Des châteaux et encore du désert

Troisième et dernier jour

Ujué, le palais royal d’Olite et retour aux Bardenas Reales

J’ai oublié de vous dire hier que le petit-déjeuner de l’hôtel rattrape l’inconfort relatif des chambres. On se goinfre d’omelette au bacon, de fruits frais, de viennoiseries et de jus d’orange fraîchement pressé avec une machine révolutionnaire (rien que ça !).

La journée démarre sous un ciel plus nuageux qu’hier et ce satané vent est toujours présent. Pas la peine de faire un brushing, on va gagner du temps !

On aperçoit le village d’Ujué de loin. Perché sur les hauteurs et couronné d’une monumentale église fortifiée, il en impose ! C’est pour ça qu’en y arrivant, on est surpris car on s’attendait à quelque chose de plus grand, plus peuplé, plus vivant… Je ne pensais pas que le désert s’étendait jusqu’ici ! Seuls touristes à se balader dans les rues (désertes), on grimpe jusqu’à l’église fortifiée (déserte) d’où on peut observer… quoi donc ?… ben le désert environnant tiens !

Mais sinon, à part ça, c’est vachement joli Ujué ! Si, si, la preuve, même si les nuages qui persistaient à s’accrocher au clocher gâchent un peu la vue :

Ujué, Navarre, Espagne Ujué, Navarre, Espagne Ujué, Navarre, EspagneIl faut grimper les rues médiévales jusqu’en haut, tout en haut du village, où se trouve l’église fortifiée Santa-Maria d’Ujué, classée Monument national. Avec ses tours crénelées et ses contreforts, on dirait bien une forteresse militaire.

Ujué, Navarre, Espagne Ujué, Navarre, Espagne Ujué, Navarre, Espagne Ujué, Navarre, EspagneDepuis le chemin de ronde, on peut contempler les paysages environnants qui vont des Pyrénées à la plaine de la Ribera. On distingue également les nombreuses éoliennes qui hérissent les collines de Navarre.

Ujué, Navarre, EspagneOn y croise aussi de drôles d’énergumènes qui se cachent derrière les panneaux de signalisation routière afin de se protéger du soleil pour faire des photos !

Ujué, Navarre, EspagneNous revenons ensuite sur nos pas pour se rendre à Olite. J’avais repéré un petit resto, « la Muralla », qui s’avère être correct et sert des plats très copieux.

Lieu de résidence favori des rois de Navarre, la ville d’Olite abrite un palais royal de toute beauté. Construit par Carlos III « le Noble » au 15ème siècle, il a été fort bien restauré récemment, à tel point qu’il fait un peu trop neuf à notre goût. On peut monter dans toutes les tours et visiter l’ensemble des pièces mais celles-ci ne sont pas meublées. Les garçons se sont pris pour des chevaliers tout au long de la visite !

Olite, Navarre, EspagneOlite, Navarre, Espagne Olite, Navarre, Espagne Olite, Navarre, Espagne Olite, Navarre, Espagne Olite, Navarre, Espagne Olite, Navarre, EspagneLa ville n’est pas très vivante à cette période, surtout en début d’après-midi quand tous les magasins sont fermés !

Olite, Navarre, Espagne Olite, Navarre, EspagnePour revenir vers Tudela, nous avons emprunté une piste de façon à découvrir un autre coin des Bardenas Reales. Cette piste part du barrage du Ferial et rejoint la jolie église Nuestra senora del Yugo. Il y a moins de passage de ce côté là du parc, aussi la piste est un peu moins plane qu’autour de la base militaire. On a pu observer pas mal d’aigles dans un ciel sans nuage en cette fin de journée.

Bardenas Reales, Nuestra senora del Yugo, Navarre, Espagne Bardenas Reales, Nuestra senora del Yugo, Navarre, EspagneBardenas Reales, Navarre, EspagneJe photographiais cette jolie marre quand je me suis aperçue que je n’étais pas seule !

Bardenas Reales, Navarre, EspagneEn passant sur la route nationale au niveau d’Arguedas, j’avais vu de loin des trous dans la falaise qui me semblaient être des habitations troglodytes. Donc, pour clore la journée, nous avons fait un arrêt à Arguedas pour voir ça de plus près. Il s’agit bien d’habitations troglodytes qui n’ont été abandonnées par leurs occupants que dans les années 60, quand des logements sociaux ont été construits dans le village. Je n’y vivrais pas, quoiqu’il y fait bon puisque la température varie entre 18 et 22° toute l’année et que certaines ont beaucoup de charme je trouve !

