Weeki Wachee et Anna Maria Island

Malgré la combinaison de plongée, l’eau à 22° d’hier ne m’a pas réussit… mal de gorge, mal de tête, nez qui coule au lever. Un bon gros rhume ! Cela ne nous empêche pas de partir, comme prévu, vers 8h15 pour Weeki Wachee Springs où nous comptons louer des kayaks pour la matinée. Nous avons essayé de réserver en ligne mais sans succès, et la réceptionniste m’a dit hier soir que le parc était probablement fermé car elle n’arrivait pas à les joindre par téléphone. Je n’y crois pas trop donc on croise les doigts pour que ce soit ouvert et qu’il reste des kayaks de libres.

Sur la route, on traverse une zone de végétation assez haute où des panneaux annoncent la présence possible d’ours. On ne savait même pas qu’il y avait des ours en Floride !!! Ils doivent avoir chaud ici !

On arrive à Weeki Wachee 30 minutes plus tard et le parking du loueur de kayaks est quasiment vide. Il y a plein de kayaks et aucun problème pour en louer deux de deux places. A 9h, nous embarquons donc sur la Weeki Wachee river. Nous sommes absolument seuls, il n’y a aucun autre bruit que celui de l’eau et des oiseaux. L’eau est d’une transparence incroyable et d’un bleu magnifique dans les endroits où n’y a pas d’algues. Un vrai bonheur.

La végétation est belle aussi.

Sur un tableau, dans le local du loueur, étaient inscrits les animaux qui ont été vus hier dans la rivière ou au bord. Il était noté : 1 raton-laveur et 3 lamantins. Je pense qu’ils ne notent pas les oiseaux car il y en a plein. Nous avons vu des hérons, des anhingas dont un qui a pêché devant nous en empalant le poisson sur son bec, des ibis blancs…

et aussi un raton-laveur qui nous a suivi sur la berge avec la volonté de nous rejoindre à bord des kayaks (on nous avait prévenu de nous tenir à distance)…

Des tortues…

Et 5 lamantins !

Nous en avons vu d’abord trois dans une zone assez profonde, grâce à un couple d’américains qui nous a interpellés, puis nous en avons trouvé deux autres un peu plus loin. C’est marrant de les voir passer sous les kayaks, se mettre sur le dos et prendre bruyamment leur respiration en dehors de l’eau.

En arrivant dans la zone habitée, peu avant l’endroit où on nous attend pour nous ramener en mini-bus vers notre voiture, on croise davantage de monde. Mais cela reste acceptable, on a dû croiser une quinzaine d’autres kayaks tout au plus.

Certaines maisons sont très belles, d’autres plus simples, mais elles ont toutes un accès à la rivière. Ça doit être sympa de passer quelques jours ici (quand il y a plus d’eau, parce que là, la descente du toboggan doit être rude !).

On pique-nique à l’ombre, puis nous partons vers le sud, en direction de Sarasota. Je ne veux pas prendre la route US-19 et plutôt contourner Tampa, mais le GPS ne me propose pas l’itinéraire voulu. Il s’entête à me proposer l’US 19 et rien qu’elle. Comme nous ne sommes pas contrariants, on prend l’US-19. Pfffff, quelle erreur ! Cette route, c’est 50 km de zones commerciales non stop et un feu tous les kilomètres ! Donc c’est moche et en plus on n’avance pas ! Je vous rassure, on a quand même eu quelques feux au vert… Mais pas tant que ça 🙁
La seule portion de route intéressante, c’est quand on passe sur le Sunshine Skyway Bridge, un pont de près de 9 km qui permet de traverser la baie de Tampa.


On choisit Anna Maria Island pour faire une pause plage. La côte du Golfe du Mexique est parsemée d’îles plus ou moins grandes qui forment un chapelet derrière lequel se trouve le continent. On les appelle les îles barrières. Anna Maria est l’île barrière la plus au nord de Sarasota. C’est mignon, les maisons ont des airs caribéens, la mer est bien bleue, le sable bien blanc, les palmiers bien verts… le décor est parfait ! Garçon, un jus d’orange bien frais s’il vous plaît (c’est trop tôt pour la margharita ;-).

Et comme on a à notre portée la plage ET la piscine, en arrivant à l’hôtel, on file direct se baigner dans la piscine bien chaude puis dans le jacuzzi en regardant le soleil se coucher.

