Dernier jour à Lombok et bilan

Ce dernier jour à Lombok se termine de la même manière que notre séjour a commencé sur cette île : baignade, bronzette, resto sur la plage. Nous profitons goulument du super petit-déj de l’hôtel, du soleil indonésien et des dernières brochettes de poulet à la sauce cacahuète (ces satay que j’aime tant).

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En début d’après-midi, nous partons vers l’aéroport de Lombok. Une foule dense se tasse sur les allées abritées qui mènent à l’entrée de l’aéroport. C’est impressionnant tout ce monde ! On ne sais pas ce qu’attendent tous ces gens, mais ce qui est sûr, c’est que nous sommes l’attraction de la journée ! Ils se pressent tous pour nous observer et ceux qui ont des téléphones nous prennent en photo.

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Nous enchaînons sans difficulté les 3 vols qui nous séparent de Paris où nous retrouvons avec stupeur la mauvaise humeur et les sourires à l’envers des français :-/

  • Bilan

Qui l’eut cru ? Cette première expérience de voyage en Asie a été très concluante ! Nous sommes tous les quatre enchantés. La combinaison paysages splendides-soleil-mer turquoise-sourires balinais a eu raison de nos dernières réticences. Nous avons beaucoup aimé Bali et nous avons encore plus aimé Lombok.

La saison était bien choisie. Bien que nous nous soyons fait rincer par quelques averses tropicales, la saison des pluies était quasiment terminée. Le gros avantage, c’est que les rizières étaient magnifiques et bien vertes. En juillet-août, elles sont souvent à sec et les pousses de riz tirent sur le jaune cramé. Autre avantage : ce n’est pas la haute saison, donc les touristes ne sont pas encore trop nombreux et on peut négocier les prix plus facilement, notamment pour les excursions.

Et qu’est-ce que ça fait comme bien de ne pas se demander comment on s’habille aujourd’hui, s’il va faire beau ou pas, chaud ou froid… Un short, un t-shirt, des tongs et en route !

Alors bien sûr, en seulement 10 jours, nous n’avons eu qu’un aperçu de l’Indonésie. Un bel aperçu d’un pays aux multiples facettes. Car si chaque île est aussi différente que l’est Bali de Lombok, cela laisse présager un tas de belles découvertes ! Je vous ai déjà dit que l’Indonésie compte plus de 17 000 îles ? 😉

C’est certain, ce premier voyage en Asie risque bien d’ouvrir la porte à de nombreux autres…

En route (ou plutôt en bateau) vers Lombok

Encore un réveil matinal !
A 5h30, il est l’heure de se lever pour partir vers Padangbai où nous prenons un bateau rapide pour Lombok. On dit au revoir à Bali et ses temples hindouistes pour dire bonjour à Lombok, ses innombrables mosquées et son peuple Sasak.

Le minibus roule à fond sur les petites routes, évitant parfois de justesse les scooters qui déboulent de tous côtés, slalomant pour éviter les nids de poule, se rabattant in extremis après un dépassement hasardeux… Juste après le petit-déjeuner trop matinal, ça passe mal ! On est à deux doigts de vomir ! La circulation en Indonésie est très spectaculaire : les travaux sont mal signalés (on s’est retrouvés, de nuit, nez à nez avec un tas de sable de 2 mètres de haut sur une 4 voies !), on double indifféremment par la droite ou par la gauche, les scooters sont nombreux,  indisciplinés et servent à transporter toutes sortes de choses plus ou moins volumineuses (la famille, une chèvre, des sacs de riz…), les piétons, 2 roues, charrettes, bus et autres se partagent la route de façon anarchique. C’est la loi du plus fort et du plus gros !

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Après une heure et demi d’attente (ça valait bien le coup de se lever à 5h30 et de speeder sur la route !!!), nous embarquons sur un bateau rapide. Le premier arrêt est pour Gili Trawangan, une toute petite île paradisiaque. Gili veut dire « petite île » en Bahasa indonésien.

Gill Trawangan, Lombok, Indonésie Gill Trawangan, Lombok, Indonésie

En seulement 1h30, nous voici à Lombok où nous débarquons directement sur la plage. La première impression est très positive. La vie à Lombok semble s’être figée dans le temps. L’île piment (la signification de Lombok en javanais) nous apparaît plus authentique et plus tranquille que sa frétillante voisine Bali. La culture diffère totalement puisqu’ici la population est à 90% musulmane et les habitants vivent principalement de l’agriculture et de la pêche. Le climat aussi est différent, plus sec.

