Rafting sur la Cetina

La rivière Cetina caracole une centaine de kilomètres depuis sa source. Tranquille en été, elle grossit beaucoup de l’automne au printemps et a formé une gorge profonde bordée de hautes falaises. Elle se jette ensuite dans l’Adriatique au niveau de la ville d’Omis.

Pour découvrir ces beaux paysages de l’intérieur, nous avons réservé une descente en rafting avec la compagnie Pirates rafting.

Les garçons ayant demandé une grasse matinée, nous partons en fin de matinée de Split pour faire un tour à Omis. La vieille ville médiévale est toute petite, adossée aux montagnes. Contrairement à la plupart des villes historiques que nous avons visitées en Croatie, les maisons du front de mer sont plus colorées. Le rouge et le jaune des façades ressortent d’autant plus sur le gris clair des montagnes calcaires.

On pique-nique au bord de la rivière, en regardant les bateaux passer, à quelques kilomètres en amont d’Omis.

Puis vient l’heure du départ. On se change, on enfile les gilets de sauvetage et les casques, on monte dans la navette qui remonte la rivière et c’est parti pour 3 heures de descente sur la Cetina. Il y a cinq bateaux. On embarque avec deux jeunes allemands et leur copine bimbo. Je pense que c’est la première fois de sa vie qu’elle touche une rame !

Nous allons parcourir 10 kilomètres du point de départ au point d’arrivée où nous avons laissé la voiture.

Notre guide s’appelle Charlie, c’est sa deuxième saison ici. Les consignes principales qu’il nous donne, c’est de mettre les pagaies en l’air quand le passage est étroit, de continuer de ramer quand on traverse les rapides, et de s’asseoir au fond du bateau quand ça brasse beaucoup et que Charlie nous dit « bomba ». Moi je me retrouve deux fois au fond du bateau sans qu’on me le demande mais c’est une autre histoire…

À cette saison, la Cetina est classée catégorie 2, donc la descente n’est pas risquée et ça brasse juste assez pour s’amuser. Pour rigoler un peu plus, Charlie nous propose de passer certains rapides en marche arrière ou en faisant des 360°.

La température de l’eau est de 16°, on y goûte vite puisque les gens d’une autre compagnie de rafting sont arrêtés sur notre trajet et lancent une bataille d’eau à notre passage. Et ils ont la technique pour envoyer des paquets d’eau ! Alors lorsque nous nous arrêtons à notre tour, on leur réserve une belle haie d’honneur !

Et on s’arrose nous-mêmes aussi !

Les deux jeunes allemands de notre groupe sont des petits marrants. On se marre pas mal, surtout quand ils se mettent à imiter leur copine qui ne fait qu’effleurer la surface de l’eau et rame avec le petit doigt levé !

Vous trouvez qu’on a souvent les pagaies en l’air, qu’on ne rame pas beaucoup et que c’est une promenade pépère ? Regardez la suite…

Là par exemple, Charlie a dit « bomba » !

Vers la fin du parcours, il y a un passage de rapides dangereux. Il faut descendre du bateau pour que les guides traversent seuls. Laurent et moi choisissons de prendre le chemin classique. Les garçons choisissent de traverser une grotte dans laquelle il faut sauter dans l’eau qui n’est qu’à 10°. Ils ressortent transis de froid mais contents de l’expérience, surtout qu’ils ont l’occasion ensuite de faire un saut dans la rivière depuis une falaise de 5 mètres de haut.

On rentre à Split à 20h passées, crevés et contents de notre journée !

Par contre, je ne sais pas par quel insecte j’ai été piquée mais j’ai une boursouflure toute chaude de près de 10 cm de diamètre sur la cuisse et une autre sur le genou.

Le parc national des lacs de Plitvice

Qui n’a jamais vu des photos de ces innombrables cascades se déversant dans des bassins d’un vert émeraude au milieu d’une végétation dense ? Plitvice est le parc national le plus connu, le plus grand et le plus visité de Croatie (1 million de visiteurs par an) mais aussi le plus ancien d’Europe du sud. Il est inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Son intérêt réside bien sûr dans les nombreuses chutes d’eau, ses 16 lacs séparés par des barrières de travertin, et également dans la forêt primaire de hêtres et de sapins qui leur sert d’écrin. Hormis les passerelles de bois qui permettent de visiter le parc, aucune intervention humaine n’y est tolérée et la baignade est fort heureusement interdite (on a quand même croisé un couillon en maillot avec sa serviette de bain !). On observe ici la nature dans son état sauvage et on en prend plein les yeux.

