Snorkeling et doigts de pieds en éventail aux Gili

A 8h30, notre guide nous attend à la réception de l’hôtel. Nous allons essayer et choisir nos palmes, puis nous roulons jusqu’à Sekotong, au sud-ouest de Lombok, où nous attend le prahu qui va nous permettre de voguer d’île en île.

Au programme aujourd’hui : Gili Nanggu, Gili Sudak et Gili Bedis, trois minis îles de rêve.

L’arrivée en bateau à Gili Nanggu nous fait bouillir d’impatience. Nous n’avons qu’une envie : nous jeter dans cette eau bleue et chaude pour voir la vie sous-marine. Ce que nous ne tardons pas à faire à peine un pied posé sur l’île. Le sable est si fin qu’on dirait de la farine ! Nous n’avons encore jamais vu un sable comme ça. Il est super doux. Et l’eau est si chaude qu’on y entre aussi facilement que dans sa baignoire !

Gill Nanggu, Lombok, Indonésie

Notre prahu :

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Gili Nanggu, Lombok, Indonésie Gili Nanggu, Lombok, Indonésie

L’eau est cristalline et chaude, les enfants se régalent ! Et ils ne sont pas les seuls !

Gili Nanggu, Lombok, Indonésie

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Les coraux sont intacts car la pêche à la dynamite a été peu pratiquée ici, contrairement aux Gilis situées plus au nord (Trawangan, Meno et Air). Une multitude de poissons tropicaux évolue sous nos yeux. On se croirait plongé dans le bassin tropical de l’aquarium de La Rochelle 🙂 Des rayés jaune et noir, des petits bleu vif, des multicolores, des étoiles de mer bleues, des éponges, des coraux blancs, bleus, roses… C’est tellement beau, on en prend plein les yeux !

Vers midi, nous partons pour la seconde île, Gili Sudak, où nous mangeons un excellent poisson grillé, face à l’océan indien, les pieds enfoncés dans le sable blanc, à l’ombre d’un arbre. Le serveur ne parle pas trop anglais, il a du mal à nous comprendre et à nous expliquer qu’il n’y a plus ni Coca ni poulet. Aïe mais comment va faire Axel alors ??? c’est son repas de base depuis qu’on est arrivés en Indonésie. Malgré tout il est agréable et souriant. Je crois que moi aussi j’aurais le sourire tous les jours si je bossais sur cette île de rêve ! Quoique ça manque un peu de magasins et d’animation quand même…

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Gili Sudak, Lombok, Indonésie Gili Sudak, Lombok, Indonésie

Juste en face de Gili Sudak, c’est le coin des étoiles de mer. On peut en voir des dizaines juste autour du bateau.

Gili Sudak, Lombok, Indonésie

Nous terminons notre tour par une micro île : Gili Bedis. Bon courage pour la trouver sur une carte ! Elle doit faire 50 mètres de large à tout casser ! Nous remettons nos masques Easybreath achetés chez Décathlon (pas très sexy mais super pratique avec le tuba intégré et la possibilité de respirer naturellement par le nez !) et les palmes pour une nouvelle exploration. J’aime moins ce spot que celui de ce matin car il y a beaucoup moins de profondeur et je trouve qu’on est trop près du fond. Les algues me chatouillent le ventre et je déteste ça !!! Et puis j’ai peur de m’écorcher les genoux sur les coraux. Bref, je fais ma difficile et sors de l’eau au bout de 10 minutes pour aller me prélasser sur la plage (pas très propre…).

Gili Bedis, Lombok, Indonésie Gili Bedis, Lombok, Indonésie

IMG_4914_DxOstandard Gili Bedis, Lombok, Indonésie

Les indonésiens ont planté des arbres dans la mer pour limiter l’érosion et se protéger d’un nouveau tsunami. On voit donc par endroits des mangroves artificielles.

