Bye bye Africa – Le bilan

La nostalgie est bien présente ce matin. Nous sommes tous un peu tristes que le voyage se termine déjà. Nous quittons Hadassa guesthouse vers 8h30. Anne et Pascal nous font au revoir de la main en nous disant « bon, allez, à l’année prochaine ! »… Peut-être, qui sait ?

Arrivés à Windhoek vers 11h, nous allons au Craft market. C’est un ensemble immense de boutiques et stands qui vendent de l’artisanat local. On ne peut pas dire qu’il y ait grand chose qui soit à notre goût mais j’ai dans l’idée de ramener un éléphant en bois. Je trouve mon bonheur dans un stand qui propose des sculptures s’inspirant de la forme naturelle du bois. C’est plutôt original et au moins chaque pièce est unique. Plus loin, je craque aussi sur une tête de springbok en papier mâché constitué d’emballages de thé Rooibos recyclés. Elle est magnifique mais à taille réelle donc assez imposante. Ça va être pratique dans l’avion 🙂

Pour notre dernier repas sur le sol namibien, nous choisissons une institution locale : Joe’s Beerhouse. Un resto fait de bric et de broc où on mange bien pour pas cher, avec une bonne bière pour faire couler. L’occasion de déguster un dernier et excellent steak de koudou.

Le gardien du parking est marrant comme tout. On discute un peu avec lui ; il a des idées bien arrêtées sur la politique et notamment le choix des français aux dernières élections présidentielles. Il nous apprend aussi que ça chauffe de plus en plus entre Trump et Kim Jong-Un. Malheureusement, nous avons écoulé toute notre monnaie et notre nourriture et n’avons rien à lui donner. Je m’arrange du coup avec la serveuse du resto pour qu’elle charge notre carte bancaire de 10 dollars de plus et qu’elle nous donne un billet en échange.

Puis nous parcourons les derniers kilomètres qui nous séparent de l’aéroport. L’avion est là, il nous attend. Je trouve une place pour ma tête de springbok, tout va bien. Le vol retour se passe aussi bien que le vol aller.

En conclusion, on peut dire qu’on a tout aimé !

Ce qu’Axel a préféré : les nombreuses rencontres animalières à Etosha, et en particulier le lion, l’ascension des dunes à Sossusvlei, la visite de l’école Peri Naua.

Ce que Léo a préféré : la rencontre avec les guépards à Lapa Lange Game Lodge (et ils le lui ont bien rendu !), trouver les éléphants du désert dans le Damaraland, la visite de l’école Peri Naua.

Laurent et moi avons du mal à dire ce qui nous a le plus plu. Evidemment, trouver les éléphants du désert reste pour moi un grand moment plein d’émotion qui va rester ancré dans ma mémoire. Ce sont des images que je n’oublierai pas. Nous avons aussi beaucoup aimé Ameib Ranch ; un lieu hors du temps, paisible, beau (je parle du paysage hein, pas des chambres !), offrant des possibilités de balades très chouettes. On a également tous adoré faire du kayak parmi les otaries à Walvis Bay, dévaler les dunes de Sossusvlei et chercher les animaux à Etosha. Si c’était à refaire, nous referions exactement le même voyage, en ajoutant toutefois 3 jours de plus pour traverser le Kaokoland et aller jusqu’à Epupa Falls.

 

Les enfants et les guépards d’Otjiwarongo

Nous avons préparé cette journée bien avant notre départ pour la Namibie. Aujourd’hui, nous allons visiter une école née du travail de bénévoles français qui ont créé l’association Peri Naua afin de venir en aide aux enfants défavorisés. Nous avons apporté dans nos valises des jouets et aussi des vêtements généreusement donnés par nos proches.

Pascal nous informe au petit-déj que nous avons rendez-vous à 10h avec Monique, la responsable de l’école, et Anne-Laure, la Présidente de Peri Naua qui vient tous les deux ans à Otjiwarongo et est présente en ce moment. Nous avons de la chance d’être aussi bien entourés !