Depuis l’entrée 2, on prend un petit bateau pour traverser le lac Kozjac, le plus grand des lacs de Plitvice. Puis on décide de suivre plus ou moins l’itinéraire E, avec un peu du H, pour faire les lacs supérieurs. Ces lacs supérieurs sont entourés d’une forêt épaisse et le relief ici est peu marqué. Ça grimpe tranquille !

L’eau coule de partout, dévalant d’un lac à l’autre, et passant même sous les passerelles.

Le seul bémol c’est la foule. Il y a vraiment trop de monde et ça gâche un peu le plaisir. Il y a un quota de 5000 personnes par jour mais à certains endroits ça bouchonne. Et encore, il parait que parfois il faut attendre 2 heures pour acheter les tickets d’entrée ou pour prendre le bateau. J’avais réservé sur le site internet donc nous n’avons pas eu à faire la queue qui, en effet, était assez longue mais pas au point d’atteindre 2 heures d’attente. Visiblement personne ne sait qu’on peut aussi acheter les tickets en bas à l’entrée 2 (ce n’est indiqué nulle part) et là il n’y a presque pas d’attente.

Nous n’avons pas trop attendu non plus pour prendre le petit train ou les bateaux. A chaque fois nous sommes montés dans le premier qui arrivait. Donc ça aurait pu être pire niveau foule. J’imagine même pas…

Le phénomène naturel qui donne naissance à tous ces lacs et cascades est le même qu’au parc de Krka. Petite révision : l’eau de pluie, en cheminant à travers les fissures du sol, composé de calcaire et de dolomite, dissout la roche. Les sédiments se déposent sur les mousses et les algues, créant différentes formes karstiques, comme des grottes et des barrières de travertin. Ces barrières forment des barrages naturels, créant des cuvettes qui donnent naissance aux lacs et, par débordement ou infiltration, aux chutes d’eau.

Barrière de travertin
Tout ce qui est immergé est recouvert, petit à petit, par les sédiments. Les arbres deviennent pierre.

Au bout du dernier lac supérieur, nous prenons une sorte de petit train qui nous ramène à l’entrée 2. Après le pique-nique, nous longeons le lac Kozjac pour aller du côté des lacs inférieurs. Cette partie du parc est moins étendue, encaissée dans un canyon de falaises calcaires, et on est souvent à la queue leu leu !

Nous n’avons pas vu d’ours ni de loups qui peuplent les montagnes des alentours de Plitvice, mais un petit serpent.

C’est dans le Parc national des lacs de Plitvice qu’a éclaté le premier conflit de la guerre d’indépendance, en 1991. Des policiers serbes ont pris un bus de policiers croates en embuscade pour prendre le contrôle de la région. Et c’est ici aussi qu’a eu lieu le dernier affrontement, lors de l’opération Tempête lancée par les croates, qui a mis fin à la guerre en 1995. Un si joli lieu pour une si vilaine guerre.

Nous logeons à une dizaine de kilomètres du parc, dans un chalet rustique et mignon. Le propriétaire tient un restaurant sur la route des lacs et c’est sa maman qui nous accueille. Elle est adorable mais ne parle pas un mot d’anglais ! On communique comme on peut, avec les mains.

Pour fêter l’anniversaire de Léo, nous allons au resto du propriétaire, le bistro Vila Velebita. Le cochon à la broche est excellent et les enfants apprécient leur pizza.


Deuxième jour à Plitvice

Normalement nous aurions dû visiter le parc des lacs de Plitvice aujourd’hui alors que de la pluie était annoncée. Et la pluie est bien arrivée dans la nuit. Il pleut même très fort. Donc ce matin c’est grasse matinée, courses à Korenica et lessive.

