Namibie : notre avis sur les logements

Lodges, guestfarms et guesthouses en Namibie

Nous avons confié la réservation de nos hébergements et du véhicule à une agence locale : Tourmaline.

C’était plus simple et plus rapide car tous les hébergements ne proposent pas la réservation en ligne. De plus, lorsque nous avons voulu réserver, en janvier pour le mois de juillet, beaucoup étaient déjà complets et il fallait trouver des alternatives. L’inconvénient, c’est qu’une fois les réservations faites, l’agence ne cherche plus à trouver mieux. Je suis donc restée en veille et leur ai demandé à deux reprises de changer des hôtels pour d’autres mieux situés qui s’étaient libérés entre temps.

Bon à savoir

Environ 1 mois avant la date de départ, beaucoup de chambres se libèrent suite à la restitution des alotements des agences de voyages.

De manière générale, il faut savoir que le wifi est quasiment inexistant. Nous avons pu nous connecter uniquement à Twyfelfontein country lodge (le matin après le départ de la plupart des clients, autrement ça ne fonctionnait pas) et à Hadassa guesthouse.

Nos logements dans le sud

Lapa Lange Game Lodge (11 et 12 juillet)

Un très beau Lodge qui propose des chalets avec 2 chambres et 2 salles de bain. Bien pratiques pour les familles ou deux couples, à un prix très accessible pour la destination. La vue sur le point d’eau est super, des animaux viennent y boire en fin de journée. Les prestations sont de bon niveau. Quant à la réserve privée, elle compte de nombreux animaux, dont  2 rares rhinocéros blancs. Nous avons apprécié de pouvoir marcher librement dans la réserve pour aller à la rencontre des animaux à pied.

Du côté du personnel, c’est très inégal ; la fille de la réception avait 2 de tension et j’ai eu beau lui envoyer un mail et lui confirmer oralement notre réservation pour le game drive et la rencontre avec les guépards, elle a réussi à l’oublier ! Au resto et pour les activités, en revanche, le personnel est très agréable et professionnel.

Weltevrede guestfarm (13 juillet)

Une guestfarm toute simple. Nous avions une chambre familiale relativement spacieuse avec un lit double et deux lits individuels. La terrasse offre un joli point de vue sur le coucher de soleil. Le bémol : les portes ne ferment pas bien et laissent passer les insectes (j’avais apporté un rouleau de scotch marron qui m’a été bien utile !).

Le dîner est servi à heure fixe (18h30 en hiver) dans une ambiance sympathique. Pour les boissons, on se sert soi-même dans le frigo et on note sur une fiche ce qu’on a pris, en toute confiance. Très pratique : un breakfast pack est proposé spontanément si on veut partir tôt à Sossusvlei qui se trouve à 45 minutes. L’idéal aurait été de dormir plus près de Sesriem mais l’offre d’hébergements dans ce secteur est inférieure à la demande.

Rostock Ritz Desert Lodge (14 juillet)

Ce Lodge est original et offre une vue superbe sur la plaine et les Rostock mountains. Les bungalows en ferro-ciment sont bien isolés et confortables. Pour le dîner, le resto propose un repas à la carte et non un buffet comme dans la plupart des lodges. Cela permet de ne prendre qu’un plat, c’est moins cher qu’un buffet si l’on n’a pas trop faim le soir. Le petit plus, ce sont les suricates qui sont recueillis et logés dans un enclos près du resto. Trop mignons. Par contre, le coin grouille de criquets énormes (5/6 cm) assez rebutants. La piscine (non testée car trop froide en hiver) est très belle avec la vue sur la plaine. Les chemins de rando permettent de découvrir les magnifiques paysages et des troupeaux de zèbres des montagnes.

Sea Breeze guesthouse (15 juillet)

Ça aurait dû être l’un des meilleurs hébergements de notre voyage mais nous n’avons pas eu la chambre prévue. On nous a logés dans la nouvelle aile, juste rénovée. Au lieu d’un petit appartement avec kitchenette, nous avons eu deux chambres communicantes, certes neuves et jolies mais sans cuisine.

