Al Aïn

Nous quittons le rythme trépidant de Dubaï pour aller passer la journée à Al Aïn. Les paysages sont plutôt jolis dès qu’on sort de l’aire urbaine de Dubaï. Les dunes se font de plus en plus rouges et vierges. Al Aïn est la quatrième ville des EAU ; elle se situe à l’est de l’Émirat d’Abu Dhabi, à la frontière du sultanat d’Oman de l’autre côté de la montagne. C’est ici qu’a vécu une grande partie de sa vie le Sheikh Zayed Bin Sultan Al Nahyan, qui a fondé les Émirats arabes unis le 2 décembre 1971 et en est devenu le premier président. Il est décédé en 2004 et son fils lui a succédé à la présidence. Plusieurs sites d’Al AÏn font partie d’un ensemble classé au patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO : plusieurs oasis, dont celle de Mutaredh au centre d’Al Aïn, le fort Al Jahili, les palais Al Muwaiji et du Sheikh Zayed, et des tombeaux.

Le Jebel Hafeet est le point culminant de l’émirat d’Abu Dhabi. J’ai trouvé plusieurs indications de hauteur, allant de 1240 à plus de 1300 mètres d’altitude. Quoi qu’il en soit, on est loin des 4807 mètres de notre Mont Blanc. Cocorico !!! Pour une fois qu’on a un truc plus haut que chez eux ! On a mal choisi notre journée car la vue est totalement bouchée par le sable et la poussière soulevés par les vents assez forts qui soufflent depuis hier. On distingue vaguement Al Aïn d’un côté et Oman de l’autre. On ne traine pas trop car il fait frais à cette altitude et une étape du Tour cycliste des EAU arrive ici dans 2 heures.

Edit : on apprendra le soir même que les deux dernières étapes du Tour des EAU sont annulées car 2 cas de contamination au covid-19 sont suspectés parmi les membres italiens d’une équipe. Trois équipes, dont 2 françaises, sont confinées dans un hôtel de Yas island à Abu Dhabi. Depuis, le Ministère de la santé Emirati a confirmé 6 cas de Coronavirus dans les équipes, repoussant leur confinement jusqu’au 14 mars.

Al Jahili Fort est le plus beau fort de la ville avec son imposante tour d’observation ronde. C’est un important témoignage de l’architecture militaire émirienne. Il a été construit à la fin du 19e siècle par le Sheikh Zayed Bin Khalifa (Sheikh Zayed the first) et son fils pour défendre la ville et l’oasis d’Al Aïn. Nous avons droit à un accueil dans la tradition émiratie, on goûte un café à la cardamome pas mauvais, accompagné de dattes.

La grosse tour ronde est de construction antérieure au fort ; elle servait de tour de guet. Les murs sont en torchis, mélange de sable, paille et eau, les charpentes et les gouttières sont réalisées avec des troncs de palmiers.

Le palais Cheikh Zayed (ou Al Aïn palace museum) est un bâtiment fortifié, datant de 1937, qui fut le lieu de résidence du Sheikh Zayed et de sa famille jusqu’en 1966. On y découvre leurs conditions de vie modestes avant le boum pétrolier, au travers des pièces d’habitation reconstituées. Rien à voir avec le luxe du palais présidentiel Qasr al Watan qu’il a fait construire ensuite ! Ça a dû les changer de passer de ce palais rustique au luxueux et immense palais d’Abu Dhabi.

Nous filons ensuite vers l’oasis de Mutaredh. Elle compte 140 000 palmiers de 100 variétés différentes, utilisés pour la nourriture (dattes) et la construction, répartis dans des parcelles communautaires clôturées par des murets. L’eau provient essentiellement de la montagne et des pluies. On loue des rosalies à l’entrée (50 AED la 4 places, 30 AED la 2 places pour 1 heure). Ça a le mérite d’épargner nos pieds (mais pas nos fesses !) et de rendre la visite plus amusante, notamment pour les garçons qui commencent à râler car ils ont faim !

