Split hors les murs

En dehors du palais de Doclétien, Split a encore d’autres atouts.

Notre appartement étant situé à 1,5 km à l’ouest de la vieille ville, nous avons eu l’occasion d’arpenter plusieurs fois la longue promenade le long du port, qui offre de belles vues sur la ville et permet de faire son marché parmi les yachts à louer 😉

Celui-ci est à louer pour 399 000 euros la semaine (les prix psychologiques existent même sur la location de yachts de luxe !). On peut y loger à 12 personnes et il est loué avec 13 membres d’équipage.

De nuit c’est super beau.

Bizarrement, juste en face des yachts et bars branchés, un bâtiment immense est à l’abandon alors qu’un autre, tout moderne, est en construction à côté. C’est surprenant que cette verrue ne soit pas détruite, ça fait tache au milieu du reste.

En longeant les quais, on arrive face à l’immense place de la République (Trg Republike). Elle a un petit côté vénitien avec ses arcades et ses couleurs chaudes. D’ailleurs elle a été pensée pour ressembler à la place Saint-Marc de Venise. Elle forme un U ouvert au sud sur le port et la mer Adriatique.

À partir de la place de la République, on commence à longer le palais de Doclétien, caché derrière les bars et restaurants du front de mer.

À l’est des remparts, il y a un marché qui se tient tous les jours. Je voulais y acheter de l’huile d’olive mais il faut avoir confiance car elle est vendue dans des bouteilles recyclées. Comment être sûr que ce n’est pas de l’huile de supermarché ? D’ailleurs un monsieur a voulu m’en faire goûter ; son huile était dans des bouteilles carrées comme l’huile Carapelli mais sans étiquette. Et quand il l’a ouverte, j’ai entendu le bruit caractéristique d’un bouchon qui n’a jamais été ouvert… Dans le doute je n’ai rien acheté.

De notre appartement, en partant vers l’ouest, on longe la colline Marjan. Elle est interdite aux voitures et nous n’avons pas trouvé le courage de monter au sommet à pied.

Une église est incrustée dans la paroi

Nous nous contentons d’aller à l’une des plages situées à la base de la colline Marjan : Kasjuni beach. Il faut aimer être proche de ses voisins ! Et comme partout en Croatie, il ne faut pas avoir les pieds sensibles ou alors il faut être équipé de chaussures de plage car ce sont des galets.

Rafting sur la Cetina

La rivière Cetina caracole une centaine de kilomètres depuis sa source. Tranquille en été, elle grossit beaucoup de l’automne au printemps et a formé une gorge profonde bordée de hautes falaises. Elle se jette ensuite dans l’Adriatique au niveau de la ville d’Omis.

Pour découvrir ces beaux paysages de l’intérieur, nous avons réservé une descente en rafting avec la compagnie Pirates rafting.

Les garçons ayant demandé une grasse matinée, nous partons en fin de matinée de Split pour faire un tour à Omis. La vieille ville médiévale est toute petite, adossée aux montagnes. Contrairement à la plupart des villes historiques que nous avons visitées en Croatie, les maisons du front de mer sont plus colorées. Le rouge et le jaune des façades ressortent d’autant plus sur le gris clair des montagnes calcaires.

On pique-nique au bord de la rivière, en regardant les bateaux passer, à quelques kilomètres en amont d’Omis.

Puis vient l’heure du départ. On se change, on enfile les gilets de sauvetage et les casques, on monte dans la navette qui remonte la rivière et c’est parti pour 3 heures de descente sur la Cetina. Il y a cinq bateaux. On embarque avec deux jeunes allemands et leur copine bimbo. Je pense que c’est la première fois de sa vie qu’elle touche une rame !

Nous allons parcourir 10 kilomètres du point de départ au point d’arrivée où nous avons laissé la voiture.

Notre guide s’appelle Charlie, c’est sa deuxième saison ici. Les consignes principales qu’il nous donne, c’est de mettre les pagaies en l’air quand le passage est étroit, de continuer de ramer quand on traverse les rapides, et de s’asseoir au fond du bateau quand ça brasse beaucoup et que Charlie nous dit « bomba ». Moi je me retrouve deux fois au fond du bateau sans qu’on me le demande mais c’est une autre histoire…

À cette saison, la Cetina est classée catégorie 2, donc la descente n’est pas risquée et ça brasse juste assez pour s’amuser. Pour rigoler un peu plus, Charlie nous propose de passer certains rapides en marche arrière ou en faisant des 360°.