Cuevas Arguedas, Navarre, Espagne Cuevas Arguedas, Navarre, Espagne Cuevas Arguedas, Navarre, EspagnePour notre dernière soirée, nous sommes allés manger dans LE bar à tapas où tout Tudela se retrouve ! Et ce n’est pas un hasard, car chez Jose Luis on déguste des tapas succulentes !

Hasta luego Espana…

Las Bardenas Reales, un air d’ouest américain en Espagne (2)

Deuxième jour

Bardenas Reales, Navarre, EspagneLas Bardenas Reales, Navarre, EspagneLas Bardenas Reales, Navarre, EspagneLas Bardenas Reales, Navarre, EspagneJ’avais promis du désert… voici donc du désert !

Il faut savoir que le parc des Bardenas Reales n’est desservi que par une piste en graviers, voire en cailloux, qui fait le tour de la base militaire qui a eu l’idée saugrenue de s’implanter au milieu de ce magnifique paysage. Je craignais que la piste ne soit impraticable par endroits car il a plu il y a 2 jours et que le sol est argileux, mais ça roule. On prend une carte au point information à l’entrée du parc (qui n’informe pas de grand chose !) et nous voilà partis, cahotant sur la piste à travers ces paysages désertiques !

Bardenas Reales, Navarre, EspagneOn admire les reliefs plissés et ravinés qui se détachent superbement sur le ciel bleu. La météo est très favorable et le soleil d’automne a l’avantage de ne pas « cramer » les couleurs de la roche, en revanche on se serait bien passés du vent ! On a subi el Cierzo, une sorte de Tramontane, durant 2 jours, un truc à vous rendre fou !!!

Une bonne partie de la journée, nous avons assisté aux manœuvres des militaires qui occupent le centre du parc. Il paraît que les exercices actuels sont planifiés par l’OTAN. Le matin, les pilotes d’hélicoptères ont montré leur savoir-faire et l’après-midi c’était au tour des avions de chasse qui ont enchainé des piqués vertigineux, vrilles, et remontées fulgurantes au dessus du champ de tir. Ils n’ont pas lâché de bombe mais, pour sûr, ils ont l’air d’être prêts à l’attaque !

Le seul problème dans ce parc, c’est la signalisation. A part le belvédère situé après l’entrée, les points d’intérêt sont mal indiqués et les parkings inexistants. On se gare où on peut et on tâtonne pour trouver les balades intéressantes. On tâtonne tellement qu’on se plante à plusieurs reprises et notamment pour notre première balade. L’unique endroit qui soit bien indiqué, et dont l’accès est formellement interdit, c’est la base de l’armée de l’air… sauf que là où on s’est arrêté, il n’y avait pas de panneau et nous sommes entrés en territoire défendu !!! Aucune sirène n’ayant retentit, aucune herse ne s’étant dressée et aucun soldat n’étant venu nous déloger par la force, dès que nous avons compris notre méprise, nous sommes allés voir plus loin. Dommage, le coin était joli :

Las Bardenas Reales, Navarre, EspagneEt plus loin, en atteignant las Cortinillas, c’était encore plus joli ! J’aime bien le petit chapeau de pierre qu’on voit à droite de la 2ème et de la 3ème photo, il me rappelle le Mexican Hat du côté de Monument Valley !

Bardenas Reales, Navarre, EspagneBardenas Reales, Navarre, EspagneBardenas Reales, Navarre, EspagneBardenas Reales, Navarre, EspagneBardenas Reales, Navarre, EspagneOn avale nos sandwiches dans la voiture car il y a trop de vent pour déjeuner dehors :-(, puis on poursuit notre trajet toujours en cahotant sur la piste et en admirant les piqués de la mort des avions de chasse. L’heure n’est pas la mieux choisie pour entamer une randonnée mais on part quand même pour approcher la Pisquerra, l’un des sommets du parc. Après une vaine tentative qui nous mène au bord d’un canyon, on reprend la voiture et on s’arrête une centaine de mètres plus loin. Cette fois ça le fait, même si la première rando devait être probablement mieux. Peut-être qu’un glissement de terrain a emporté le chemin, ou peut-être que nous n’étions pas au bon endroit. Vu que rien n’est signalé et qu’aucun chemin de rando officiel n’existe, difficile de s’orienter correctement. Bref, on part de la piste qui mène à El Paso et on réussit à faire une belle balade vers la Pisquerra.

Bardenas Reales, Navarre, Espagne Bardenas Reales, Navarre, Espagne Bardenas Reales, Navarre, EspagneLes garçons s’amusent à ramasser des petits cailloux de toutes les couleurs, des jaunes, des violets, des rouges, et à grimper sur les reliefs. Ils se prendraient presque pour Indiana Jones à la recherche d’un quelconque trésor bien caché dans les replis de la roche.