La météo semble s’améliorer alors, après un repas pris dans notre chalet, je regarde sur Google Maps où on pourrait bien aller. Je repère une petite route qui mène à des hébergements, parallèle à la route principale qui longe les lacs. Potentiellement, on pourrait y trouver des points de vue sur les lacs. Hier on voyait des gens là-haut, sans comprendre par où ils étaient passés puisqu’on ne voyait pas d’accès dans le parc.

Bingo ! Je suis contente de moi. La route longe le canyon par le haut et de petits sentiers en sous-bois mènent à des belvédères.

En prenant de la hauteur, on distingue bien les différences de niveau entre les lacs et les chutes d’eau qui tombent d’un lac à l’autre.

Veliski slap, la plus haute cascade du parc
Le ruisseau qui donne naissance à Veliski slap

On voit même des chutes d’eau invisibles depuis les passerelles du parc et les vues d’ensemble sont absolument magnifiques !

Malgré le temps couvert cet après-midi, le bleu des lacs est toujours aussi… bleu. On est bien contents de notre découverte !

En rentrant au chalet, une belle surprise nous attend. La mamie nous a fait le plein d’eau dans la carafe (on aurait préféré du vin 😉 et elle a allumé un feu dans la cheminée. On apprécie vivement car il fait 15° dehors. On sort le Monopoly et l’apéro pour une belle soirée au coin du feu.

Le parc national de Krka

Allez, je suis sympa, je vous aide un peu sur la prononciation des noms croates. Krka se prononce plus ou moins keurka. Facile !

Aujourd’hui, j’avais prévu une journée cool avec plage le matin, piscine à l’hôtel et balade en fin de journée à Sibenik. Sauf que la météo n’est pas clémente avec nous et il devrait pleuvoir durant 2 jours alors que nous avons prévu de visiter les deux parcs nationaux les plus réputés de Croatie. Donc on avance le programme d’une journée et, après un petit-déjeuner sur la plage de Drvenik, on part découvrir le parc de Krka.

Pour tout vous dire, on galère un peu sur la route au niveau de Makarska. C’est complètement bouché et on perd 30 minutes dans les bouchons sous une averse. Lorsqu’on arrive à l’entrée du parc de Krka, il est presque 13h. On achète un hot-dog et je demande à la serveuse si la file d’attente en face est pour acheter les tickets pour entrer dans le parc… réponse positive de la serveuse qui ruine mes espoirs d’avoir le temps de visiter les différents sites, distants de plusieurs dizaines de kilomètres. Elle m’indique un guichet réservé aux tours-opérateurs en me disant que je peux tenter ma chance. C’est ce que je fais et ça marche ! La dame au guichet me dit qu’elle est dédiée aux agences de voyage mais qu’elle peut me vendre des billets si je veux. Ben un peu que je veux !!! Vue la queue au guichet grand public, je pense que j’ai récupéré les 30 minutes perdues à Makarska !

Krka est un parc national très étendu le long de la rivière éponyme. La zone la plus réputée et fréquentée est Skradinski buk. Comme il y a beaucoup de monde ce midi pour entrer à Skradinski buk, j’opte pour une stratégie qui consiste à aller d’abord au monastère de Krka, à 40 minutes de route, puis aux chutes de Roski slap, et enfin terminer par le plus spectaculaire à Skradinski buk où est notre hôtel. On espère ainsi éviter la foule.

On part donc avec nos hot-dog, après avoir bien remercié notre serveuse. Je vous met une petite carte du parc pour illustrer notre parcours (lieux entourés en rouge).

Les abords du parc ne sont pas très engageants. Les villages sont tristes, beaucoup de maisons sont abandonnées, certaines portent des impacts de balles, d’autres sont habitées mais brutes de parpaings ou de briques. Seul le village de Skradin est mignon.

Première étape : le monastère de Krka

D’après le guide du Routard, ce monastère orthodoxe serbe du XIVe siècle est l’un des plus beaux de Croatie. Allons vérifier cela…

Je suis bien incapable de vous faire un laïus sur tous les conflits qui se sont déroulés ici mais je sais que la rivière Krka a, de tout temps, été une ligne de démarcation naturelle et une zone de résistance où se sont affrontés romains, byzantins, ottomans et vénitiens, puis orthodoxes, catholiques et musulmans. En témoignent les nombreux vestiges de forteresses médiévales qui subsistent sur les falaises. Le monastère de Krka a fait l’objet de nombreux conflits et a été détruit à plusieurs reprises. Difficile à croire tellement la vie semble s’écouler paisiblement aujourd’hui dans ce lieu de recueillement entouré de vignes.