(Retour aux) Sources de la Floride

La Floride est plus connue pour ses plages, ses parcs d’attractions et ses alligators que pour ses sources. Pourtant, de nombreuses sources souterraines jaillissent entre la région de Daytona Beach et Crystal river (en gros). De novembre à mars, alors que les eaux de l’Atlantique et du Golfe du Mexique se refroidissent, les sources restent à une température constante de 22°. Cette tiédeur permet aux lamantins de survivre durant l’hiver puisqu’ils ont besoin d’évoluer dans une eau à au moins 20°. Kings Bay est l’endroit où il y a le plus de lamantins à cette saison car cette baie compte plusieurs sources et refuges protégés où toute présence humaine est prohibée. Une bonne chose pour tenter de sauvegarder cette espèce en voie de disparition. Voilà, c’était la minute « National Geographic ».

Un lamantin (manatee en anglais), c’est ça :

Un gros mammifère aquatique de 400 kg minimum, herbivore et totalement inoffensif.

Notre départ d’Orlando n’est pas des plus matinaux… on démarre péniblement à 10h15. Les enfants, fatigués de leur journée d’hier à Universal Studios, ont du mal à se lever. On arrive à 12h15 à Crystal river, située au fond de Kings Bay et sommes attendus à 12h45 pour une sortie snorkeling afin de voir les lamantins de près. Pas le temps de manger ! On avale quelques chips vite fait.

J’ai choisi de faire cette sortie avec une petite compagnie, Fun2Dive, qui ne prend que peu de passagers et respecte les animaux (interdiction formelle de les toucher). Nous ne sommes que 7 sur le bateau. Je vous passe la partie de rigolade pour l’enfilage des combinaisons…

Arrivés près des sources, on voit déjà plusieurs lamantins qu’on pourrait aisément prendre pour des rochers sous l’eau. Ce sont les masses foncées et allongées que l’on distingue derrière la corde qui marque la limite qu’il nous est interdit de franchir. Parfois cette corde est à la surface et parfois elle est au fond de l’eau.

Là on aperçoit vaguement le souffle d’un lamantin à la surface (ouvrez l’œil !) :

On se met à l’eau en nageant juste avec les mains pour éviter de remuer le sable au fond de l’eau. Les lamantins sont très sensibles aux changements de pression et stressent facilement. Autant les déranger le moins possible. On est beaux, non ?

Durant une bonne heure et demi, on nage tranquillement auprès des manatees. Une maman et son petit passent plusieurs fois à côté de nous. On arrive à entendre les cris du petit mais pas ceux des lamantins adultes qui sont plus graves et inaudibles. Les autres lamantins dorment et remontent juste à la surface de temps en temps pour respirer. Ils peuvent rester plus de 20 minutes sous l’eau avant de reprendre leur respiration. Sur certains, on peut voir des traces plus claires ; ces cicatrices peuvent avoir été provoquées par les hélices de bateaux. Ces animaux vivent dans les eaux peu profondes pour rester au chaud et sont donc souvent victimes des bateaux qui passent à trop vive allure.

Nous sommes ravis de notre sortie. Les enfants ont écourté et sont remontés sur le bateau car ils avaient froid. Le chocolat chaud les a réchauffés. Axel, qui avait peur de nager avec les manatees, a été vite rassuré par leur caractère paisible et a finalement aimé cette expérience comme nous tous.

Notre hôtel de ce soir mérite quelques photos. Il a un air d’Autant en emporte le vent. La première photo, c’est la vue depuis notre chambre.

Il y a une marina où des pêcheurs viennent d’amarrer leurs bateaux et de sortir leur pêche de la journée. Les pélicans et autres volatiles (je suis nulle en oiseaux, je ne sais pas ce que c’est !) attendent de recevoir les abats.

Pour terminer agréablement cette belle journée, nous allons dîner chez Cody’s Roadhouse. En attendant une table, on grignote des cacahuètes dont on jette la coque par terre, ça fait partie des traditions de la maison. Les fajitas et les burgers sont excellents. C’est fatigués et repus que nous allons nous coucher, là tout de suite, dans la minute qui vient… il est 22h.

PS : on postera des vidéos des lamantins, mais plus tard. Là je suis crevée !

Walvis Bay en rose et gris

Le rose des flamants, le gris des otaries et le bleu du ciel… Les couleurs douces de Walvis Bay.