Après un rapide et tardif déjeuner au food court du Al Aïn Mall, nous terminons par la visite de la maison natale du Sheikh Khalifa Bin Zayed al Nahyan, fils et président actuel des Émirats arabes unis. Le Qasr al Muwaiji a été totalement réhabilité récemment et une expo permanente sur le Sheikh a pris place dans un bâtiment de verre dans la cour.

De retour à Dubaï, nous allons dîner à Jumeirah Beach Residence (JBR pour les intimes), juste à côté de la marina que nous découvrons de nuit avant d’y revenir demain pour une balade en bateau. On y croise de jolies voitures : Lamborghini, Corvette, Rolls, Bentley, Ferrari… Léo s’est fait une petite collection de photos !

De Liwa à Dubaï

Nous profitons encore ce matin de notre hôtel et de son emplacement exceptionnel au milieu des dunes : quad et piscine sous un beau soleil et déjà 30° le matin. Il a fallu que je signe une décharge pour qu’Axel ait le droit de conduire son propre quad. Il était heureux comme tout ! Désolée pour la qualité des photos de la GoPro mais c’est le seul appareil qu’on avait.

Après quelques courses, nous entamons la remontée vers le nord afin d’être à Dubaï en fin de journée. La traversée du désert réserve quelques surprises, comme la traversée de dromadaires après leur entrainement à la course, ou encore des arrêts de bus au milieu de nulle part.

En préparant ce voyage, j’ai cherché un lieu à visiter entre Liwa et Dubaï. Les villes c’est bien, mais nous on aime surtout les grands espaces et la rando. Le problème c’est que ce pays est quand même très désertique et que dans cette partie sud-ouest, il n’y a pas grand chose d’autre à voir que des dunes et des villes ! J’avais quand même repéré sur Google maps un endroit où il était signalé « fossil dunes ». Ça sonnait comme la promesse de formations rocheuses intéressantes…

Sauf qu’on n’a jamais trouvé ! Le gps donnait des indications approximatives qui nous envoyaient en dehors de la route mais il n’y avait pas de piste non plus. En cherchant, nous sommes tombés sur un camp d’entrainement de dromadaires de course.

En chemin, on s’est arrêtés sur l’île de Yas pour faire les magasins au Yas mall et acheter des chaussures à Axel. Et vers 17h30 nous sommes arrivés à Dubaï chez Manue et Stan, nos amis Dubaïotes.

Le Rub al Khali et Liwa

Le Rub al Khali est la plus grande étendue de sable au monde. 1 000 km de long sur 500 km de large, soit la moitié de la France avec que du sable et rien d’autre ! Il recouvre une grande partie de l’Arabie Saoudite et s’étend dans une moindre mesure sur le Yémen, le sultanat d’Oman et les Emirats Arabes Unis. Pour une fois, ce ne sont pas les EAU qui détiennent le record du monde des dunes les plus hautes mais la Namibie ! C’est Big Dady, dans le désert du Namib, qui serait la plus haute du monde avec plus de 350 mètres de haut alors que Moreeb dune en fait (que) 300.

Avant de quitter Abu Dhabi, nous faisons un tour sur Saadiyat island pour voir le Louvre Abu Dhabi, de l’extérieur seulement. Faute de temps, nous avons fait un choix entre le désert et le musée. Il faudra revenir pour le visiter. Mais déjà de l’extérieur, le bâtiment est impressionnant car il semble être entièrement posé dans la mer.

La partie du Rub al Khali que nous allons visiter se trouve au sud de l’émirat d’Abu Dhabi. La route pour s’y rendre est hyper monotone… un ruban d’asphalte, du sable et des lignes haute tension. La petite ville de Medinat Zayed surgit comme un mirage. C’est à une dizaine de kilomètres d’ici que se trouve notre hôtel de ce soir, le Tilal Liwa hotel. Un petit bijou où nous faisons une pause pour déjeuner (service hyper long !) et se rafraichir dans la piscine à débordement ouverte sur le désert. On a de la chance car nos chambres sont prêtes et on peut en bénéficier dès midi alors que le Check-in n’est normalement qu’à 15h. Et encore une fois nous sommes surclassés.