A notre arrivée, une guide du parc national nous propose une visite guidée comprise avec nos billets. La visite est en anglais et nous ne comprenons pas tout à l’histoire du monastère. Nous visitons d’abord l’église de style byzantin, puis les catacombes romaines situées juste en-dessous. L’église du XIVe ayant été ruinée par les Turcs, les bâtiments actuels datent des XVIII et XIXe siècles.

Quatre moines et deux étudiants occupent le monastère. Les étudiants ont entre 16 et 20 ans. Ils vont ensuite à l’université et, pour devenir prêtre, ils doivent se marier.

Nous repartons en direction de Roski slap en faisant un arrêt pour voir le monastère dans son bel environnement, dominant la rivière Krka.

Deuxième étape : Roski slap

Nous reprenons la route pour une trentaine de minutes afin d’explorer le secteur de Roski slap. On y découvre 12 mini chutes d’eau successives dues à la formation de travertin, enserrées dans une gorge profonde.

Un escalier de 517 marches permet d’atteindre la grotte préhistorique d’Ozidjana Pecina située en haut de la montagne et, accessoirement, d’avoir une vue plongeante sur les chutes dont on mesure mal l’étendue lorsqu’on est au ras de l’eau, du fait de leur petite hauteur. Nous n’allons pas jusqu’à la grotte et, du haut des 455 marches montées, on a déjà une belle vue d’ensemble.

Je dois avouer que, même d’en haut, on ne distingue pas vraiment les 12 chutes noyées dans la végétation. Mais la vue sur la rivière est jolie.

La grande chute de Roski slap n’est pas très fournie à cette époque de l’année et on ne peut l’approcher qu’en bateau. On la voit à peine sur ma photo :

On passe devant les anciens moulins occupés par des restaurants et boutiques de souvenirs.

Bon, Roski slap ne m’a pas enthousiasmée. C’est mignon mais pas transcendant.

Troisième étape : Skradinski buk

C’est l’endroit le plus visité du parc de Krka. On l’a gardé pour la fin en espérant être plus tranquilles et je crois que le pari est gagné, même si nous ne sommes pas seuls. Un chemin de 3 km permet d’accéder au parc mais nous prenons l’option navette.

Les chemins en bois ondulent le long de la rivière et des petits lacs formés par les barrières de travertin, c’est charmant, l’eau coule de tous les côtés. De près ou de loin, les cascades s’entendent et se découvrent à travers la végétation.

Là on peut clairement voir ce qu’est une barrière de travertin. L’eau de pluie chemine dans la roche calcaire, entraînant avec elle des sédiments qui se déposent sur les algues et la mousse. Au bout d’un certain temps, cela forme une barrière qui donne naissance à un lac et à une chute d’eau tout du long.

Un Martin pêcheur pas craintif

Le clou de la visite sont ces spectaculaires chutes d’eau :

Depuis le 1er janvier 2021, il est interdit de se baigner au pied des cascades et c’est tant mieux ! Tant mieux pour l’environnement surtout et aussi pour les photos qui ne sont plus gâchées par tous les touristes en maillot !

Avant

Fatigués de notre journée, nous apprécions de loger à l’hôtel situé juste à l’entrée du parc. Une bonne nuit nous fera du bien car, entre le vent qui nous a empêchés de dormir à Dubrovnik et l’orage la nuit dernière, on a grand besoin de dormir !

Tad Kouang Si

Cette nuit, un orage violent, accompagné d’une pluie incessante qui a dû faire monter le niveau du Mékong d’1 mètre, a secoué la ville de Luang Prabang et perturbé notre sommeil. De 23h à 6h, les éclairs, la pluie et le tonnerre n’ont pas cessé.

