Le Rub al Khali et Liwa

Le Rub al Khali est la plus grande étendue de sable au monde. 1 000 km de long sur 500 km de large, soit la moitié de la France avec que du sable et rien d’autre ! Il recouvre une grande partie de l’Arabie Saoudite et s’étend dans une moindre mesure sur le Yémen, le sultanat d’Oman et les Emirats Arabes Unis. Pour une fois, ce ne sont pas les EAU qui détiennent le record du monde des dunes les plus hautes mais la Namibie ! C’est Big Dady, dans le désert du Namib, qui serait la plus haute du monde avec plus de 350 mètres de haut alors que Moreeb dune en fait (que) 300.

Avant de quitter Abu Dhabi, nous faisons un tour sur Saadiyat island pour voir le Louvre Abu Dhabi, de l’extérieur seulement. Faute de temps, nous avons fait un choix entre le désert et le musée. Il faudra revenir pour le visiter. Mais déjà de l’extérieur, le bâtiment est impressionnant car il semble être entièrement posé dans la mer.

La partie du Rub al Khali que nous allons visiter se trouve au sud de l’émirat d’Abu Dhabi. La route pour s’y rendre est hyper monotone… un ruban d’asphalte, du sable et des lignes haute tension. La petite ville de Medinat Zayed surgit comme un mirage. C’est à une dizaine de kilomètres d’ici que se trouve notre hôtel de ce soir, le Tilal Liwa hotel. Un petit bijou où nous faisons une pause pour déjeuner (service hyper long !) et se rafraichir dans la piscine à débordement ouverte sur le désert. On a de la chance car nos chambres sont prêtes et on peut en bénéficier dès midi alors que le Check-in n’est normalement qu’à 15h. Et encore une fois nous sommes surclassés.

L’oasis de Liwa et la route des forts

Nous commençons par visiter les forts qui se trouvent tous à proximité de la route qui longe la bordure nord du Rub al Khali. Il y en a une dizaine mais ils se ressemblent tous un peu donc on se limite aux forts Mezaira’a et Dhafeer. Il n’y a pas trop d’infos au sujets de ces forts, je sais juste qu’ils ont été construits au XIXe siècle, probablement pour défendre l’oasis située à seulement 30 km de la frontière saoudienne. Un peu maigre comme explication historique mais ils sont mignons et offrent de jolies vues donc ils valent bien une petite visite.

Mezairaa fort

Pour la vidéo, il faut absolument mettre le son !

Plus on s’enfonce dans le désert, plus les arrêts photo se multiplient sur la route.

La dernière étape est pour la dune Moreeb : 300 mètres de haut et une pente de 50° sur l’une de ses faces. Je nous voyais déjà, tels Dupont et Dupond dans Tintin au pays de l’or noir, partir à l’assaut du désert avec un foulard sous notre chapeau… mais non, finalement on est restés en bas 🙂 La pente est trop raide et en plus ce n’est pas l’endroit le plus joli. Des barrières et infrastructures pour les courses de buggy et 4×4 gâchent le paysage !

Nous reprenons la route en sens inverse pour rentrer à l’hôtel. Finalement les paysages le long de cette route sont bien plus jolis que la zone de Moreeb dune.

Notre chambre ayant une terrasse qui donne sur le jardin et la piscine, on savoure un moment de détente avec une bière bien fraîche. Le dîner est un buffet à volonté plutôt pas mal avec plein de plats au choix, dont un vrai poulet biryani hyper pimenté !

Kalahari, sable rouge et savane

Safari dans le Kalahari

J’imaginais le désert du Kalahari comme une étendue de dunes rouges parsemées d’herbes jaunes. En réalité c’est l’inverse : du bush assez plat sous lequel on devine du sable rouge.

Ce matin, nous prenons le temps. On avait besoin de repos après le boulot et le long voyage en avion. On se lève tranquillement un peu avant 8h. Moi je me suis déjà levée à 6h30 pour voir le soleil se lever (c’est beauuuu sur la savane et le plan d’eau) mais je me suis recouchée ensuite.

Notre chalet

Dans la matinée, nous partons explorer la réserve privée du Lodge à pied. Il y a 3 sentiers de 2,2 km à 11,5 km. Comme nous sommes super courageux en ce début de séjour, nous choisissons celui de 2 km ! Ben quoi, il fait chaud et il faut se préserver pour les prochains jours. Nous voyons des antilopes (j’ai pas encore bien capté les différences donc je ne sais pas trop quelles races c’est), des autruches et trois girafes. Pour un début on est plutôt satisfait. C’est vraiment chouette de pouvoir accéder à la réserve en autonomie et de croiser des girafes alors qu’on est à pied à quelques mètres d’elles.