El Rallon, l’autre relief bien connu des Bardenas Reales, se trouve juste à côté de la Pisquerra. Comme aucun chemin de semble mener à sa base, on se contente de le photographier bien que le soleil de milieu de journée ne le mette pas en valeur.

Bardenas Reales, Navarre, EspagneDes vautours nichent au sommet mais nous n’en verrons aucun en vol. Par contre, on a vu beaucoup d’aigles royaux planer élégamment aux côtés des avions !

A ce stade, on décide de faire demi-tour plutôt que de boucler la boucle car je n’ai rien repéré de remarquable au sud du parc. On reprend donc la direction du Castil de tierra, que nous avons royalement négligé à l’aller. En chemin, on traverse une zone de bas reliefs ravinés, au sol craquelé très photogéniques :

Bardenas Reales, Navarre, EspagneLas Bardenas Reales, Navarre, EspagneOn fait enfin le tour du fameux Castil de tierra (château de terre), l’emblème du parc, qui prend des formes différentes selon les angles de vue :

Las Bardenas Reales, Navarre, Espagne Las Bardenas Reales, Navarre, Espagne Las Bardenas Reales, Navarre, Espagne Bardenas Reales, Navarre, EspagneLes formations rocheuses, la végétation semi-désertique, les aigles à tête blanche, les anciennes cabanes abandonnées… on doit bien avouer qu’on adore et que tout cela nous rappelle un peu l’ouest américain !!! Las Bardenas Reales ravivent en nous l’envie de retourner aux USA pour explorer de nouveaux déserts !

 

Las Bardenas Reales, un air d’ouest américain en Espagne

Premier jour

Après 5h30 de route, et un arrêt pour quelques achats dans les magasins d’usine à Hossegor, nous atteignons Tudela. Notre hôtel, le Bed4U, est moderne mais pas super bien insonorisé et les lits sont moyennement confortables mais ça ira pour 3 nuits.

On part explorer Tudela… et on a vite fait le tour ! Pas grand chose à explorer à vrai dire ! La vieille est sympa mais déserte ; la ville nouvelle se résume à deux rues avec assez peu de boutiques intéressantes mais malgré tout j’ai quand même trouvé de quoi dépenser quelques euros !

J’avais repéré quelques restos/bars à tapas mais il est encore trop tôt et ils ne servent pas à manger. On se replie donc dans un resto/bar de la place centrale sans trop de conviction. Finalement, on y mange plutôt bien (quoique un peu gras) et pour pour peu cher. Tellement peu cher que, quand on a vu les prix des vins, on s’est demandé si c’était le prix au verre. Renseignement pris auprès du serveur, c’étaient les prix à la bouteille ! 7,40 € dans un resto pour un vin local qui se défend carrément bien… que demander de plus pour cette première soirée ?

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L’ouest de l’Andalousie

On a alterné un jour de piscine à la maison et un jour de visite durant nos 15 jours de vacances. Entre villages blancs, villes historiques et bodegas, le planning était varié et plutôt cool.

Vejer de la Frontera, village blanc paisible perché à quelques kilomètres de la côte Atlantique.

Vejer de la Frontera Vejer de la Frontera Vejer de la Frontera Vejer de la Frontera Vejer de la Frontera Vejer de la Frontera

Vejer de la Frontera

 

 

 

Tarifa

 

 

 

 

 

 

 

Tarifa, ville fortifiée tout en bas de la pointe ibérique face aux côtes africaines bien visibles (on les distingue sur la photo de la plage). Son Histoire tumultueuse et tragique, ses ruelles blanches, ses plages colorées de kite-surfs… font de Tarifa une ville attachante. Parfois, on se croirait presque de l’autre côté de la Méditerranée, plus au sud du côté d’Essaouira. Mon coup de coeur !

Tarifa

Tarifa

 

Tarifa Tarifa

Tarifa Tarifa Plage de Tarifa Tarifa

 

Jerez de la Frontera, ville célèbre pour son vin, le « sherry » tant aimé des anglais qui ont fait sa renommée. Nous on n’a pas trop aimé le Jerez, ni le sec ni le doux ! Seul le brandy et le vinaigre nous ont convaincus ! Mais avant la bodega, voici un aperçu de la ville et son Alcazar, bien plus petit que celui de Séville mais joli.

Jerez de la Frontera

Jerez de la Frontera Jerez de la Frontera

Jerez de la Frontera - Alcazar Jerez de la Frontera - Alcazar Jerez de la Frontera - Alcazar Jerez de la Frontera - Alcazar Jerez de la Frontera

Notre choix s’est porté sur Tio Pepe et ses caves immenses, en plein centre-ville.