Nous prenons notre déjeuner les pieds dans le sable, dans un resto de plage très sympa, le Lotus Bayview à Senggigi.

En sortant du resto, nous négocions une excursion pour la journée de demain (2 millions de roupies pour 6 personnes, soit 134€) mais nous trouverons une bien meilleure offre dans la soirée (1,2 millions de roupies, soit 80€) pour le même programme. Nous passerons la journée en compagnie de Karine et Sébastien, avec qui nous avons sympathisé. Car finalement, malgré mes craintes, ce voyage en groupe s’est très bien passé. Nous sommes tombés sur des gens globalement sympas et l’ambiance dans le groupe était très bonne. Les seuls trucs pénibles, c’est d’être obligé de suivre un programme et de respecter des horaires, de faire des visites même si elles ne nous intéressent pas (les boutiques d’artisanat, par exemple !) et d’attendre les retardataires.

L’après-midi est consacrée à de nombreuses activités physiques : plage devant l’hôtel, baignade dans l’océan indien, snorkelling pour observer de jolis poissons, bronzette, baignade dans la piscine, apéro…

Ça, c’est la vue en face de mon transat :

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Ça, c’est la vue au-dessus de mon transat :

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Notre bungalow est très agréable, lové dans un joli parc superbement entretenu. Nous avons même une douche extérieure abritée par des palmiers et des bananiers. L’hôtel (Kila Senggigi beach) est vraiment super.

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Demain, nous irons explorer les Gilis situées sud-ouest de Lombok.

Du côté du volcan Batur

A 100 mètres de l’hôtel, un atelier de sculpture sur bois permet d’observer la dextérité des balinais. Les hommes sculptent et les femmes s’occupent des finitions (ponçage et application de cire). Les principaux bois utilisés sont l’hibiscus, le bois de crocodile (le tronc présente des picots comme la peau d’un crocodile), l’ébène et le bois de santal qui est très odorant.

Sur la route pour atteindre le cratère du volcan, nous faisons une halte au Pura Kehen à Bangli, temple dédié à Shiva. De tous les temples que nous avons pu visiter depuis le début du séjour, c’est le plus beau. Bâti sur plusieurs niveaux en terrasses, abrité en partie par le feuillage d’un banian énorme, orné de sculptures en pierre volcanique qui côtoient les frangipaniers odorants, l’ensemble dégage une ambiance très zen. Pour y entrer, on passe par une porte monumentale sur laquelle est sculptée une tête de démon censé repousser les mauvais esprit à l’extérieur du temple.

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La route grimpe ensuite sur le flanc du volcan et devient plus étroite et sinueuse. Le volcan, qui culmine à 1711 mètres, apparaît après un dernier virage avec son lac au premier plan. On distingue bien les coulées de lave issues des dernières éruptions.

Volcan Batur, Bali

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On a la chance de déjeuner dans un bon resto face à ce beau panorama, puis nous reprenons la route en direction du temple de Besakih.

Ce temple, construit sur les pentes du Mont Agung – le plus sacré des volcans parce que le plus haut – est le plus grand de Bali. C’est le temple mère de l’île, qui accueille en fait une vingtaine de petits temples, dont celui de la famille de notre guide. Nous croisons de nombreux balinais venus pour une cérémonie, tous habillés de la tenue traditionnelle, les femmes portant des paniers d’offrandes sur la tête.

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Pendant la visite, de gros nuages réussissent à passer le sommet du Mont Agung. On sent bien qu’une averse approche. En attendant, les teintes menaçantes du ciel nous permettent d’apprécier le contraste avec les merus du temple.

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De nombreuses araignées gigantesques ont élu domicile dans le temple, tissant des toiles de 2 mètres de large pour certaines ! On ne se rend pas compte de la taille de la bêbette sur la photo, mais je vous assure qu’elle et ses copines sont énormes. De la taille d’une main (désolée, je n’ai pas voulu mettre la mienne à côté pour avoir une idée d’échelle).

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Bali, c’est joli. L’île n’a pas usurpé son surnom de perle de l’Indonésie. Mais Bali c’est aussi ça :

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Le problème du ramassage et du traitement des déchets n’est pas encore une priorité. Il y a bien, par endroits, des solutions proposées aux habitants mais elles sont payantes et trop ponctuelles. Du coup, on croise des décharges à ciel ouvert sur les bords de routes ou, comme ici, à proximité immédiate des lieux à forte fréquentation. C’est pareil à côté des marchés, par exemple. Là, à Besakih, les déchets consistent essentiellement en des restes d’offrandes – fleurs et paniers de bambou – mais souvent on trouve aussi des sacs plastique. Tous les soirs, il y a des brulots un peu partout pour faire disparaitre tout ça.