Fatigués, nous prenons la route pour Ban Ou, village d’artisans d’art, mais c’est jour férié pour les bouddhistes et donc ils ne travaillent pas ! Nous ne verrons donc pas les femmes tisser ni les hommes sculpter le bois. Seule une dame accepte de nous montrer la fabrication artisanale de papier de mûrier décoré. Les branches de mûrier sont cueillies dans la forêt, puis on en recueille le cœur qui macéré dans de l’eau devient de la pâte à papier. Décoré de fleurs et feuillages, le papier sert à fabriquer des carnets, lampes, etc.

Un peu plus loin, on s’arrête dans un village Hmong qui vit de la vente d’artisanat et notamment de tissage. La pluie de la nuit a détrempé le sol et le passage des scooters a creusé de profonds sillons dans les ruelles en terre. Je n’imagine même pas l’état du village en période de mousson !

A 30km de Luang Prabang, on arrive au site des chutes de Kouang Si. Le chemin pour y accéder est un peu boueux mais praticable. On déjeune au pied des cascades, puis on profite du lieu qui est très joli. Le seul problème, c’est qu’avec l’orage de la nuit, l’eau est marron au lieu du bleu turquoise habituel. Pas de chance pour nous ! La couleur et l’opacité de l’eau ne décourage pas les plus téméraires qui plongent dans l’eau froide des piscines naturelles.

En temps normal, les chutes de Kouang Si, c’est comme sur la photo juste en-dessous. Le bleu leur va mieux que le marron, non ?
De retour à Luang Prabang, on demande au chauffeur de nous laisser à l’entrée du marché de nuit pour retourner faire quelques emplettes.

J’ai réservé un massage pour 18h à l’hôtel. Pendant une heure, je me laisse pétrir par les doigts expert de la masseuse qui fait un bien fou à mes muscles traumatisés par tous les escaliers montés et descendus depuis le début du séjour !

Retour au marché de nuit après le dîner pour prendre le digestif avec la vendeuse d’alcool de riz… et lui acheter quelques bouteilles au passage 😉

Cascades et Sasaks

Les cascades, vous savez ce que c’est. Mais les Sasaks ?

Il s’agit de l’ethnie la plus représentée à Lombok. Les sasaks sont en grande majorité musulmans et vivent principalement de l’agriculture (riz, tabac). Ils pratiquent un islam modéré (par exemple, ils ne font que 3 prières au lieu de 5 par jour) et pourtant, Lombok est surnommée l’île aux 1000 mosquées. Les coupoles et minarets émergent partout, partiellement masqués par la végétation. Il doit y avoir autant de mosquées à Lombok que de temples à Bali, c’est à dire beaucoup !

Voilà pour l’intro culturelle. Maintenant, place au récit de la journée.

Nous partons à 8h30 de l’hôtel en compagnie de nos guides, Nathalie et David. La route côtière est splendide à partir de Senggigi jusqu’au nord de l’île. Nous longeons de belles plages bordées de cocotiers et traversons plein de villages où se tiennent des marchés. Puis la route s’éloigne de la côte et nous entamons la montée sur le flanc nord du Mont Rinjani, le volcan de Lombok. Actif et aussi haut que le Mont Fuji au Japon (plus de 3700 mètres), il est presque constamment auréolé de nuages et ses pentes sont très fertiles.

A Senaru, nous empruntons un sentier qui s’enfonce dans la jungle afin d’atteindre deux magnifiques cascades : Sendang Gile et Tiu Kelep. Le chemin en pavés alterne entre escaliers, passerelle sans garde-fou au-dessus d’une gorge profonde, passages dans la rivière… la balade est géniale, un vrai régal ! A un moment, on suit un canal d’irrigation qui emmène l’eau de la montagne dans les rizières situées plus bas. On entend des oiseaux, des singes qu’on distingue dans les arbres au-dessus de nos têtes, le clapotis de l’eau et le bruissement des cascades. Un régal je vous dis !

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Je sais, la photo au-dessus est floue. Mais je réclame votre indulgence car avec les pieds dans l’eau (très fraîche), le courant, les galets glissants, les chaussures dans une main et l’appareil photo dans l’autre, pas facile de stabiliser !

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On atteint la première cascade en 20 minutes environ.