Les chambres, bien que neuves, ne sont pas chauffées ; en plein hiver austral il faisait 6° le  matin… Nous avons eu du mal à dormir tellement nous avons eu froid (pas de couvertures supplémentaires dans notre chambre mais les enfants en avaient ; vu le froid et le vent nous n’avons pas eu le courage de retourner à la réception pour en réclamer). Le wifi ne fonctionnait pas dans cette aile mais marchait bien dans le bâtiment de la réception où nous aurions dû loger.

Un bilan mitigé donc pour cette guesthouse car nous nous attendions à des prestations qui se sont avérées inexistantes.

Nos hébergements dans le nord

Ameib Ranch (16 juillet)

L’hébergement le plus simple de notre voyage. Nous nous attendions à des chambres spartiates, voire inconfortables et laissant pénétrer toutes sortes de bestioles malvenues. En réalité, les chambres sont rudimentaires mais propres et très spacieuses. Attention toutefois à se protéger des moustiques car, même en hiver, il y en avait au restaurant et dans les chambres.

L’ameublement et la déco ne sont pas le fort du propriétaire des lieux mais peu importe. A défaut de décoration dans les chambres, l’environnement compense par sa beauté et la richesse en faune. Les balades vers Elephant’s head, Bulls Party et Philip’s cave sont vraiment très chouettes et méritent de passer au moins une journée sur place. Le dîner et le petit-déjeuner sont bons et variés et servis sous un joli boma. Malgré la simplicité des chambres, c’est un coup de cœur pour trois d’entre nous. Avec un petit coup de peinture et une déco moins vieillotte, Ameib pourrait devenir une guesthouse de charme.

Omandumba guest farm (17 juillet)

Cette ferme propose 8 chambres doubles avec salle d’eau et terrasse. Les chambres sont simples, grandes, meublées de façon assez sommaire et propres. Les repas se prennent à une table commune avec les autres clients. Pour le dîner, il n’y avait ni entrée ni dessert ! Les boissons sont en libre service dans un frigo à la réception : on note ce que l’on consomme sur une fiche et on paye à la fin du séjour.

En fin de repas, le patron propose de se retrouver autour d’un feu en plein air ; cela pourrait être sympa s’il faisait l’effort de converser avec tout le monde et pas seulement avec ses clients allemands. A priori, la famille qui était propriétaire d’Omandumba auparavant a vendu la ferme et la personne qui nous a accueillis serait un administrateur ; Ceci explique peut-être l’implication timide de ce nouveau patron.
L’avantage d’Omandumba c’est d’être tout près du living museum of San people, mais on peut aussi rendre visite aux Bushmen sans loger à la ferme.

Twyfelfontein Country Lodge (18 juillet)

Ayant lu du bon et du moins bon sur ce lodge, nous arrivions sans idée préconçue mais avec quelques doutes. Finalement, nous l’avons trouvé très bien : environnement de toute beauté, magnifique bâtiment principal, belles chambres bien qu’un peu petites, salle d’eau pratique et jolie, ensemble propre. Le fait que le parking soit éloigné des chambres n’est pas gênant puisqu’on peut approcher la voiture pour décharger et charger les bagages avec l’aide du personnel ; et ça a le mérite de conserver le caractère calme et sauvage du coin. Le buffet du restaurant est copieux, varié et bon, au dîner comme au petit-déjeuner. Le personnel est très agréable.

Nous avons fait la sortie « nature drive » et avons eu la chance de voir des éléphants du désert. Les guides se sont vraiment démenés pour les trouver et pour que nous puissions les observer le plus longtemps possible.

Ugab Terrace Lodge (19 juillet)

La cote vertigineuse qui mène à ce lodge est impressionnante et la vue une fois en haut de la falaise est grandiose. On surplombe la savane, d’où émergent des girafes et antilopes, et on profite du coucher de soleil sur le Vingerklip. Même vue depuis la terrasse du bar et du resto. Superbe.

Les bungalows sont distants d’une dizaine de mètres les uns des autres. C’est parfait pour s’isoler des voisins mais lorsqu’on voyage en famille cela peut être un inconvénient. Les toits en tôle sont juste masqués à l’intérieur par un faux plafond végétal (petites branches attachées les unes aux autres),. Il n’y a aucune isolation entre les deux. Pas très grave durant l’hiver austral mais en été il doit faire très chaud dans les bungalows. On entend la tôle craquer lorsqu’elle se rétracte le soir et le matin quand elle commence à se dilater. Sinon les chambres et la literie sont confortables, l’eau de la douche est super chaude grâce au donkey et la terrasse bien agréable. Le dîner n’est pas un buffet mais un menu unique.