On prend un petit café tous ensemble à Hadassa, puis nous partons dans le township où se trouve l’école. Le township – ici ils appellent ça aussi la location (prononcer à l’anglaise) – est l’endroit ou vit la majorité de la population noire et notamment les personnes défavorisées. Les maisons sont en argile, en briques ou en tôles mais il ne faut pas croire que celles en tôles sont plus pauvres que les autres. La tôle bien brillante est à la mode ! Pourtant il n’y a pas pire pour se protéger de la chaleur de l’été et de la froideur des nuits de l’hiver austral… Mais revenons-en à Peri Naua. Dès que nous passons le portail, une nuée d’enfants joyeux nous accueille en nous enlaçant ! Nous sommes surpris par leur spontanéité. Ils ne sont pas timides du tout et nous adoptent tout de suite. Axel et Léo ont beaucoup de succès avec les flacons à bulles que nous avons apportés et de mon côté, je fais fureur avec mon Polaroïd !

L’une des institutrices nous fait visiter les classes et les enfants nous chantent des chansons après la récréation. Nous passons un moment merveilleux en leur compagnie.

L’école n’étant obligatoire qu’à partir de 6 ans, il n’existe que des jardins d’enfants privés pour les plus petits. Il n’y a pas d’école maternelle publique. L’objectif de Peri Naua est de donner une éducation aux enfants défavorisés, notamment de leur apprendre les bases en anglais pour pouvoir suivre ensuite à l’école primaire et avoir les mêmes chances de réussite que les autres. Et j’espère bien qu’ils réussiront tous ces bout’choux adorables !

Anne-Laure, accompagnée de Thomas qui fait son service civique à l’école Peri Naua,  nous montre ensuite la bibliothèque créée par l’association. Leur travail est vraiment louable et nous avons envie de continuer à les aider après notre retour en France.

Pascal a du partir faire des courses donc nous ramenons Anne-Laure en ville. Le temps est passé très vite et nous n’avons pas le temps de déjeuner ce midi. Nous filons au Cheetah Conservation Fund – CCF pour les intimes – qui s’occupe de la préservation des guépards et de leur réintroduction dans la nature (rarement possible). Ils nourrissent une partie des animaux à 14h et nous avons 45 minutes de route, alors on ne traine pas… Sauf quand un troupeau de vaches décide de nous ralentir !

Les gamelles sont prêtes à être distribuées. Chacun la sienne car les morceaux de viandes sont choisis en fonction des besoins de l’animal : avec os pour les jeunes, sans os pour les vieux !

Après le repas des guépards, nous partons avec un guide pour un drive dans les enclos afin de voir d’autres guépards. Ils sont affalés au sol sous les arbres et ne bougent pas. Heureusement qu’il y a deux jeunes enfants dans le véhicule avec nous ; comme ils sont petits comme des springboks et remuants comme des lapins, ils attirent l’attention des guépards qui se lèvent pour venir les renifler de plus près !

Nous aurions clairement préféré faire l’activité Run (on est à pied dans l’enclos et on voit les guépards courir après une fausse proie) mais Axel était trop jeune pour y participer. Dommage.

En retournant vers Otjiwarongo, nous croisons un steenbok (raphicère) pour la première fois du séjour. On aurait pu en voir à Etosha mais… on n’en a pas vu ! Ces petites antilopes sont super jolies avec leur tête fine, leurs grands yeux et leurs oreilles disproportionnées nervurées de noir.

Il faut faire gaffe aux phacochères, il y en a plein sur le bord de la route et ils coupent devant les voitures sans crier gare.

On passe une partie de la soirée à discuter avec Anne et Pascal et les enfants jouent avec les chats. Zou, le plus petit des chats, fatigué de sa journée vient s’endormir dans le gilet d’Axel. Il y passe toute la soirée et le temps du dîner :-))

Voilà, c’est fini. Ce soir il faut ranger les sacs et les valises pour le retour demain à Windhoek. La nostalgie s’installe déjà.