Et au milieu de ce foutoir vivent et jouent des enfants insouciants et toujours souriants.

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Les enfants vendent des cartes postales pour rapporter des sous à leur école. Nous on fait des tombolas, eux ils vendent des cartes. Vu le nombre de touristes qui viennent à Besakih, c’est sûrement malin. A notre arrivée sur le site, une petite fille m’a fait promettre de lui en acheter. Elle a dû me répéter au moins 10 fois : « tu as promis à moi madame » ! Et alors que nous descendons les marches du temple pour regagner le parking, elle devait me guetter et se précipite vers moi en me disant encore « tu as promis à moi madame, tu achètes mes cartes ». Elle me vends donc un lot de 6 cartes (moches !) et je donne la monnaie à un petit garçon qui avait moins de bagou et donc plus de mal à vendre les siennes.

Sur le trajet, nous croisons au bord de la route une cérémonie de bénédiction… d’un cochon ! Dans le cadre d’une fête religieuse, les villageois préparent traditionnellement le babi guling, un cochon farci d’herbes et d’épices cuit à la broche. L’occasion aussi pour nous de jouer avec les regards des enfants.

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Nous visitons ensuite le Kerta Gosa, un ancien palais de justice. Les fresques peintes sur les plafonds du balé représentent les supplices imposés aux coupables et aux impurs. Les fresques du pavillon flottant illustrent la vie du prince Sutasoha, une émanation de Bouddha.

Kerta Gosa, Bali Kerta Gosa, Bali Kerta Gosa, Bali Kerta Gosa, Bali

Avant le dîner, nous prenons une navette à l’hôtel pour faire un tour à Ubud. C’est très vivant mais aussi très touristique. Il n’y a que des boutiques et des restos. Cela dit, l’ambiance est plaisante.

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C’est la dernière soirée dans notre hôtel d’Ubud, que nous ne sommes pas fâchés de quitter. Passer la nuit avec des bêtes dans la chambre, ce n’est pas de mon goût ! Demain nous partons pour une autre île d’Indonésie : Lombok.

Ubud, Pura Gunung Kawi et Tirta Empul

Nous prenons un peu notre temps ce matin et partons à 8h30 de l’hôtel pour aller à un spectacle de danse Barong, une danse traditionnelle qui raconte une histoire, avec la musique et les costumes qui vont avec le folklore. Je vous passe l’histoire ubuesque du Dieu qui doit être sacrifié mais finalement devient immortel, et du coup sa mère qui voulait le sacrifier s’en veut et veut être sacrifiée à son tour…!!! Nous ne sommes pas fans ce ce genre de spectacle mais au final ça vaut le coup d’oeil, ne serais-ce que pour les costumes.

 

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Le Barong c’est cette espèce de bestiole sous laquelle se cachent deux danseurs :

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Après le spectacle, nous avons fait un arrêt à Celuk, village spécialisé dans l’orfèvrerie. Le lendemain de mon anniversaire, faire un tour dans les boutique c’était obligatoire !

Nous avons déjeuné dans un resto sympa avec une vue superbe sur les rizières d’Ubud.

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Puis nous avons pris la route vers le nord pour aller visiter deux sites majeurs : Pura Gunug Kawi et Tirta Empul.

Pura Gurung Kawi, c’est un temple du XIème siècle (l’un des plus vieux de Bali, je crois bien) qui comprend 10 mausolées imposants, mesurant 7 mètres de hauts et creusés directement dans la parois. Le cadre est splendide avec les rizières en terrasses, la rivière encaissée qui passe entre les deux séries de 5 tombeaux qui se font face et la végétation luxuriante. Ce temple se mérite car il faut descendre (puis surtout remonter) plus de 300 marches pour atteindre le fond de la gorge où se trouvent les mausolées. Ca ne parait rien comme ça, mais avec 35° et l’humidité qui nous colle le sarong aux jambes, c’est dur ! Le sarong est obligatoire pour pénétrer dans les lieux sacrés afin de cacher les jambes et respecter la tradition.

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La rivière et la jungle entre les falaises qui abritent les tombeaux :

Pura Gurung Kawi, Bali

Sur le chemin qui mène au site, il y a de nombreuses boutiques tenues par des vendeuses coriaces qui veulent à tout prix nous fourguer leur marchandise. Elles ont beau voir que tu as déjà un sarong, elle te demandent d’en acheter un autre quand même !