Lombok, Indonésie

De retour à Sekotong, nous nous rendons compte que nous avons un peu rougi ! Le soleil, aidé par la mer, a eu raison de nos peaux blanches. Ma crème solaire n’a pas suffisamment protégé notre dos et l’arrière des jambes durant nos séances de snorkeling. Léo est rouge derrière, blanc devant. Laurent a la trace des doigts d’Axel qui n’a pas étalé la crème uniformément dans son dos 🙂

Avant d’arriver à Senggigi, nous faisons un bref arrêt au temple Batu Bolong qui offre une jolie vue sur le soleil couchant. Le timing est parfait !

Senggigi, Lombok

En route (ou plutôt en bateau) vers Lombok

Encore un réveil matinal !
A 5h30, il est l’heure de se lever pour partir vers Padangbai où nous prenons un bateau rapide pour Lombok. On dit au revoir à Bali et ses temples hindouistes pour dire bonjour à Lombok, ses innombrables mosquées et son peuple Sasak.

Le minibus roule à fond sur les petites routes, évitant parfois de justesse les scooters qui déboulent de tous côtés, slalomant pour éviter les nids de poule, se rabattant in extremis après un dépassement hasardeux… Juste après le petit-déjeuner trop matinal, ça passe mal ! On est à deux doigts de vomir ! La circulation en Indonésie est très spectaculaire : les travaux sont mal signalés (on s’est retrouvés, de nuit, nez à nez avec un tas de sable de 2 mètres de haut sur une 4 voies !), on double indifféremment par la droite ou par la gauche, les scooters sont nombreux,  indisciplinés et servent à transporter toutes sortes de choses plus ou moins volumineuses (la famille, une chèvre, des sacs de riz…), les piétons, 2 roues, charrettes, bus et autres se partagent la route de façon anarchique. C’est la loi du plus fort et du plus gros !

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Après une heure et demi d’attente (ça valait bien le coup de se lever à 5h30 et de speeder sur la route !!!), nous embarquons sur un bateau rapide. Le premier arrêt est pour Gili Trawangan, une toute petite île paradisiaque. Gili veut dire « petite île » en Bahasa indonésien.

Gill Trawangan, Lombok, Indonésie Gill Trawangan, Lombok, Indonésie

En seulement 1h30, nous voici à Lombok où nous débarquons directement sur la plage. La première impression est très positive. La vie à Lombok semble s’être figée dans le temps. L’île piment (la signification de Lombok en javanais) nous apparaît plus authentique et plus tranquille que sa frétillante voisine Bali. La culture diffère totalement puisqu’ici la population est à 90% musulmane et les habitants vivent principalement de l’agriculture et de la pêche. Le climat aussi est différent, plus sec.

Nous prenons notre déjeuner les pieds dans le sable, dans un resto de plage très sympa, le Lotus Bayview à Senggigi.

En sortant du resto, nous négocions une excursion pour la journée de demain (2 millions de roupies pour 6 personnes, soit 134€) mais nous trouverons une bien meilleure offre dans la soirée (1,2 millions de roupies, soit 80€) pour le même programme. Nous passerons la journée en compagnie de Karine et Sébastien, avec qui nous avons sympathisé. Car finalement, malgré mes craintes, ce voyage en groupe s’est très bien passé. Nous sommes tombés sur des gens globalement sympas et l’ambiance dans le groupe était très bonne. Les seuls trucs pénibles, c’est d’être obligé de suivre un programme et de respecter des horaires, de faire des visites même si elles ne nous intéressent pas (les boutiques d’artisanat, par exemple !) et d’attendre les retardataires.

L’après-midi est consacrée à de nombreuses activités physiques : plage devant l’hôtel, baignade dans l’océan indien, snorkelling pour observer de jolis poissons, bronzette, baignade dans la piscine, apéro…

Ça, c’est la vue en face de mon transat :

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Ça, c’est la vue au-dessus de mon transat :

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Notre bungalow est très agréable, lové dans un joli parc superbement entretenu. Nous avons même une douche extérieure abritée par des palmiers et des bananiers. L’hôtel (Kila Senggigi beach) est vraiment super.