L’oasis de Liwa et la route des forts

Nous commençons par visiter les forts qui se trouvent tous à proximité de la route qui longe la bordure nord du Rub al Khali. Il y en a une dizaine mais ils se ressemblent tous un peu donc on se limite aux forts Mezaira’a et Dhafeer. Il n’y a pas trop d’infos au sujets de ces forts, je sais juste qu’ils ont été construits au XIXe siècle, probablement pour défendre l’oasis située à seulement 30 km de la frontière saoudienne. Un peu maigre comme explication historique mais ils sont mignons et offrent de jolies vues donc ils valent bien une petite visite.

Mezairaa fort

Pour la vidéo, il faut absolument mettre le son !

Plus on s’enfonce dans le désert, plus les arrêts photo se multiplient sur la route.

La dernière étape est pour la dune Moreeb : 300 mètres de haut et une pente de 50° sur l’une de ses faces. Je nous voyais déjà, tels Dupont et Dupond dans Tintin au pays de l’or noir, partir à l’assaut du désert avec un foulard sous notre chapeau… mais non, finalement on est restés en bas 🙂 La pente est trop raide et en plus ce n’est pas l’endroit le plus joli. Des barrières et infrastructures pour les courses de buggy et 4×4 gâchent le paysage !

Nous reprenons la route en sens inverse pour rentrer à l’hôtel. Finalement les paysages le long de cette route sont bien plus jolis que la zone de Moreeb dune.

Notre chambre ayant une terrasse qui donne sur le jardin et la piscine, on savoure un moment de détente avec une bière bien fraîche. Le dîner est un buffet à volonté plutôt pas mal avec plein de plats au choix, dont un vrai poulet biryani hyper pimenté !

Sossusvlei, Deadvlei et les plus hautes dunes du monde

Nous sommes venus (à Sossusvlei)

Nous avons vu (des paysages époustouflants)

Nous avons vaincu (les plus hautes dunes du monde)

Ben c’est hyper crevant !!!

Retour sur notre journée de guerriers :
Tels des soldats bien disciplinés, nous rejoignons les rangs de voitures en attente devant les grilles du parc dès potron minet. Levés à 5h10, les valises jetées dans le coffre du 4×4 et le petit-déj bien emballé par nos hôtes stocké dans le sac à dos, nous nous mettons en route vers le Namib-Naukluft park. Les grilles ouvrant au lever du soleil, une horde de voitures rugissantes s’engouffre comme un seul homme, à 6h45, sur la route vers Sossusvlei. Et nous avec.

La file d’attente à l’entrée :

La route de 60 km qui mène au fond du parc est asphaltée, ça roule bien et même bien plus vite que la vitesse autorisée ! On fait quelques arrêts photo au niveau de la dune 45 (située à 45 km de l’entrée) et ses voisines. Beaucoup de visiteurs choisissent de monter en haut de cette dune moins haute et plus près de l’entrée que celles du secteur de Sossusvlei.

Arrivés sur le parking, deux options s’offrent à nous : se garer et prendre une navette payante pour aller à Deadvlei et Sossusvlei, ou bien s’y rendre avec notre propre voiture. Laurent hésite. Il ne reste que 5 km à parcourir mais sur une piste de sable mou. Une berline est plantée dans le sable jusqu’à mi-roues moins de 10 mètres après le début de la piste… ça met tout de suite dans l’ambiance ! En même temps, même en mode 4×4 c’est chaud, alors en 2×4, faut être un peu utopiste (pour rester polie !) pour penser que ça va passer !