La température de l’eau est de 16°, on y goûte vite puisque les gens d’une autre compagnie de rafting sont arrêtés sur notre trajet et lancent une bataille d’eau à notre passage. Et ils ont la technique pour envoyer des paquets d’eau ! Alors lorsque nous nous arrêtons à notre tour, on leur réserve une belle haie d’honneur !

Et on s’arrose nous-mêmes aussi !

Les deux jeunes allemands de notre groupe sont des petits marrants. On se marre pas mal, surtout quand ils se mettent à imiter leur copine qui ne fait qu’effleurer la surface de l’eau et rame avec le petit doigt levé !

Vous trouvez qu’on a souvent les pagaies en l’air, qu’on ne rame pas beaucoup et que c’est une promenade pépère ? Regardez la suite…

Là par exemple, Charlie a dit « bomba » !

Vers la fin du parcours, il y a un passage de rapides dangereux. Il faut descendre du bateau pour que les guides traversent seuls. Laurent et moi choisissons de prendre le chemin classique. Les garçons choisissent de traverser une grotte dans laquelle il faut sauter dans l’eau qui n’est qu’à 10°. Ils ressortent transis de froid mais contents de l’expérience, surtout qu’ils ont l’occasion ensuite de faire un saut dans la rivière depuis une falaise de 5 mètres de haut.

On rentre à Split à 20h passées, crevés et contents de notre journée !

Par contre, je ne sais pas par quel insecte j’ai été piquée mais j’ai une boursouflure toute chaude de près de 10 cm de diamètre sur la cuisse et une autre sur le genou.

Madère : le bilan

Si vous avez lu les articles du blog, vous l’aurez compris, Madère est une île qui se découvre en marchant. Si vous êtes plutôt contemplatif ou adepte du farniente à la plage, mieux vaut aller dans les îles méditerranéennes, par exemple.

Les plages sont extrêmement rares et, dans la majorité des cas, composées d’énormes galets très inconfortables. Les seules vraies fausses plages sont à Calheta, Seixal et Machico. Et évidemment elles sont très peuplées !

Le climat subtropical est très déstabilisant. Même en été, les journées sans nuages sont rares. Et on peut perdre 5 degrés ou plus en quelques minutes si des nuages apparaissent. Le vent est fréquent, faisant lui aussi chuter les températures et nous rappelant que nous sommes sur une petite île en plein océan Atlantique. L’avantage c’est qu’il ne fait jamais trop chaud ni très froid à Madère. Et il y a toujours un endroit où il fait beau dans l’île, il suffit de prendre la voiture pour traquer le beau temps !

Deux sites nous ont été utiles pour connaître les conditions météo en temps réel : http://netmadeira.com et http://mountain-forecast.com

Outre les très nombreuses possibilités de randonnées, nous avons aimé les bords de routes fleuris, la végétation luxuriante aux multiples tonalités de vert, les paysages montagneux, les petits restaurants familiaux qui servent une nourriture simple et succulente, la gentillesse des habitants et leur calme naturel (no stress !), les bananes cueillies dans le jardin… Nous avons moins aimé les tunnels trop nombreux qui empêchent de voir le paysage, le bétonnage de certains endroits (et malheureusement ce n’est pas fini), les villages qui n’ont en général pas un charme fou (hormis Machico et Jardim do Mar). Mais globalement nous avons aimé Madère et avons trouvé cette destination européenne très dépaysante.

Notre palmarès personnel :

  • Nombre de kilomètres parcourus en randonnée : 90
  • Rando préférée : Caldeirao verde (la ponta Sao Lourenço est chouette aussi)
  • Meilleure brochette régionale : Cabo Aereo café à Santana (celle de Pasto Justinano arrive presque ex æquo)
  • Meilleure poncha regional : Rei da poncha à Funchal.

Floride : bilan, budget, adresses…

Les objectifs de ce voyage étaient d’aller chercher le soleil et de s’amuser. Objectifs atteints.

Les enfants ont adoré la sortie en jet-ski, la balade en airboat, Universal studios, la sortie à vélo dans les Everglades, nager avec les lamantins et voir la fusée décoller en vrai. Ils ont beaucoup aimé Miami Beach et ses belles voitures aussi. Ils étaient déçus que nous n’y dormions pas pour notre dernière nuit à Miami (ils ont trouvé Coral Gables trop calme !). C’est vraiment une destination à faire avec des ados ! Laurent et moi avons apprécié aussi ces vacances plus axées sur le divertissement que nos road-trips habituels. On a surtout aimé buller au bord de la piscine en plein cœur de l’hiver !