Jerez de la Frontera - Tio pepe Jerez de la Frontera - Tio pepe Jerez de la Frontera - Tio pepe

Jerez de la Frontera - Tio pepe

 

Pêle-mêle, quelques images de Séville où nous sommes retournés passer une journée. A notre grand étonnement, les rues et les monuments étaient quasiment déserts par-rapport à note précédent passage en avril 2011. Il faut dire que la Semaine Sainte représente la très très haute saison alors que l’été (très chaud) est bien plus calme.

Séville Séville

 

 

 

 

 

 

 

Séville Séville Alcazar de Séville Alcazar de Séville Alcazar de Séville Alcazar de Séville

Malheureusement, pas de photos de Cadiz… j’avais oublié l’appareil ce jour-là 🙁

Pour faire plaisir aux enfants, nous sommes allés voir un spectacle de dressage de taureaux de combat et de chevaux pure race espagnole. Un peu cher mais sympa. Les chevaux sont magnifiques, certains ont la robe dorée ou argentée et les taureaux sont impressionnants, surtout quand ils arrivent en courant !

Acampo abierto - élevage taureaux et chevaux Acampo abierto - élevage taureaux et chevaux Acampo abierto - élevage taureaux et chevaux Acampo abierto - élevage taureaux et chevaux

 

Séville

Ma ville préférée en Espagne !!! J’adore l’ambiance, les monuments, les quartiers vivants, les restos à tapas, tout, tout, tout !!! La cathédrale et la Giralda, le palais de l’Alcazar, la casa Pilates, la place d’Espagne, tout est grandiose.

On a quitté notre appartement de Torre del Mar pour passer 2 jours complets à Séville. Notre hôtel, le Novotel, est très bien et situé à 10 minutes à pied du centre de Séville où nous avons dégoté un super petit resto à tapas pour nos dîners : la cava del europa. Tout y est super bon, les tapas (au foie gras pour les garçons !), le vin, tout ! Et le personnel est très sympa.

  • Aller, c’est parti pour une visite de Séville :

Le palais de l’Alcazar, une pure merveille d’architecture et de décoration. Des matières nobles, une construction élégante, des jardins luxuriants… Whaouuu !

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Quand on y était, une dame est tombée dans un des anciens bassins malgré les pots de fleurs qui empêchent normalement d’accéder au bord. On voit l’échelle des pompiers au fond à droite ! Faut le faire, quand même !

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La cathédrale et la Giralda font partie des incontournables. Pour la Giralda, il faut choisir un jour de beau temps car la vue de là-haut est superbe… ça se mérite car la montée est longue, mais heureusement en pente douce (pas d’escaliers) car autrefois le muezzin y montait à cheval. Ben nous on a tout monté à pied !  En sortant, pour reprendre des forces, on a déjeuné au Duplex. Bon resto mais faut pas être pressé…

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Du haut de la Giralda, on a pu voir une procession qui a fait demi-tour rapidement à cause de la pluie. Du coup, les porteurs et les musiciens se sont repliés dans la cathédrale et on a pu les voir de près ainsi que les plateformes :

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La place d’Espagne et ses mosaïques représentant 48 des 50 provinces espagnoles. On peut faire des promenades en barque dans le bassin, mais on n’a pas tenté on n’en voyait pas trop l’intérêt… et puis rien de mieux que le Marais poitevin pour les promenades en barque !

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La casa de Pilatos, belle demeure dont la visite est facilitée par l’audio-guide qu’on vous donne à l’entrée. Les mosaïques, les plafonds à caissons en bois peint, les boiseries et les colonnes de marbre créent un ensemble très riche. Il y a même un tableau représentant une femme à barbe (si si c’est une femme, elle donne le sein !). La preuve en image :

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Le séjour se termine ici. On reviendra, c’est sûr, ne serais-ce que pour visiter Ronda car le jour où on y est allés, on était dans les nuages et sous la pluie 🙁

Pour conclure : c’est vrai qu’il ne fait pas super beau pour la Semaine Sainte. On nous avait prévenus ! Sur les 10 jours, nous avons eu 5 jours de beau temps, 2 jours de très mauvais temps, et 3 jours mitigés. Globalement, ça ne nous a pas empêchés d’apprécier la beauté des villes (sauf Ronda) mais les paysages auraient sûrement été encore plus beaux sous le soleil. On a quand même eu de la chance pour les visites de Grenade et Cordoue et une demie journée de pluie seulement à Séville (sur 3 jours).