(Retour aux) Sources de la Floride

La Floride est plus connue pour ses plages, ses parcs d’attractions et ses alligators que pour ses sources. Pourtant, de nombreuses sources souterraines jaillissent entre la région de Daytona Beach et Crystal river (en gros). De novembre à mars, alors que les eaux de l’Atlantique et du Golfe du Mexique se refroidissent, les sources restent à une température constante de 22°. Cette tiédeur permet aux lamantins de survivre durant l’hiver puisqu’ils ont besoin d’évoluer dans une eau à au moins 20°. Kings Bay est l’endroit où il y a le plus de lamantins à cette saison car cette baie compte plusieurs sources et refuges protégés où toute présence humaine est prohibée. Une bonne chose pour tenter de sauvegarder cette espèce en voie de disparition. Voilà, c’était la minute « National Geographic ».

Un lamantin (manatee en anglais), c’est ça :

Un gros mammifère aquatique de 400 kg minimum, herbivore et totalement inoffensif.

Notre départ d’Orlando n’est pas des plus matinaux… on démarre péniblement à 10h15. Les enfants, fatigués de leur journée d’hier à Universal Studios, ont du mal à se lever. On arrive à 12h15 à Crystal river, située au fond de Kings Bay et sommes attendus à 12h45 pour une sortie snorkeling afin de voir les lamantins de près. Pas le temps de manger ! On avale quelques chips vite fait.

J’ai choisi de faire cette sortie avec une petite compagnie, Fun2Dive, qui ne prend que peu de passager et respecte les animaux (interdiction formelle de les toucher). Pas envie de nager avec un groupe ! Nous ne sommes que 7 sur le bateau. Je vous passe la partie de rigolade pour l’enfilage des combinaisons…

Arrivés près des sources, on voit déjà plusieurs lamantins qu’on pourrait aisément prendre pour des rochers sous l’eau. Ce sont les masses foncées et allongées que l’on distingue derrière la corde qui marque la limite qu’il nous est interdit de franchir. Parfois cette corde est à la surface et parfois elle est au fond de l’eau.

Là on aperçoit vaguement le souffle d’un lamantin à la surface (ouvrez l’oeil !) :

On se met à l’eau en nageant juste avec les mains pour éviter de remuer l’eau. Les lamantins sont très sensibles aux changements de pression et stressent facilement. Autant les déranger le moins possible. On est beaux, non ?

Durant une bonne heure et demi, on nage tranquillement auprès des manatees. Une maman et son petit passent plusieurs fois à côté de nous. On arrive à entendre les cris du petit mais pas ceux des lamantins adultes qui sont plus graves et inaudibles. Les autres lamantins dorment et remontent juste à la surface de temps en temps pour respirer. Ils peuvent rester plus de 20 minutes sous l’eau avant de reprendre leur respiration. Sur certains, on peut voir des traces plus claires ; ce sont des cicatrices provoquées par les hélices de bateaux. Ces animaux vivent dans les eaux peu profondes pour rester au chaud et sont donc souvent victimes des bateaux qui passent à trop vive allure.

Nous sommes ravis de notre sortie. Les enfants ont écourté et sont remontés sur le bateau car ils avaient froid. Le chocolat chaud les a réchauffés. Axel, qui avait peur de nager avec les manatees, a été vite rassuré par leur caractère paisible et a finalement aimé cette expérience comme nous tous.

Notre hôtel de ce soir mérite quelques photos. Il a un air d’Autant en emporte le vent. La première photo, c’est la vue depuis notre chambre.

Il y a une marina où des pêcheurs viennent d’amarrer leurs bateaux et de sortir leur pêche de la journée. Les pélicans et autres volatiles (je suis nulle en oiseaux, je ne sais pas ce que c’est !) attendent de recevoir les abats.

Pour terminer agréablement cette belle journée, nous allons dîner chez Cody’s Roadhouse. En attendant une table, on grignote des cacahuètes dont on jette la coque par terre, ça fait partie des traditions de la maison. Les fajitas et les burgers sont excellents. C’est fatigués et repus que nous allons nous coucher, là tout de suite, dans la minute qui vient… il est 22h.

PS : on postera des vidéos des lamantins, mais plus tard. Là je suis crevée !