Halali Resort – Bush Chalet (20 & 21 juillet)

A part le personnel de l’aéroport, nous n’avons rencontré personne de plus désagréable et méprisant que le personnel des Namibian Wildlife Resorts (NWR) ! Il n’y a qu’au resto qu’ils étaient sympas.

A Halali, nous avons logé dans un chalet avec 2 chambres, kitchenette et barbecue. Pour le barbecue, il faut apporter son bois car il n’est pas fourni et faire les courses ailleurs car le magasin ne vend pas de viande. Ce n’est pas le grand luxe mais c’est propre, assez grand et confortable pour 4 personnes, bien que trop cher pour le niveau de prestations.

Les deux gros avantages, c’est d’être au cœur du parc d’Etosha et d’avoir accès toute la nuit au point d’eau de Moringa qui est éclairé. Le fait de dormir dans le parc permet de profiter au maximum des belles lumières du matin et de la fin de journée ; quant au point d’eau éclairé, il permet, entre autres, de voir des animaux nocturnes.

Le restaurant ne restera pas dans nos mémoires comme le meilleur du séjour mais, au moins, il n’est pas très cher. Les lunch packs à emporter que l’on peut commander sont basiques mais bien pratiques puisque les boutiques ne vendent pas grand chose d’intéressant à manger.

Mokuti Etosha Lodge (22 juillet)

Le plus beau lodge de notre séjour, avec le Lapa Lange Game Lodge à Mariental, et aussi le plus grand. Le Mokuti compte plus de 100 chambres mais il n’était pas complet et la disposition des différents bâtiments préserve l’intimité de chacun. Les chambres sont très jolies, bien aménagées et confortables, toutefois pas très grandes. Les extérieurs du lodge sont magnifiques ; on peut voir des mangoustes rayées et des antilopes se balader sur les pelouses.

Le buffet du restaurant n’est qu’opulence et tentations ! Le choix est grand, tout est appétissant, très bon et bien présenté, au dîner comme au petit-déjeuner.
Pour quasiment le même prix qu’à Halali, il n’y a pas photo sur la différence de niveau des prestations !

Hadassa guesthouse (23 & 24 juillet)

Un cocon à prix doux.
Hadassa est située à Otjiwarongo, ville idéalement placée entre Windhoek et Etosha. Les chambres sont simples, grandes, confortables et dotées d’un petit frigo, ce qui est assez rare pour être mentionné et salué. Elles donnent sur un mini jardin fleuri et la piscine. Tout est bien entretenu, on s’y sent bien, et l’accueil chaleureux des propriétaires, Anne et Pascal, y est pour beaucoup. Et pour le plus grand bonheur des enfants, le wifi fonctionne parfaitement ici !

Les plats maison servis au dîner sont savoureux, tout comme le petit vin sud-africain que nous avons goûté.

Pascal nous avait réservé un drive au CCF pour voir les guépards (réduction quand on vient de la part d’Hadassa) ; nous avons été un peu déçus car les animaux sont complètement amorphes alors que l’activité Run doit être bien plus intéressante. Pascal nous avait prévenus mais Axel était trop jeune pour avoir le droit d’entrer dans l’enclos à pied.

Kalahari, sable rouge et savane

Safari dans le Kalahari

J’imaginais le désert du Kalahari comme une étendue de dunes rouges parsemées d’herbes jaunes. En réalité c’est l’inverse : du bush assez plat sous lequel on devine du sable rouge.

Ce matin, nous prenons le temps. On avait besoin de repos après le boulot et le long voyage en avion. On se lève tranquillement un peu avant 8h. Moi je me suis déjà levée à 6h30 pour voir le soleil se lever (c’est beauuuu sur la savane et le plan d’eau) mais je me suis recouchée ensuite.

Notre chalet

Dans la matinée, nous partons explorer la réserve privée du Lodge à pied. Il y a 3 sentiers de 2,2 km à 11,5 km. Comme nous sommes super courageux en ce début de séjour, nous choisissons celui de 2 km ! Ben quoi, il fait chaud et il faut se préserver pour les prochains jours. Nous voyons des antilopes (j’ai pas encore bien capté les différences donc je ne sais pas trop quelles races c’est), des autruches et trois girafes. Pour un début on est plutôt satisfait. C’est vraiment chouette de pouvoir accéder à la réserve en autonomie et de croiser des girafes alors qu’on est à pied à quelques mètres d’elles.