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Puis la seconde cascade, plus haute, encerclée par les falaises de pierre volcanique et la végétation. A notre arrivée, des courageux se baignent dans la piscine naturelle formée par la cascade. Vite refroidis, ils n’y restent pas longtemps ! Nous, sans nous baigner, nous sommes trempés quand même tellement la chute est puissante et nous envoie ses embruns. D’ailleurs, il est difficile de prendre des photos car l’objectif de l’appareil est vite moucheté de gouttelettes d’eau.

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Cette très belle balade, d’environ 2 heures aller-retour, nous a ouvert l’appétit. On déjeune dans un restaurant avec vue panoramique sur les rizières d’un côté et la première cascade de l’autre.

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Nous faisons un bref arrêt pour voir la plus ancienne mosquée de Lombok. Rien à voir avec les mosquées actuelles ! Elle est entièrement en bambou, y compris le toit, et entourée de jolies rizières dans lesquelles le ciel et les cocotiers se reflètent.

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Vient maintenant le moment du voyage que Léo et Axel attendent impatiemment depuis longtemps. Nous allons rendre visite à des villageois sasaks qui voient passer peu de touristes. Les rues du village sont en terre battue et la plupart des maisons en bambou. Il n’y a qu’un seul point d’eau au centre du village. Les enfants déambulent pieds nus au milieu des poules et des chèvres. Le chef du village n’est pas présent mais un autre homme nous accueille pour nous montrer fièrement son village.

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L’homme qui nous guide nous propose d’entrer à l’intérieur d’une maison. Il s’agit de la cuisine du village. Il y a, au milieu de la pièce, un grenier à riz qui sert aussi parfois de chambre nuptiale ! Son emplacement, isolé au centre de cette maison où personne n’habite, permet aux jeunes mariés d’avoir un peu d’intimité. Ici, la plupart des habitations abritent plusieurs générations et il doit être parfois difficile de s’isoler…

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Le plus petit des enfants a une bouille toute ronde trop craquante. A chaque fois que Laurent le prend en photo, il veut voir le résultat sur l’écran de l’appareil. Il est trop mignon.

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Le grand-père chique un espèce de mélange de tabac et je ne sais quoi d’autre. L’intérieur de sa bouche est tout rouge et il l’ouvre bien grand rien que pour nous ! Quelle chance !
Je remarque qu’il a les yeux bleus. Ça doit être très rare. Ou alors il a un problème. Tous les indonésiens que nous avons croisés ont les yeux foncés.

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A la recherche des poux !

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Comme nous avons apporté des stylos, des crayons de couleur et des petites voitures que les garçons ont voulu donner, on nous propose d’aller à l’école pour les offrir aux enseignants. Nous sommes accueillis très gentiment. Nous nous asseyons avec les instituteurs. Ils sont 8 pour 65 élèves et n’ont classe que le matin ! Nous discutons un moment avec eux et ils nous prennent en photo avec leurs téléphones, en souvenir de notre visite. C’est marrant car les enfants du village nous ont suivis et ils essaient par tous les moyens de voir par les fenêtres ce que nous faisons et surtout ce que nous avons apporté.

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Le sous-chef du village tient à faire une photo souvenir avant que nous ne repartions. On s’exécute avec plaisir.

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Cette dernière visite a été forte en émotions !

Sur le trajet retour, nous passons par la montagne et nous arrêtons dans la forêt des singes. Un bébé macaque tête sa mère l’air de rien. Un gros mâle tente d’agresser Léo sans raison ! Ils sont teigneux ces singes !

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Pour le dernier dîner du voyage, nos gentils organisateurs ont prévu de nous emmener dans un restaurant de poissons et fruits de mer au sud de Senggigi. Nous aurions préféré choisir librement notre dernier resto mais prenons docilement le bus avec le groupe. Eh bien on n’aurait pas dû ! Le poisson était froid et sec, les crevettes archi cuites et froides aussi, même le riz était froid. Quant à nos boissons, elles sont arrivées avec le dessert ! Alors pour finir sur une note plus positive, on demande au chauffeur de nous laisser dans le centre de Senggigi pour aller déguster une dernière pina colada.