Le GIGANTISME de Dubaï

Quand on évoque Dubaï, les mots qui viennent à l’esprit sont : gigantesque, démesuré, soleil, fête, désert, mais aussi surconsommation, pollution… Le plus grand et le plus connu des sept Emirats arabes unis fait penser à Las Vegas mais avec la plage et sans les casinos. Symbole de cette démesure, la Burj Khalifa, monument emblématique de Dubaï, est à ce jour la tour la plus haute du monde (828 mètres). Une autre tour, plus haute encore, est en construction pour que Dubaï batte son propre record. Pour attirer l’attention du monde entier et devenir la première destination touristique au monde, les émiratis ne lésinent pas sur les projets plus fous les uns que les autres : hôtels ultra luxueux, îles artificielles, centres commerciaux à faire rêver Pretty woman, attractions innovantes, etc. Si on s’arrête à ça, Dubaï est un paradis.

Voici donc le Dubaï qui en jette, le Dubaï bling bling et tape à l’œil qu’on a envie de voir, même si on sait quelles peuvent être les conséquences de cette urbanisation à outrance dans ce qui n’était qu’un désert avec quelques tentes de bédouins il y a seulement une quarantaine d’années.

Dubaï Mall, le plus grand centre commercial du monde

Situé au pied de la Burj Khalifa, dans le quartier de Downtown, le Dubaï Mall est un petit Guiness book à lui seul : plus d’1 million de m² (et un agrandissement est en cours), 80 millions de visiteurs par an, 1 300 magasins, 200 restos et cafés, une patinoire Olympique (oui, oui, Olympique !), l’un des plus grands magasins de bonbons au monde (on a succombé !), un squelette de diplodocus (un vrai ! de 7 mètres de haut sur 24 de long), un aquarium avec l’une des plus grandes parois vitrées du monde, un simulateur de vol en A380 sponsorisé par Emirates, une cascade de 24 mètres de haut… Et bien sûr toutes les marques de vêtements et chaussures dont vous rêvez.

En sortant du centre commercial, on tombe nez à nez avec la tour la plus haute du monde, la Burj Khalifa. Tellement haute qu’on a du mal à la photographier de près. On peut monter à 2 niveaux différents de la tour mais nous ne l’avons pas fait. La visibilité était relativement limitée et je crois que c’est souvent le cas ; le sable, la poussière et la pollution créent un nuage omniprésent.

Super la visibilité, non ?

On mange vite fait au food court, puis nous partons pour le quartier de la marina. On se gare dans le parking de Marina Mall et allons réserver un circuit en ferry pour 17h afin de prendre un peu de recul sur la forêt de buildings et avoir une vue sur la skyline. Le bateau fait demi-tour en face de l’hôtel Atlantis après avoir longé The Palm et ses résidences de luxe. La balade dure 1 heure et n’est pas chère par-rapport aux sorties en zodiac (environ 10€ par personne). Les fous qui font une descente en tyrolienne dans la marina et des sauts en jet-ski dans les vagues du ferry créent une attraction supplémentaire à laquelle on ne s’attendait pas !

Dubaï Marina et The Palm

Heureusement que l’essence ne coûte par cher car nous repartons ensuite vers Downtown pour voir le spectacle des fontaines au pied de la Burj Khalifa. Pour éviter la foule, on se gare dans le parking du souk Al Bahar ; en sortant du souk, on a une vue sur tout le bassin et la Burj Khalifa en face. Toutes les demi-heures à partir du coucher du soleil, les jets d’eau entrent en action au rythme d’une musique différente à chaque fois. On assiste à 2 « représentations » qui nous offrent un superbe ballet parfaitement chorégraphié. Magique !

La journée n’est pas terminée !

On mange chez Manue et Stan, puis nous partons tous ensemble au Sho Cho pour une soirée dans un bar-boite de nuit en plein air, toujours avec vue sur la Burj Khalifa. Sympa !

Al Aïn

Nous quittons le rythme trépidant de Dubaï pour aller passer la journée à Al Aïn. Les paysages sont plutôt jolis dès qu’on sort de l’aire urbaine de Dubaï. Les dunes se font de plus en plus rouges et vierges. Al Aïn est la quatrième ville des EAU ; elle se situe à l’est de l’Émirat d’Abu Dhabi, à la frontière du sultanat d’Oman de l’autre côté de la montagne. C’est ici qu’a vécu une grande partie de sa vie le Sheikh Zayed Bin Sultan Al Nahyan, qui a fondé les Émirats arabes unis le 2 décembre 1971 et en est devenu le premier président. Il est décédé en 2004 et son fils lui a succédé à la présidence. Plusieurs sites d’Al AÏn font partie d’un ensemble classé au patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO : plusieurs oasis, dont celle de Mutaredh au centre d’Al Aïn, le fort Al Jahili, les palais Al Muwaiji et du Sheikh Zayed, et des tombeaux.

Le Jebel Hafeet est le point culminant de l’émirat d’Abu Dhabi. J’ai trouvé plusieurs indications de hauteur, allant de 1240 à plus de 1300 mètres d’altitude. Quoi qu’il en soit, on est loin des 4807 mètres de notre Mont Blanc. Cocorico !!! Pour une fois qu’on a un truc plus haut que chez eux ! On a mal choisi notre journée car la vue est totalement bouchée par le sable et la poussière soulevés par les vents assez forts qui soufflent depuis hier. On distingue vaguement Al Aïn d’un côté et Oman de l’autre. On ne traine pas trop car il fait frais à cette altitude et une étape du Tour cycliste des EAU arrive ici dans 2 heures.