Réveil à 6h15. On a assez mal dormi tellement il faisait froid dans notre chambre. Connaissent pas le chauffage ici ?!?!? En fait ils ne craignent pas le froid car le patron de la guesthouse est en short et chemisette alors qu’il ne fait que 6° !!!

Léo se lève, il va beaucoup mieux.

On prend un rapide petit-déjeuner et on file vers Walvis Bay, sous le soleil. Je suis surprise du temps dégagé que nous avons car, très souvent, la côte Atlantique est dans le brouillard jusqu’en début d’après-midi. Le courant froid du Benguela – qui longe la côte africaine de l’Antarctique vers le nord – refroidit la surface de l’océan et le contraste avec la chaleur qu’il fait dans les terres provoque du brouillard (le même phénomène qu’à San Francisco). Mais apparemment pas aujourd’hui et c’est tant mieux !

Nous partons en 4×4 avec notre guide, Naude, vers Pelican Point en longeant la plage puis les salines. Walvis Bay est un important port industriel et de pêche. Le sel et les conserveries fournissent du travail à beaucoup de namibiens et attire également les Angolais, Zambiens et Botswanais. Malgré son caractère industriel, on trouve la ville plutôt jolie et agréable. Les flamants rose envahissent les plages, les pélicans survolent les salines et les otaries forment des masses grises et mouvantes sur le sable.

Après avoir passé les salines, la piste devient plus technique puisqu’il faut rouler dans du sable assez profond. Ça passe à l’aise pour le 4×4 et la remorque pleine de kayaks.

A Pelican Point, juste après le phare, on aperçoit des tas d’otaries au bord de l’eau. La colonie compte plus de 60 000 bêtes ! La cacophonie et une vague odeur nauséabonde règnent ici.

Les chacals creusent des terriers dans le sable et scrutent la plage pour tenter de choper un bébé otarie à manger.

Après avoir enfilé nos tenues waterproof, Naude nous invite à monter dans les kayaks et à aller librement à la rencontre des otaries. Léo et moi faisons équipe ; Laurent et Axel montent ensemble. Pendant 2 heures, nous faisons la course avec elles pour les faire sauter et jouons avec elles. Elles mordent dans les rames. L’une d’elles tente de monter dans notre kayak et mord mon anorak pour me tirer ! Elles sont craquantes avec leurs gros yeux et leur joli museau.

Naude va d’un kayak à l’autre pour prendre des photos. Il nous a envoyé le lien pour les télécharger, c’est chouette, ça fait un super souvenir !

Tout ce qui est gris foncé sur la plage derrière nous, ce sont des otaries.

Ce qui est marrant aussi, c’est quand tout un groupe dévale la plage pour se mettre à l’eau. Leur allure et leurs cris sont trop drôles.

On remonte les kayaks pour prendre un petit-déj sur la plage. On en profite pour faire sécher nos fesses car les pantalons prêtés par Naude ne sont pas si waterproof que ça !

On récupère notre voiture sur le parking du front de mer. Le matin, nous avions convenu avec un un gars qu’il garde un œil dessus. C’est comme ça ici : la voiture doit être surveillée même s’il n’y a pas vraiment de risque en journée. Ça crée des petits boulots et ça rassure les touristes. Avant qu’on aille faire du kayak, on s’est présentés et il m’a dit : « you will have a look at my nuts !», ce à quoi j’ai répondu « ok, je regarderai tes noix… sans trop comprendre ». C’est sur le trajet vers Pelican point que j’ai eu un éclair de lucidité et que je me suis souvenu de ce que j’avais lu sur les forums : ils demandent les prénoms pour graver des noix de makalani et nous les vendre ensuite. Comme il y a ton prénom dessus, tu ne peux pas trop refuser car il aurait du mal à les fourguer à quelqu’un d’autre !

Les enfants étaient tellement contents d’avoir leur noix que j’ai forcément cédé et acheté les quatre noix.

Après avoir fait le plein d’essence, on prend la direction de l’Erongo. C’est une région montagneuse située entre Windhoek et le Damaraland où nous irons ensuite. En 2h15, nous arrivons sur la propriété d’Ameib Ranch, où nous sommes accueillis par un groupe de girafes et par des springboks. Sympa !

