26 juillet – Negro Bill canyon

A force de ne pas mettre le réveil et de trainer au lit, ce matin nous avons failli louper le petit-déjeuner ! Il était servi jusqu’à 9h et nous avons ouvert les yeux à 8h38 !

Sur la route vers Moab, nous faisons un détour à Needles overlook. C’est un point de vue spectaculaire sur le parc de Canyonlands. D’ici, on peut voir toutes les parties du parc : the Needles (qu’on devait découvrir aujourd’hui en randonnant sur Chesler park), the Maze (le labyrinthe), Island in the sky (où nous avons prévu d’aller demain) et même Dead Horse point (si vous ne voyez pas ce que c’est, revisionnez la fin de Thelma et Louise !). On est à 2000 mètres d’altitude et on a presque l’impression de survoler le parc tellement le regard porte loin.

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Juste avant de tourner en direction de Needles overlook, il y a un rocher très particulier sur le bord de la route. Il est tout seul et tout arrondi. Dans les années 1930, une petite communauté d’illuminés s’est installée dans le coin avec l’idée de creuser le rocher pour faire une église à l’intérieur, d’où le nom de Church Rock qui lui a été donné. A priori, ils étaient peu équipés et n’ont réussi qu’à creuser l’ouverture que l’on voit sur l’avant.

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Encore un peu plus loin vers le nord, on ne peut pas rater Wilson arch qui se trouve au bord de la route mais à contrejour le matin.

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Arrivés à Moab, nous faisons nos courses au rayon Deli du City Market pour aller pique-niquer au bord du Colorado. Puis nous entamons la randonnée du jour dans Negro Bill canyon pour atteindre Morning Glory arch tout au bout. C’est une belle balade qui alterne entre passages dans la végétation, élévations sur la roche et descentes dans la rivière. Notre problème, à nouveau, c’est qu’il fait super chaud (104° F = 40° C) et que la rando, qui devrait être facile s’il faisait 20°, devient difficile ! Heureusement, l’arche qui se trouve au bout et l’eau fraiche nous font oublier la chaleur.

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Et voici Morning Glory arch, qui se détache à peine de la falaise dont elle était solidaire avant :P1090221 P1090222 P1090226

On se rafraichit avec l’eau qui sort d’une faille dans la falaise et qui donne naissance à la rivière que nous avons traversée à plusieurs reprises :
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Sur la photo d’au-dessus, on aperçoit une corniche (au-dessus de la tête des garçons, légèrement à droite) avec un point noir et un point beige. C’est un corbeau et une chouette qui nous observent :

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Au retour, le soleil passant derrière la falaise, nous sommes davantage à l’ombre.

Voilà pour aujourd’hui. La journée se termine dans la piscine de l’hôtel Holiday Inn et à la Moab Brewery pour le dîner (déjà testé et approuvé il y a 2 ans).

25 juillet – Natural Bridges

Le petit-déjeuner n’étant pas prévu par l’hôtel, nous emmenons nos courses au bord de la piscine où nous mangeons avec la San Juan river en arrière plan. Il y a pire pour démarrer une journée 🙂

Après un retour en arrière pour prendre LA photo panoramique de Monument Valley, nous prenons les routes de l’Utah qui traversent des paysages somptueux, sauvages et déserts. Nous ne croisons que 4 ou 5 voitures !

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En bas, un panneau nous prévient que la route n’est plus revêtue et qu’ils va y avoir des virages serrés. C’est la Moki Duguay. On ne la distingue pas, mais pourtant elle est bien là, coupant la falaise que l’on voit à droite de la photo.

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En haut, nous ne pouvons que contempler le panorama et constater que les virages sont bien serrés et nombreux. Mais ce n’est rien par-rapport au Shafer trail que nous emprunterons après-demain ! Au loin, dans la brume, on aperçoit Monument Valley :

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L’objectif de la journée, c’est la visite de Natural Bridges National Monument. Un parc qui abrite trois ponts monumentaux creusés par la rivière. Sipapu bridge est d’ailleurs le deuxième plus grand pont naturel du monde après Rainbow bridge, sur le Lake Powell, pas très loin d’ici. Et c’est celui que nous découvrons en premier. Une randonnée annoncée facile : 2 km aller-retour et 152 mètres de dénivelé (à descendre puis remonter, parfois à l’aide d’échelles pour le plus grand bonheur des enfants).

D’abord, le pont vu d’en haut, depuis la rive du canyon (allez, je vous aide : au centre, légèrement vers la gauche) :

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On approche…P1090179

On y est presque…P1090183

Et maintenant il faut remonter, en plein soleil !P1090192

De retour à la voiture, nous sommes crevés, cramés (au sens propre comme au figuré !), asséchés ! On enchaine quand même avec une randonnée plus courte pour se rendre au pied d’Owachomo bridge. Se contenter des points de vues sur la rive ne suffit pas à se rendre comte de la taille des ponts et des proportions. Le fait d’être en hauteur écrase les perspectives et le relief et les ponts se confondent avec leur environnement. Il faut descendre dans le canyon pour bien les voir.