En début d’après-midi, un guide du Lodge nous emmène dans un grand enclos où vivent trois guépards. Il y en a deux autres dans un second enclos qui sont plus sauvages et agressifs. Comme partout où on peut en voir en captivité en Namibie, ils sont là parce qu’ils ont été recueillis blessés ou orphelins. Ces trois-là sont de gros chats qui ronronnent quand on s’approche ! Vrai de vrai, ils ronronnent et nous lèchent les mains ! On passe environ 45 minutes, juste nous quatre avec eux, à leur gratouiller la tête et à les photographier sous tous les angles. Ils sont captivants.

Léo est à l’aise mais Axel garde ses distances…

Personnellement, je suis sceptique sur le bien fondé de la démarche de ces lodges. Je crains qu’ils ne fassent passer l’intérêt économique avant la protection des espèces. Toutefois, les guépards du Lapa Lange ont l’air en bonne santé et le prix dérisoire que nous avons payé doit tout juste suffire à régler les frais de vétérinaire et la nourriture. Pas de quoi s’enrichir. Le guide nous a dit que le vétérinaire était passé récemment, on peut donc supposer qu’ils sont bien soignés. Ayant perdu leur instinct sauvage, ils ne peuvent de toute façon pas être relâchés car ils mourraient. Alors finalement, ils ne sont peut-être pas si malheureux ici, dans leurs grands enclos.

A 15h30, nous suivons un autre guide qui nous emmène, avec un énorme pick up surélevé, dans la réserve pour un safari (ici on dit un game drive). Et là on enchaine les rencontres : 3 girafes avec un girafon, des gnous noirs, des gnous bleus (en fait ils sont gris !), des springboks, des bubales, 2 rhinocéros blancs (en fait ils sont gris aussi !), des autruches et même des œufs, une sorte de chien sauvage tacheté que le guide n’a pas vu donc on ne sait pas ce que c’est !

Avant que le soleil ne disparaisse pour la nuit, on s’arrête et notre guide sort une table, une nappe blanche, des boissons et gâteaux apéro pour contempler le coucher du soleil comme il se doit. Une tradition qu’on trouve très sympa et qu’on serait tenté d’adopter !

Si la suite du voyage est aussi excitante que cette première journée de visite, ça promet…

Afrique australe : premières impressions

Nous sommes bien arrivés en Namibie, à 7h30, avec le soleil levant. Avec 2 heures de retard sur le planning prévu mais ça c’est pas grave. Et déjà sur le côté du tarmac, ça grouille de babouins qui détalent à l’arrivée de l’avion !

Comme je le redoutais, la connexion internet est très limitée donc les nouvelles arriveront au compte-gouttes ! Surtout les photos !

Après un briefing par le guide de l’agence Tourmaline, la récupération du véhicule de location et les courses, nous prenons la route vers le sud.

Sur la route entre l’aéroport et le Lapa Lange Game Lodge, dans le Kalahari, nous croisons des babouins, une autruche, des springboks et un grand koudou. Nous roulons principalement sur la B1, une route goudronnée qui traverse la Namibie du nord au sud. Seuls les derniers 35 km sont de la piste de gravier. Pour une prise en main du 4×4 – un Toyota Hillux – c’est parfait parce que, déjà c’est une grosse voiture et en plus il faut appréhender la conduite à gauche. Laurent actionne plus souvent les essuie-glaces que le clignotant car même les commandes au volant sont inversées !

Lorsqu’on croise un autre véhicule sur une piste, pendant quelques secondes on se retrouve dans un nuage de poussière. C’est le fesh fesh (mélange de sable et poussière).

Au Lodge, où nous arrivons vers 15h30, notre chalet donne sur un point d’eau où sont venus s’abreuver des élands du Cap – qui comptent parmi les plus grandes antilopes du monde – et deux rhinocéros blancs… à 20 mètres de notre terrasse ! On passe la fin d’après-midi à les observer.

Ce soir, après un rapide mais excellent dîner au resto du Lodge, on est au lit à 20h !

Une petite photo de l’intérieur de notre chalet :