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Demain, nous irons explorer les Gilis situées sud-ouest de Lombok.

Journée de rêve : dauphins, rizières et temples

Il est 5h18 quand le téléphone sonne dans la chambre. C’est la réception qui appelle pour nous réveiller (on avait dit 5h30, mais bon…). A 6h, nous sommes au rendez-vous sur la plage de Lovina pour embarquer à bord d’un prahu, une pirogue traditionnelle à balancier. C’est la toute première fois que nous mettons un orteil dans l’océan indien et la température de l’eau nous surprend : elle est vraiment très très chaude. Le sable noir de la côte nord de Bali y est sûrement pour quelque chose.

Nous assistons au lever du soleil sur Bali. Le ciel passe par toutes les couleurs, du orange au bleu en passant par le rose et le violet. C’est beau, c’est calme, il fait chaud, on est bien.
Puis notre pilote commence à traquer les dauphins. Ici, il n’y a pas de distance de sécurité imposée pour observer les animaux sauvages sans les déranger. Donc quand je dis traquer, c’est le mot juste. Il leur fonce littéralement dessus pour s’en rapprocher au maximum !

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On en a pour notre argent puisque les dauphins sont bien là.

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Le moment pourrait être magique s’il n’y avait pas autant de monde. On ne peut pas dire que ce soit très intimiste comme coin pour une balade en bateau ! Mais bon, les enfants sont ravis quand même car c’est la première fois qu’ils voient des dauphins en pleine mer.

En revenant à Lovina, le petit-déjeuner copieux de l’hôtel nous attend dans le cadre charmant du restaurant ouvert sur le jardin et la piscine, avec la mer et la plage de sable noir en arrière plan. L’hôtel Ananda Lovina est vraiment une bonne adresse.

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A 9h, nous prenons la direction de Bedugul pour la visite du Pura Ulun Danu qui semble flotter au bord du lac Bratan. Ce temple est dédié à la déesse des eaux du lac et fait l’objet d’une intense dévotion, notamment chez les agriculteurs qui s’y rendent en pèlerinage avant d’irriguer leurs rizières. C’est magnifique ! Les nuages s’accrochent au sommet de la montagne, faisant ressortir les merus, ces tours de bois surmontées de petits toits successifs en fibre de coco. Le Meru est une montagne mythique dans la religion hindoue et l’architecture des toits des temples symbolise cette montagne sacrée. Ils sont toujours en nombre impair, de 3 à 11 maximum, variant selon la dignité du Dieu consacré.

Pura Ulun Danu, lac Bratan, Bali Pura Ulun Danu, lac Bratan, Bali Pura Ulun Danu, lac Bratan, Bali Pura Ulun Danu, lac Bratan, Bali

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S’il en était besoin, l’arrivée d’une procession ajoute de l’intérêt au lieu. Les femmes portent les offrandes sur la tête.

Pura Ulun Danu, lac Bratan, Bali, Indonésie

Toujours à Bedugul, nous faisons un arrêt au marché. Fruits, légumes, fleurs, épices, vêtements… On y trouve de tout à bon prix, du moment qu’on est prêt à marchander. Les gens sont sympas et assez rigolos car ils essaient de nous parler en français mais comme ils n’y arrivent pas bien ça les fait rire… et nous aussi. Un gars essaie à tout prix de nous vendre des montres de pacotille en nous disant qu’elles sont encore mieux que des Rolex !

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Après le déjeuner, un mini bus nous prend en charge pour aller visiter les rizières de Jatiluwih. Jatiluwih signifie « vraiment merveilleux », et le paysage qui s’offre à nous l’est sans conteste ! Pour y arriver, il faut prendre une petite route défoncée, étroite et sinueuse qui traverse des hameaux paumés dans la campagne, vraiment pittoresques, où la vie s’écoule tranquillement mais aussi pauvrement. On est au fin fond de Bali ici.