Côté budget, il faut prévoir large car la Floride est une destination chère. A moins de louer un appartement et de faire plage tous les jours, le moindre motel et la moindre activité coûtent un bras !

Les hôtels (prix 2018) :

Hotel St. Augustine, Miami Beach (189€) : simple, chambre petite, confort correct et surtout très bien situé pour se balader à pied. Un petit parking est réservé aux clients de l’hôtel moyennant un supplément de 20$ par nuit. Le choix au petit-déjeuner est très réduit mais il y a l’essentiel.

Best Western on the Bay inn & marina, Miami North Village (163€) : nous avions une chambre avec balcon et vue mer dans les standards d’un BW. Rénovée, assez spacieuse et confortable. La piscine, soi-disant chauffée, était un peu fraîche et la réception n’avait plus de serviettes à nous prêter mais profiter d’une piscine avec vue sur la mer c’est quand même sympa. Pas de petit-déj.

Melbourne Inn & Suites, Melbourne (75€) : un check-in hyper long (mais la réceptionniste était gentille), des chambres mal insonorisées (mais déco refaite à neuf), un petit-déj assez complet (mais la fille est toute seule pour réapprovisionner donc il manque toujours quelque chose)… Avis mitigé ! Heureusement qu’on n’a pas payé cher.

Rosen Inn, Orlando (65€) : le moins cher du voyage ! Franchement pas mal, je m’attendais à pire ! Certes l’hôtel n’est pas tout jeune mais il est confortable et calme. La piscine était bien chaude et agréable. Le gros avantage, c’est la navette gratuite pour Universal Studios (il faut la réserver la veille ou le matin même). Pas de petit-déjeuner inclus mais le resto de l’hôtel propose un breakfast complet.

Plantation Inn, Crystal River (129€) : on aurait clairement pu trouver moins cher mais cet hôtel de charme nous plaisait beaucoup. Le cadre est top, les chambres sont grandes et bien décorées, on s’y sent bien et c’est très calme (sauf quand les portes des chambres claquent, ce qui est inévitable puisqu’elles se ferment de chute). Le petit-déj n’est pas compris et on ne l’a pas pris au resto car c’était assez cher.

Hyatt Place Sarasota, Lakewood Ranch (164€) : Sarasota est une ville chère, comme la plupart des villes côtières du sud de la Floride. Cet Hyatt était donc plutôt une bonne affaire d’un point de vue rapport qualité-prix. Prestations haut de gamme, petit-déj varié et bien fourni, piscine magnifique et chaude, belles chambres spacieuses, literie au top… Parfait. Il est un peu loin de la mer mais pratique pour circuler plusieurs jours dans le secteur.

Best Western Naples Inn & Suites (193€) : un petit coup de cœur pour ce BW très sympa où nous avons été très bien accueillis. Les chambres sont un peu sombres à cause de la végétation mais c’est aussi ce beau jardin qui fait le charme de l’hôtel et des deux piscines. On a adoré l’ambiance du petit-déj servi sur la terrasse de la piscine.

Fairway Inn, Florida City (75€) : un hôtel basique et tout simple, pratique car situé non loin de l’entrée sud-est des Everglades. Le petit-déjeuner, qui est compris dans le prix, n’est pas génial mais il y a quand même des machines à gaufres (il faut s’attendre à faire la queue !!).

Blue Marlin Motel, Key West (185€) : en plein centre de Key West, ce motel offre l’essentiel : parking, chambre spacieuse et propre, grande piscine bien chauffée, petit-déj de base à prendre sur la terrasse de la piscine. Le quartier est calme, sauf quand les coqs chantent le matin ! Le prix est imbattable pour la haute à saison à Key West !

Skipjack Resort, Marathon Key (198€) : resort calme qui offre des petits appartements avec kitchenette. Certains appartiennent à des propriétaires et d’autres sont loués aux touristes. Pizzas à emporter le soir et petit-déj inclus à prendre dans la salle hyper climatisée ou sur la terrasse de la piscine. Ça doit être un endroit agréable pour passer plusieurs jours.

