schooner et son îlot que l’on peut atteindre à marée basse. On fait le tour de l’îlot en escaladant les rochers mais en faisant bien attention à ne pas écraser les coquillages, nombreuses anémones de mer et étoiles de mer qui peuplent les cuvettes d’eau.

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Pour y accéder, on traverse de nouveau la forêt humide sur des passerelles en bois :

Pacific rim

Ce soir, le ciel nous offre de belles couleur et des reflets très photogéniques dans le port d’Ucluelet, sans quitter notre balcon !

Ucluelet

Dans les brumes du Pacific Rim

J’imaginais que nous serions enveloppés dans une brume venue de l’Océan Pacifique au petit matin… mais non. Tout juste un banc de brume élevé qui se dissipe le temps de prendre le petit déjeuner face au port. Que c’est agréable…

Ucluelet

Ce matin, nous décidons de rester à Ucluelet pour parcourir une partie du Wild Pacific Trail. Un chemin de randonnée qui longe la côte et offre des vues spectaculaires sur le Pacifique, les vagues qui se fracassent sur les rochers, le phare d’Ucluelet et les îlots des alentours. On marche au rythme de la corne de brume et des cris des bald eagles, ces aigles à têtes blanche qui sont le symbole des Etats-Unis (mais on n’en a jamais vu autant qu’au Canada !).

Ucluelet
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On déjeune rapidement à l’appartement, puis nous commençons à explorer le parc de Pacific Rim, entre Ucluelet et Tofino. C’est l’endroit le plus à l’ouest du Canada. Un endroit sauvage à souhait, entre plages immenses jonchées de bois flotté et forêt humide (rain forest).

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De la plage de Wickaninnish part un sentier pour rejoindre la baie Florencia. On parcourt les 5 km sur des passerelles sur pilotis et escaliers en bois. Au départ, j’avais prévu une autre balade vers la baie Halfmoon mais un ours y a été vu ce matin… pas envie de se retrouver nez à nez sur la plage avec un ours brun alors on change nos plans !

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L’accès à la plage Florencia est assez épique : en bas des escaliers, des troncs d’arbres flottés se sont accumulés et il faut les escalader.

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Tous ces escaliers, l’enchainement des balades, l’air vivifiant et le soleil nous fatiguent ! Les enfants dorment bien le soir 😉

De retour à l’appartement, on a encore eu droit à une petite visite sous notre balcon, un joli cerf de Virginie :

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Ucluelet

Décidément, on ne se lasse pas de la vue !