Il y a plusieurs balades à faire sur la propriété. Le patron m’explique l’objectif et l’environnement de chacune d’entre elles. Comme l’endroit est très rocheux, je lui demande s’il n’y a pas trop de risque de rencontrer des serpents ou des scorpions. Il se fout de ma gu m’explique gentiment qu’ils sont là puisque nous sommes dans le bush mais que nous avons peu de chance d’en voir. Il me met même au défi d’en prendre un en photo si on croise un serpent et de lui montrer. Ça a le mérite de me rassurer…

L’heure est bien choisie pour aller se balader du côté d’Elephant’s head. Sur le chemin, nous croisons encore des girafes. Avec le soleil qui décline, le granite rose prend de jolies couleurs chaudes. Le sommet d’Elephant’s head offre une vue panoramique sur la savane. Le coucher de soleil est magnifique.

Vous voyez la tête d’éléphant ?

Et là, vous la voyez mieux ?

Les chambres sont rustiques, pour ne pas dire rudimentaires… Et je ne vous parle même pas de la salle d’eau, on se croirait dans une chambre de moine 😉 (d’ailleurs je crois bien que c’est une ancienne mission… ça explique tout). On verra plus tard pour le confort !

Notre salle de bain à Ameib Ranch

En revanche, l’accueil du patron est aimable, franc et convivial. On plaisante un peu avec lui sur la différence de remplissage entre un verre de vin en France (un tiers du verre) et un verre de vin en Namibie (jusqu’au bord !), avant de dîner sous un chouette boma. Comme tous les soirs, l’entrée est constituée d’une soupe de légumes, puis du springbok et de l’oryx panné. C’est très bon.

Yoho National Park

Chaque jour nous découvrons de nouveaux lacs et chaque jour on s’émerveille de leurs couleurs, camaïeux de bleus et de verts. Aujourd’hui, c’est au tour d’Emerald lake, dans le parc de Yoho. Comme son nom l’indique, celui-ci est couleur émeraude. Moi je le trouve plutôt turquoise, mais bon… Je vous laisse interpréter à votre façon :

Emerald lake, Yoho, Canada Emerald lake, Yoho, Canada

Les enfants nous réclamaient une balade en canoë depuis quelques jours. Aux lacs Louise et Moraine, c’était beaucoup trop cher : 65 $ pour une heure. Sachant qu’il nous faut 2 canoës car ce sont des trois places… ça fait cher la balade ! C’est moins cher dans le Marais poitevin 😉 Au Emerald lake, c’est plus abordable : 40 $ l’heure. Alors on a décidé de leur faire plaisir et c’était très agréable.

Emerald lake, Yoho, Canada Emerald lake, Yoho, Canada Emerald lake, Yoho, Canada Emerald lake, Yoho, Canada Emerald lake, Yoho, Canada Emerald lake, Yoho, Canada Emerald lake, Yoho, Canada Emerald lake, Yoho, Canada Emerald lake, Yoho, Canada

Avant ça, nous avons fait un arrêt à Natural Bridge, un pont creusé dans la roche par la Kicking horse river (la rivière du cheval qui rue) et les galets qu’elle charrie.
En arrivant, on avait le site pour nous seuls. Puis un bus est arrivé et là on a craint le pire. Et oui, un bus de chinois ! D’un seul coup, nous étions envahis alors nous avons fui !

Natural bridge, Yoho Natural bridge, Yoho

Pour finir, un petit tour aux chutes Takkakkaw, toujours dans le parc de Yoho. Leur hauteur est impressionnante.

Takkakkaw falls, Yoho Takkakkaw falls, Yoho

Sur la route du retour vers l’hôtel, j’ai aperçu une masse marron sur la voie de chemin de fer. C’était un grizzly qui cherchait à manger des céréales qui tombent des trains. Il était énorme ! Mais il faudra nous croire sur parole car nous n’avions pas les appareils photo à portée de main.

Demain on prend la route des glacier en direction de Jasper : the Icefield Parkway. Au programme, de nouveaux lacs, des glaciers, des cascades. Notre hébergement pour les 3 prochaines nuits est un chalet au bord d’un lac. La direction nous a indiqué que nous aurions le wifi mais un « Rocky mountain wifi » ! Je devine donc que le débit ne sera pas des plus puissants et qu’il vous faudra peut-être attendre notre retour à la civilisation pour avoir des nouvelles.