Courtyard Miami in Coral Gables (184€) : check-in possible à partir de 15h, or à notre arrivée à 17h notre chambre n’était pas prête. A 18h elle ne l’était toujours pas ! A 18h15 on nous a enfin donné notre clé. Il ne faut pas accepter les « late check-out » quand on ne sait pas les gérer ! La responsable s’est à peine excusée et aucun geste commercial n’a été fait. Côté confort, ce n’était pas top non plus : simple vitrage alors que l’hôtel est sur une avenue passante, chambre petite… Bref, on ne recommande pas cet hôtel.

Let’s go to Miami

Vœux pour ce début d’année 2018 :
1. Fuir la grisaille de l’hiver
2. Prendre du bon temps en Floride

A 15 jours du départ, le shutdown nous a fait craindre le pire (comme en 2013 avant de partir pour l’ouest américain) : attente à la police des frontières, fermeture de parcs nationaux, etc. Égoïstement, le compromis trouvé entre les Démocrates et les Républicains nous arrange bien ! A un détail près : à cause du shutdown, le lancement de la méga fusée de SpaceX a été reporté et tombe le jour où nous étions censés visiter les installations de la NASA à Cape Canaveral…

Vendredi 2 février : je quitte le bureau presque en courant, le sourire jusqu’aux oreilles en disant au revoir aux collègues. Ça y est, c’est les vacances ! Je récupère Léo devant le lycée et, à peine arrivés à la maison, nous partons tous les quatre pour Paris. Juste un petit couac de rien du tout : on se pointe à la réception après avoir sorti toutes les valises de la voiture pour s’entendre dire par le réceptionniste qu’il n’a pas de chambre réservée à notre nom… Laurent n’a pas réservé au même Novotel que d’habitude ! On recharge la voiture et trouvons le bon Novotel, 200 mètres plus loin.

Samedi 3 février : à 10h30 nous sommes à l’aéroport de Roissy. L’attente, l’embarquement, le vol, les films, la sieste, l’arrivée, les bagages (pas moins de 50 minutes pour récupérer nos valises !), la récupération de la voiture de loc chez Hertz… Tout s’enchaîne et moins de 2 heures après avoir atterri nous partons sur les routes de Miami dans notre Chevrolet Equinoxe. A l’arrivée, la chaleur (22° à 19h30) nous fait un bien fou après les semaines de pluie en France qui commençaient à nous miner le moral.


l’arrivée à Miami Beach

L’hôtel St. Augustine est super bien situé, à 5 minutes à pied de la plage, de Lummus park et d’Ocean Drive. Notre corps nous dit d’aller nous coucher mais, attirés par les lumières de South Beach comme des moustiques dans la lumière des phares, nous n’avons qu’une envie : faire un tour sur Ocean Drive. On est samedi soir, et c’est là-bas que tout se passe. Un SMS aux mamies pour dire qu’on a survécu à l’avion (j’espère que les téléphones sont éteints car il est 1h du mat’ en France), un coup de déodorant pour faire oublier les heures de voyage, et hop, on va se mêler aux fêtards du samedi soir. Là, les paroles de la chanson « Miami » font écho à ce que nous voyons.

Party in the city where the heat is on
All night, on the beach till the break of dawn
Welcome to Miami
Bienvenidos a Miami
(chanson de Will Smith… Eh oui, j’ai des références moi en musique !)

C’est la fête partout, ça brille. Nous sommes ébahis par tant de belles voitures, tant de musique, tant de luxe ostentatoire, tant d’étalage de corps body-buildés ou siliconés. Bienvenue à Miami !

Les garçons écarquillent les yeux devant les voitures. Ici, on ne regarde même plus les Mustang et les Corvette tellement il y en a ; ce sont les Lamborghini, les Rolls décapotables et les Mac Laren qui se remarquent. Les mecs sont seuls dans leur voiture et font des allers-retours sur Ocean drive pour frimer. On croise aussi quelques véhicules non identifiés parmi une foule bigarrée : un gars avec un python autour du cou, un autre en rollers avec son chien en sac à dos… c’est fou !

Après un repas rapide dans le fameux 11th street diner, un ancien wagon Pullman, nous allons nous coucher avec une première impression positive de Miami Beach. Certes c’est bling bling mais conforme à ce qu’on s’attendait à voir, et on adore ! Allez, on vous met quelques photos (toutes floues car prises à la volée avec mon téléphone) :

On va se coucher, fourbus mais contents d’être là, à 22h (il est 6h du matin avec le décalage horaire).