La personne qui nous a accueillis à l’aéroport nous a expliqué qu’il fallait dégonfler les pneus à 1,5 bars et comment s’en sortir si on s’ensablait. Alors Laurent décide finalement de tenter le coup mais sans dégonfler les pneus car nous n’avons pas de manomètre et personne sur le parking ne semble en posséder. Par endroits, le sable est vraiment mou et les traces sont profondes. On se croirait dans le Paris-Dakar 🙂 On est secoués. Laurent essaie de suivre les traces déjà faites par les voitures précédentes et on avance jusqu’au moment où, en voulant rétrograder pour reprendre un peu de vitesse, la voiture cale et… on s’ensable légèrement en voulant repartir. Laurent applique les conseils qu’on lui a donnés et, en boîte courte, il s’en sort nickel !

Au bout de la piste de sable, nous atteignons le Paradis ! Que c’est beau !

Deux dunes les plus hautes du monde nous dominent. L’une, surnommée Big Daddy – la plus haute, environ 350 mètres – est bondée de monde ; l’autre, surnommée Big Mama, est beaucoup moins plébiscitée. C’est sur cette dernière que nous jetons notre dévolu. Une famille de quatre est en train de monter pendant que nous prenons notre petit-déj entourés d’oiseaux voraces qui guettent nos miettes. Le temps qu’on se mettent en route, ils descendent déjà et nous avons la dune rien que pour nous. Trop bien !

On monte tranquillement, chacun à son rythme. C’est à dire que j’arrive 5 bonnes minutes après les garçons ! Voyez, ils sont déjà au sommet alors qu’il me reste encore un bout de chemin à faire !

Le panorama est époustouflant ! On voit Big Daddy et, à son pied, Deadvlei, le fameux salar (désert de sel et d’argile) avec ses arbres morts où nous irons ensuite.

Au pied de Big mama, c’est Sossusvlei, un autre salar.

Après avoir rempli les appareils photo, on dévale la pente en courant en direction de Sossusvlei. Léo et Axel s’en donnent à cœur joie.

Autant vous dire que le vidage des chaussures est obligatoire en arrivant en bas !

Nous reprenons la voiture jusqu’au parking de Deadvlei (Laurent maîtrise trop bien la conduite dans le sable maintenant !). Là c’est les Champs-Elysées ! Il y a un monde fou alors qu’il n’y avait presque personne à Sossusvlei. C’est que Deadvlei est l’un des sites touristiques les plus visités de Namibie alors c’est la rançon du succès. Cela ne nous empêche pas de profiter nous aussi de la beauté du site en plaignant les touristes qui entreprennent l’ascension de Big Daddy en pleine chaleur. Parce qu’autant ça caillait ce matin (12°), autant vers 11h il fait bien chaud et ils doivent bien galérer.

Les contrastes sont saisissants entre le blanc immaculé du sol, le brun des arbres, l’orange des dunes et le bleu du ciel. Les salars de Sossusvlei et Deadvlei sont la conséquence de l’assèchement d’anciens marais créés par la rivière Tsauchab. Les dunes ont fini par empêcher l’arrivée d’eau, les arbres se sont desséchés et le sel s’est déposé sur l’argile, constituant ce sol tout blanc.

On pique-nique avec une vue 4 étoiles sur les dunes, puis on reprend la piste de sable pour repartir vers notre prochaine étape : Rostock Ritz Desert Lodge. Sur le retour, on s’ensable encore légèrement mais le passage en boîte courte nous sauve à nouveau. En fait, le mode 4×4 ne suffit pas, il faut se mettre en boîte courte en gardant une vitesse constante et ça passe tranquilou même sans dégonfler les pneus.

Sur la route, on voit des cercles de fée. C’est un phénomène naturel inexpliqué qui consiste en des cercles parfaits, vierges de végétation au centre et avec une végétation plus haute que celle environnante sur le pourtour. Nous faisons une brève étape à Solitaire, un mini village au milieu de nulle part aux airs de Bagdad Café.