Edit : on apprendra le soir même que les deux dernières étapes du Tour des EAU sont annulées car 2 cas de contamination au covid-19 sont suspectés parmi les membres italiens d’une équipe. Trois équipes, dont 2 françaises, sont confinées dans un hôtel de Yas island à Abu Dhabi. Depuis, le Ministère de la santé Emirati a confirmé 6 cas de Coronavirus dans les équipes, repoussant leur confinement jusqu’au 14 mars.

Al Jahili Fort est le plus beau fort de la ville avec son imposante tour d’observation ronde. C’est un important témoignage de l’architecture militaire émirienne. Il a été construit à la fin du 19e siècle par le Sheikh Zayed Bin Khalifa (Sheikh Zayed the first) et son fils pour défendre la ville et l’oasis d’Al Aïn. Nous avons droit à un accueil dans la tradition émiratie, on goûte un café à la cardamome pas mauvais, accompagné de dattes.

La grosse tour ronde est de construction antérieure au fort ; elle servait de tour de guet. Les murs sont en torchis, mélange de sable, paille et eau, les charpentes et les gouttières sont réalisées avec des troncs de palmiers.

Le palais Cheikh Zayed (ou Al Aïn palace museum) est un bâtiment fortifié, datant de 1937, qui fut le lieu de résidence du Sheikh Zayed et de sa famille jusqu’en 1966. On y découvre leurs conditions de vie modestes avant le boum pétrolier, au travers des pièces d’habitation reconstituées. Rien à voir avec le luxe du palais présidentiel Qasr al Watan qu’il a fait construire ensuite ! Ça a dû les changer de passer de ce palais rustique au luxueux et immense palais d’Abu Dhabi.

Nous filons ensuite vers l’oasis de Mutaredh. Elle compte 140 000 palmiers de 100 variétés différentes, utilisés pour la nourriture (dattes) et la construction, répartis dans des parcelles communautaires clôturées par des murets. L’eau provient essentiellement de la montagne et des pluies. On loue des rosalies à l’entrée (50 AED la 4 places, 30 AED la 2 places pour 1 heure). Ça a le mérite d’épargner nos pieds (mais pas nos fesses !) et de rendre la visite plus amusante, notamment pour les garçons qui commencent à râler car ils ont faim !

Après un rapide et tardif déjeuner au food court du Al Aïn Mall, nous terminons par la visite de la maison natale du Sheikh Khalifa Bin Zayed al Nahyan, fils et président actuel des Émirats arabes unis. Le Qasr al Muwaiji a été totalement réhabilité récemment et une expo permanente sur le Sheikh a pris place dans un bâtiment de verre dans la cour.

De retour à Dubaï, nous allons dîner à Jumeirah Beach Residence (JBR pour les intimes), juste à côté de la marina que nous découvrons de nuit avant d’y revenir demain pour une balade en bateau. On y croise de jolies voitures : Lamborghini, Corvette, Rolls, Bentley, Ferrari… Léo s’est fait une petite collection de photos !

Downtown Miami

Pour la dernière fois du voyage, on prend notre petit-déj au bord de la piscine et on prend notre temps avant de partir pour remonter de Marathon Key vers Miami.

On se gare à Downtown où on prend le Metromover, un petit métro aérien sans conducteur qui sillonne entre les buildings et fait le tour du quartier des affaires. On l’aperçoit sur le pont entre les deux buildings sur la deuxième photo.

Nous descendons à l’arrêt Bayside College pour aller déjeuner chez Bubba Gump. Le coin est très touristique. Nous nous baladons ensuite dans le parc de Bayside qui longe la mer, puis au pied des buildings. Ils ne sont pas aussi impressionnants qu’à New York mais ils ont un truc en plus : les palmiers sur les terrasses et une vue sûrement magnifique sur Miami Beach et la mer.

A 17h, nous rejoignons notre hôtel situé à Coral Gables. Ce quartier était une commune à part entière avant de devenir un quartier de Miami, qui s’étend toujours plus. C’est très chic et agréable car les rues sont bordées d’arbres énormes et jolies maisons dans un style méditerranéen. D’ailleurs, les rues portent des noms de villes ou lieux espagnols (Granada, Alhambra…). On se croirait dans une ville-jardin tellement c’est vert et fleuri.

A l’hôtel, la réceptionniste m’annonce que notre chambre n’est pas prête et qu’elle ne le sera que dans 1 heure. Normalement, on pouvait arriver à partir de 15h ! Les garçons veulent aller à la piscine mais il n’y a pas de serviettes. Je redescend à la réception (la piscine est sur le toit) qui est envahie de gens attendant leur chambre. Je n’ai pas envie de refaire la queue pour une serviette donc je demande à une femme de ménage qui m’en donne gentiment. Notre chambre nous est donnée à 18h passées. Elle est correcte mais sans double-vitrage et donne sur une avenue. On a voulu être au cœur de la ville, on aura donc les bruits de la ville. Franchement, je m’attendais à mieux pour un Courtyard by Marriot.

Pour dîner, nous arpentons le Miracle Mile – une rue avec de larges trottoirs remplie de salons de coiffure, boutiques de mariage et restos – mais les restos sont très chics et très chers ! On finit par trouver un pub qui fait l’affaire.