Les gousses de riz sont presque mûres :P1080348 P1080356 P1080357

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La saison est idéale pour visiter les rizières. C’est la fin de la saison des pluies, donc il pleut moins qu’en hiver, et les terrasses sont recouvertes de rizières luxuriantes et bien vertes. Le ciel a beau être couvert, la luminosité est bien présente et fait rayonner le vert tendre éclatant des pousses de riz. Par contre, les chemins sont boueux. Une boue qui colle et qui glisse. Et Laurent, qui est parti en tongs, finit la balade pieds nus ! Oh le touriste !!! Mais finalement ce n’était peut-être pas une si mauvaise idée que ça quand je vois l’état de mes Converses !!! Après un rapide rinçage dans le canal d’irrigation, il a retrouvé des pieds propres et secs. Moi je vais mettre 1 heure à nettoyer mes baskets !

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On reprend le mini bus qui nous emmène ensuite au Pura Batukaru. Situé au bout d’une route encore plus défoncée et sinueuse que la première, planqué dans la jungle, ce n’est ni le plus beau ni le plus grand mais il se dégage de ce temple une zénitude juste un peu gâchée par une averse tropicale qui s’abat sur nous pendant 15 minutes. Au beau milieu de la jungle, à 700 mètres d’altitude sur le flanc du Mont Batukaru, l’humidité est omniprésente et la mousse colonise chaque pierre, chaque toit, chaque statue. Cet environnement « mousseux », associé à l’absence de vendeurs de sarongs et autres souvenirs, renforce l’ambiance sereine du temple.

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Nous arrivons à l’hôtel Banuswari à Ubud où nous resterons 3 nuits et découvrons notre chambre avec piscine privée ! Trop trop bien !!!!!

IMG_1459Mais au bout de quelques minutes, Laurent découvre une énorme araignée dans la salle de bains. D’un coup, le lieu nous paraît beaucoup moins accueillant…
C’est fou comme les insectes et araignées peuvent atteindre des dimensions gigantesques ici. Ce sont d’ailleurs les seules espèces qui échappent à la règle car les gens sont petits, les vaches, chèvres, poulets, chevaux et autres animaux sont également petits et maigres, mais à mon grand désarroi, les insectes sont énormes !

J’appelle la réception. Hors de question de se battre à mains nues contre ce monstre !

Vol et arrivée à Bali

Bali, ça se mérite !
15 heures de vol c’est long, c’est même très long ! Mais quand on arrive ne serait-ce que dans le hall de l’aéroport, on a déjà oublié les désagréments et même la moiteur ambiante.
Le survol de Bali est un peu étrange car il y a vraiment très peu d’éclairage sur l’île. Tout est plongé dans l’obscurité. Alors, bien qu’on fasse confiance au pilote (on n’a pas le choix de toute façon), on se demande bien si on ne va pas finir dans l’océan indien comme ce Boeing de la compagnie Lion Air il y a 3 ans. Car l’aéroport de Denpasar a la particularité d’occuper toute la largeur d’une bande de terre étroite qui relie la péninsule sud au reste de l’île. Il y a donc l’océan à chaque extrémité !

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Je pense que s’il voit cette photo, Léo va m’en vouloir 😉

Dès l’arrivée à l’aéroport, nous sommes plongés dans l’ambiance.

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A notre arrivée, On nous remet un collier de fleurs de frangipanier. Ca sent bon. On se croirait dans les Bronzés 🙂
Nous rejoignons rapidement l’hôtel Puri Bambu, à Jimbaran, où nous ne passons qu’une nuit. Les chambres sont basiques mais confortables et le cadre extérieur est très agréable. Par contre, ils nous ont attribué 2 chambres séparées qui ne sont même pas au même étage. Pratique de faire des allers-retours dans les couloirs pour aller chercher des affaires dans les valises et la trousse de toilette !!!
Il est 22h à Bali mais 6 heures de moins pour notre horloge interne ce qui, ajouté à l’excitation d’être ici, ne nous aide pas à trouver le sommeil ! Vivement demain…