Notre étape du soir, le Rostock Ritz Desert Lodge est super sympa. En plus on nous surclasse et on se voit attribuer la chambre honeymoon avec une belle terrasse qui donne sur la savane.

Le lodge recueille des suricates orphelins ou abandonnés par des particuliers. Ils sont trop mimis ! En revanche on est surpris par leur taille car on pensait qu’un suricate mesurait dans les 40 / 50 cm debout alors qu’ils doivent faire à peine plus de 20 cm.

Eh oh, c’est par là qu’il faut regarder ! Le soleil se couche sur les bungalows tout ronds du Rostock Ritz (les nôtres sont les deux derniers à gauche).

Ce soir, on teste le steak d’oryx. C’est très bon mais pas autant que le steak de koudou du Lapa Lange.

Le désert du Namib c’est par où ? Suivez la dune !

Premiers pas sur la dune.

Nous quittons le Lapa Lange Game Lodge vers 8h15 et mettons le cap à l’ouest, direction le Namib-Naukluft park. Jusqu’à Maltahöhe, nous roulons à bonne vitesse sur une route asphaltée limitée à 120 km/h. Après Maltahöhe, la route devient piste, pas terrible au début puis plus roulante. Nous voyons plein de nids de républicains sociaux sur le bord de la route. Ces petits oiseaux, endémiques du sud de l’Afrique, fabriquent leurs nids en les agglomérant les uns aux autres. Cela fait des nids collectifs énormes qui peuvent faire rompre les branches tant leur poids devient conséquent.

Du côté de Zaris pass, les paysages deviennent intéressants.

Nous bifurquons sur la D845 et après quelques centaines de mètres, nous tombons sur un petit troupeau d’oryx en train de traverser la piste.

Ensuite, la C27 longe les dunes du désert du Namib. Nous touchons au but mais les 40 derniers kilomètres nous semblent très longs car la piste est de la vraie tôle ondulée. On est secoués comme des pruniers ! Après 4 heures de route, nous arrivons enfin à Sesriem où nous pique-niquons.

Le tri sélectif à la mode africaine (avec un nid de républicains sociaux dans l’arbre) :

Nous achetons le permis pour 2 jours et entrons dans le parc pour aller en haut de la dune Elim, la plus proche de l’entrée.
On grimpe, on se remplit les chaussures de sable orange, les garçons cavalent en tête et j’essaie de les suivre ! Pfiou c’est dur de marcher dans le sable mou ! Heureusement, le paysage est souvent prétexte à faire une pause photo qui permet de récupérer un peu de souffle en même temps. Et avec la lumière dorée de fin d’après-midi, c’est somptueux.

Tiens d’ailleurs, un oryx est en route vers le sommet de la dune pour se mettre au frais pour la nuit. Pause photo !

C’est chouette, on voit les hautes dunes situées au fond du parc. Pause photo !

Ah et de l’autre côté on a une belle vue sur les montagnes du Naukluft et la savane. Pause photo !

Je suis obligée de vider mes chaussures à plusieurs reprises car au bout d’un moment, je n’ai plus de place pour mes pieds tellement elles sont remplies de sable !

Après 2 heures de « balade » sur la dune, nous reprenons la route pour rejoindre Weltevrede guestfarm où nous arrivons juste au coucher du soleil. Le dîner est servi à heure fixe ; à 18h30 on nous sert l’entrée, puis nous nous servons au buffet. Ce soir, c’est lasagnes de springbok. Délicieux ! En fin de repas, les serveuses entonnent quelques chansons Namas qui contiennent 4 kliks différents. Vous savez, les kliks comme les Bushmen des Dieux sont tombés sur la tête !

On se couche à 20h30 (pas grand chose d’autre à faire de toute façon !). Demain on se lève avant l’aube pour être à la porte d’entrée du parc qui ouvre au lever du soleil, à 6h45.