Je mets quand même une photo d’Owachomo bridge depuis la rive :P1090195On approche…P1090197

On y est !P1090199

Nous retrouvons avec soulagement la clim de la voiture. Nous sommes littéralement crevés ! Cette expérience nous fait craindre pour la randonnée prévue demain. Nous sommes censés faire Chesler park, une rando de 16 km dans la partie sud de Canyonlands National park, The Needles. Or nous pensons ne pas être assez équipés pour cela. Les poches à eau des enfants ne contiennent qu’1 litre et les nôtres 2 litres. Ce n’est pas suffisant pour tenir 16 km sous ce climat. Ca allait bien l’été dernier pour nos randonnées au Canada ou à Glacier National park car il y faisait frais, mais là les conditions ne sont pas les mêmes ! En ce moment, les températures ne descendent pas à moins de 37° à la mi-journée et aucun nuage digne de ce nom ne fait assez d’ombre pour supporter la chaleur.

Il va falloir trouver un plan B pour demain…

En attendant, nous traversons de nouveau des paysages superbes – nous longeons notamment le Comb Ridge, une formation géologique de près de 120 km de long – pour rejoindre Monticello où nous passons la nuit au Inn at the canyons. La piscine et le jacuzzi sont les bienvenus pour récupérer de cette journée qui nous a beaucoup plu mais fatigués. Les hamburgers à emporter de chez Shake Shack feront l’affaire pour ce soir (très bons cela dit !).

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19 juillet – Les troglo de Bandelier

Ce matin nous prenons le temps de déguster notre petit-déjeuner qui est excellent. Nous ne regrettons pas notre choix d’hôtel qui est en plein centre-ville et très bien en tous points. Les américains engageant facilement la conversation, nous discutons avec nos voisins de table qui connaissent un village en France : Etain. Il y aurait eu une base de l’armée américaine…

Nous partons vers 8h30 de Santa Fe pour visiter Bandelier National Monument (du nom de son découvreur : Adolph Bandelier, archéologue américain né en Suisse). J’espérais partir plus tôt pour éviter d’avoir à prendre la navette du parc, obligatoire à partir de 9h et assez chronophage. Sur Voyage Forum, j’avais lu qu’il fallait la prendre au visitor center et non au camping car elle est quasi complète dès le visitor center et ne peut prendre que très peu de passagers au camping.
Arrivés à 9h20 au Visitor Center – trop tard donc pour monter jusqu’à l’entrée du parc avec notre voiture – une navette n’attendait que nous pour partir vers le parc. Le parking était presque vide et la navette aussi… mais où sont les touristes ? On nous avait dit de ne pas arriver tard, que ce soit à Taos Pueblo ou ici à Bandelier, mais il n’y a vraiment pas foule. Et c’est tant mieux !

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Les ruines indiennes de Bandelier datent de la même époque que Mesa Verde et furent habitées elles aussi par les indiens Anasazis, ancêtres des Pueblos. Tout comme à Mesa Verde, les habitations troglodytes de Bandelier ont été creusées et construites dans la falaise du canyon. Et là aussi elles ont été désertées, sans que les experts puissent expliquer précisément pourquoi les indiens se sont fait la malle quasiment du jour au lendemain. L’hypothèse la plus probable étant une sécheresse prolongée et des conditions qui ne permettaient plus de vivre dans le canyon.

La balade est agréable, bien qu’il fasse déjà très chaud ce matin. On enchaîne les montées d’échelles pour découvrir les alcôves.

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On dirait un couple regardant dans la même direction, non ?

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Nous poursuivons jusqu’à Alcôve House. Comme son nom l’indique, c’est une alcôve mais bien plus vaste que les précédentes qui étaient vraiment petites. Pour y accéder, il faut monter à 40 mètres du sol, à flanc de falaise, par des échelles et passages étroits. On nous prévient dès le début que ce n’est pas pas une balade pour mémère et pépère !

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La vue depuis l’alcôve se mérite mais vaut bien l’ascension :P1080888

La descente est aussi vertigineuse que la montée !
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Sur la photo de dessous, on devine les différentes échelles et la grande alcôve en haut à droite :P1080892

Nous terminons la visite vers 12h30 et, comme nous avons oublié le pique-nique à l’hôtel (c’est malin !), nous filons à Los Alamos pour trouver de quoi manger. Après consultation de mon vieux Guide du Routard durant le trajet, nous arrivons au Blue Window Bistro, super petit resto à recommander. Du coup, on en profite pour découvrir un peu cette ville à l’histoire si particulière : c’est ici qu’a été développé le projet Manhattan, visant à concevoir les premières bombes atomiques qui ont servi sans tarder au Japon durant la seconde guerre mondiale ! Aujourd’hui, le laboratoire national existe toujours et emploie 13000 personnes. Pour passer dans la zone qui longe ce fameux laboratoire, il faut montrer patte blanche et passer un check-point.

Comme la ville n’a rien d’exaltant à notre goût, nous reprenons la route pour Chimayo où se trouve une jolie petite église :

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On se croirait dans Zorro, non ?

Sur la route, on croise Camel Rock, un rocher qui évoque un chameau couché. Vous le voyez le chameau ?

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Ce soir, point d’orage ni de nuages. Le ciel est clément et l’ambiance de Santa Fe s’en ressent. Un groupe de musiciens a investit la Plaza et les terrasses sont pleines. Nous nous trouvons une place sur l’une des terrasses pour déguster une margarita, des fajitas excellentes pour moi et des ribs tout aussi bons pour Laurent. C’est très agréable de manger en terrasse et ce n’est pas si fréquent aux USA ; la plupart des restos ne proposent pas d’espace à l’extérieur.