En début d’après-midi, un guide du Lodge nous emmène dans un grand enclos où vivent trois guépards. Il y en a deux autres dans un second enclos qui sont plus sauvages et agressifs. Comme partout où on peut en voir en captivité en Namibie, ils sont là parce qu’ils ont été recueillis blessés ou orphelins. Ces trois-là sont de gros chats qui ronronnent quand on s’approche ! Vrai de vrai, ils ronronnent et nous lèchent les mains ! On passe environ 45 minutes, juste nous quatre avec eux, à leur gratouiller la tête et à les photographier sous tous les angles. Ils sont captivants.

Léo est à l’aise mais Axel garde ses distances…

Personnellement, je suis sceptique sur le bien fondé de la démarche de ces lodges. Je crains qu’ils ne fassent passer l’intérêt économique avant la protection des espèces. Toutefois, les guépards du Lapa Lange ont l’air en bonne santé et le prix dérisoire que nous avons payé doit tout juste suffire à régler les frais de vétérinaire et la nourriture. Pas de quoi s’enrichir. Le guide nous a dit que le vétérinaire était passé récemment, on peut donc supposer qu’ils sont bien soignés. Ayant perdu leur instinct sauvage, ils ne peuvent de toute façon pas être relâchés car ils mourraient. Alors finalement, ils ne sont peut-être pas si malheureux ici, dans leurs grands enclos.

A 15h30, nous suivons un autre guide qui nous emmène, avec un énorme pick up surélevé, dans la réserve pour un safari (ici on dit un game drive). Et là on enchaine les rencontres : 3 girafes avec un girafon, des gnous noirs, des gnous bleus (en fait ils sont gris !), des springboks, des bubales, 2 rhinocéros blancs (en fait ils sont gris aussi !), des autruches et même des œufs, une sorte de chien sauvage tacheté que le guide n’a pas vu donc on ne sait pas ce que c’est !

Avant que le soleil ne disparaisse pour la nuit, on s’arrête et notre guide sort une table, une nappe blanche, des boissons et gâteaux apéro pour contempler le coucher du soleil comme il se doit. Une tradition qu’on trouve très sympa et qu’on serait tenté d’adopter !

Si la suite du voyage est aussi excitante que cette première journée de visite, ça promet…

Afrique australe : premières impressions

Nous sommes bien arrivés en Namibie, à 7h30, avec le soleil levant. Avec 2 heures de retard sur le planning prévu mais ça c’est pas grave. Et déjà sur le côté du tarmac, ça grouille de babouins qui détalent à l’arrivée de l’avion !

Comme je le redoutais, la connexion internet est très limitée donc les nouvelles arriveront au compte-gouttes ! Surtout les photos !

Après un briefing par le guide de l’agence Tourmaline, la récupération du véhicule de location et les courses, nous prenons la route vers le sud.

Sur la route entre l’aéroport et le Lapa Lange Game Lodge, dans le Kalahari, nous croisons des babouins, une autruche, des springboks et un grand koudou. Nous roulons principalement sur la B1, une route goudronnée qui traverse la Namibie du nord au sud. Seuls les derniers 35 km sont de la piste de gravier. Pour une prise en main du 4×4 – un Toyota Hillux – c’est parfait parce que, déjà c’est une grosse voiture et en plus il faut appréhender la conduite à gauche. Laurent actionne plus souvent les essuie-glaces que le clignotant car même les commandes au volant sont inversées !

Lorsqu’on croise un autre véhicule sur une piste, pendant quelques secondes on se retrouve dans un nuage de poussière. C’est le fesh fesh (mélange de sable et poussière).

Au Lodge, où nous arrivons vers 15h30, notre chalet donne sur un point d’eau où sont venus s’abreuver des élands du Cap – qui comptent parmi les plus grandes antilopes du monde – et deux rhinocéros blancs… à 20 mètres de notre terrasse ! On passe la fin d’après-midi à les observer.

Ce soir, après un rapide mais excellent dîner au resto du Lodge, on est au lit à 20h !

Une petite photo de l’intérieur de notre chalet :

Las Bardenas Reales, un air d’ouest américain en Espagne

Premier jour

Après 5h30 de route, et un arrêt pour quelques achats dans les magasins d’usine à Hossegor, nous atteignons Tudela. Notre hôtel, le Bed4U, est moderne mais pas super bien insonorisé et les lits sont moyennement confortables mais ça ira pour 3 nuits.

On part explorer Tudela… et on a vite fait le tour ! Pas grand chose à explorer à vrai dire ! La vieille est sympa mais déserte ; la ville nouvelle se résume à deux rues avec assez peu de boutiques intéressantes mais malgré tout j’ai quand même trouvé de quoi dépenser quelques euros !

J’avais repéré quelques restos/bars à tapas mais il est encore trop tôt et ils ne servent pas à manger. On se replie donc dans un resto/bar de la place centrale sans trop de conviction. Finalement, on y mange plutôt bien (quoique un peu gras) et pour pour peu cher. Tellement peu cher que, quand on a vu les prix des vins, on s’est demandé si c’était le prix au verre. Renseignement pris auprès du serveur, c’étaient les prix à la bouteille ! 7,40 € dans un resto pour un vin local qui se défend carrément bien… que demander de plus pour cette première soirée ?

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