19 juillet – Les troglo de Bandelier

Ce matin nous prenons le temps de déguster notre petit-déjeuner qui est excellent. Nous ne regrettons pas notre choix d’hôtel qui est en plein centre-ville et très bien en tous points. Les américains engageant facilement la conversation, nous discutons avec nos voisins de table qui connaissent un village en France : Etain. Il y aurait eu une base de l’armée américaine…

Nous partons vers 8h30 de Santa Fe pour visiter Bandelier National Monument (du nom de son découvreur : Adolph Bandelier, archéologue américain né en Suisse). J’espérais partir plus tôt pour éviter d’avoir à prendre la navette du parc, obligatoire à partir de 9h et assez chronophage. Sur Voyage Forum, j’avais lu qu’il fallait la prendre au visitor center et non au camping car elle est quasi complète dès le visitor center et ne peut prendre que très peu de passagers au camping.
Arrivés à 9h20 au Visitor Center – trop tard donc pour monter jusqu’à l’entrée du parc avec notre voiture – une navette n’attendait que nous pour partir vers le parc. Le parking était presque vide et la navette aussi… mais où sont les touristes ? On nous avait dit de ne pas arriver tard, que ce soit à Taos Pueblo ou ici à Bandelier, mais il n’y a vraiment pas foule. Et c’est tant mieux !

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Les ruines indiennes de Bandelier datent de la même époque que Mesa Verde et furent habitées elles aussi par les indiens Anasazis, ancêtres des Pueblos. Tout comme à Mesa Verde, les habitations troglodytes de Bandelier ont été creusées et construites dans la falaise du canyon. Et là aussi elles ont été désertées, sans que les experts puissent expliquer précisément pourquoi les indiens se sont fait la malle quasiment du jour au lendemain. L’hypothèse la plus probable étant une sécheresse prolongée et des conditions qui ne permettaient plus de vivre dans le canyon.

La balade est agréable, bien qu’il fasse déjà très chaud ce matin. On enchaîne les montées d’échelles pour découvrir les alcôves.

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On dirait un couple regardant dans la même direction, non ?

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Nous poursuivons jusqu’à Alcôve House. Comme son nom l’indique, c’est une alcôve mais bien plus vaste que les précédentes qui étaient vraiment petites. Pour y accéder, il faut monter à 40 mètres du sol, à flanc de falaise, par des échelles et passages étroits. On nous prévient dès le début que ce n’est pas pas une balade pour mémère et pépère !

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La vue depuis l’alcôve se mérite mais vaut bien l’ascension :P1080888

La descente est aussi vertigineuse que la montée !
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Sur la photo de dessous, on devine les différentes échelles et la grande alcôve en haut à droite :P1080892

Nous terminons la visite vers 12h30 et, comme nous avons oublié le pique-nique à l’hôtel (c’est malin !), nous filons à Los Alamos pour trouver de quoi manger. Après consultation de mon vieux Guide du Routard durant le trajet, nous arrivons au Blue Window Bistro, super petit resto à recommander. Du coup, on en profite pour découvrir un peu cette ville à l’histoire si particulière : c’est ici qu’a été développé le projet Manhattan, visant à concevoir les premières bombes atomiques qui ont servi sans tarder au Japon durant la seconde guerre mondiale ! Aujourd’hui, le laboratoire national existe toujours et emploie 13000 personnes. Pour passer dans la zone qui longe ce fameux laboratoire, il faut montrer patte blanche et passer un check-point.

Comme la ville n’a rien d’exaltant à notre goût, nous reprenons la route pour Chimayo où se trouve une jolie petite église :

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On se croirait dans Zorro, non ?

Sur la route, on croise Camel Rock, un rocher qui évoque un chameau couché. Vous le voyez le chameau ?

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Ce soir, point d’orage ni de nuages. Le ciel est clément et l’ambiance de Santa Fe s’en ressent. Un groupe de musiciens a investit la Plaza et les terrasses sont pleines. Nous nous trouvons une place sur l’une des terrasses pour déguster une margarita, des fajitas excellentes pour moi et des ribs tout aussi bons pour Laurent. C’est très agréable de manger en terrasse et ce n’est pas si fréquent aux USA ; la plupart des restos ne proposent pas d’espace à l’extérieur.