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L’entrée du site est en réfection. Ce sont les femmes qui portent les pavés sur leur tête !

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Le second site de l’après-midi est Pura Tirta Empul, à Tampaksiring. Il s’agit d’un temple hindou construit autour de sources sacrées aux vertus purificatrices et médicinales. Les pèlerins déposent d’abord une offrande, puis se baignent dans les bassins en passant la tête sous les fontaines pour prier et se purifier. Les balinais s’y rendent au moins une fois par an pour laver leur esprit des pensées impures et chasser leurs démons internes. Hommes, femmes, enfants et même les touristes peuvent accomplir ce rite ; le bassin est mixte et ouvert à tous.

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De nombreuses offrandes sont déposées sur les fontaines :

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Sur certaines photos, on distingue un grand bâtiment posé sur la colline. Il s’agit de la résidence d’été du président.

En rentrant à l’hôtel, nous avons croisé une procession. Ce sont des villageois qui se rendent au temple pour une bénédiction.

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Dans la rue, des enfants nous lançaient des « hello » en riant. Ils adorent poser pour qu’on les prenne en photo :

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En arrivant à l’hôtel, nous passons les chambres en revue pour s’assurer qu’aucune bestiole ne s’est infiltrée, puis nous profitons de la piscine.

Juste avant de dormir, je vois un gecko s’infiltrer par la porte d’entrée. Impossible de le faire sortir, on va devoir dormir avec ! Je me raisonne en me disant que ce n’est qu’un lézard inoffensif mais je guette le moindre bruit et mets du temps à m’endormir.

Journée de rêve : dauphins, rizières et temples

Il est 5h18 quand le téléphone sonne dans la chambre. C’est la réception qui appelle pour nous réveiller (on avait dit 5h30, mais bon…). A 6h, nous sommes au rendez-vous sur la plage de Lovina pour embarquer à bord d’un prahu, une pirogue traditionnelle à balancier. C’est la toute première fois que nous mettons un orteil dans l’océan indien et la température de l’eau nous surprend : elle est vraiment très très chaude. Le sable noir de la côte nord de Bali y est sûrement pour quelque chose.

Nous assistons au lever du soleil sur Bali. Le ciel passe par toutes les couleurs, du orange au bleu en passant par le rose et le violet. C’est beau, c’est calme, il fait chaud, on est bien.
Puis notre pilote commence à traquer les dauphins. Ici, il n’y a pas de distance de sécurité imposée pour observer les animaux sauvages sans les déranger. Donc quand je dis traquer, c’est le mot juste. Il leur fonce littéralement dessus pour s’en rapprocher au maximum !

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On en a pour notre argent puisque les dauphins sont bien là.

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Le moment pourrait être magique s’il n’y avait pas autant de monde. On ne peut pas dire que ce soit très intimiste comme coin pour une balade en bateau ! Mais bon, les enfants sont ravis quand même car c’est la première fois qu’ils voient des dauphins en pleine mer.

En revenant à Lovina, le petit-déjeuner copieux de l’hôtel nous attend dans le cadre charmant du restaurant ouvert sur le jardin et la piscine, avec la mer et la plage de sable noir en arrière plan. L’hôtel Ananda Lovina est vraiment une bonne adresse.

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A 9h, nous prenons la direction de Bedugul pour la visite du Pura Ulun Danu qui semble flotter au bord du lac Bratan. Ce temple est dédié à la déesse des eaux du lac et fait l’objet d’une intense dévotion, notamment chez les agriculteurs qui s’y rendent en pèlerinage avant d’irriguer leurs rizières. C’est magnifique ! Les nuages s’accrochent au sommet de la montagne, faisant ressortir les merus, ces tours de bois surmontées de petits toits successifs en fibre de coco. Le Meru est une montagne mythique dans la religion hindoue et l’architecture des toits des temples symbolise cette montagne sacrée. Ils sont toujours en nombre impair, de 3 à 11 maximum, variant selon la dignité du Dieu consacré.

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S’il en était besoin, l’arrivée d’une procession ajoute de l’intérêt au lieu. Les femmes portent les offrandes sur la tête.

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Toujours à Bedugul, nous faisons un arrêt au marché. Fruits, légumes, fleurs, épices, vêtements… On y trouve de tout à bon prix, du moment qu’on est prêt à marchander. Les gens sont sympas et assez rigolos car ils essaient de nous parler en français mais comme ils n’y arrivent pas bien ça les fait rire… et nous aussi. Un gars essaie à tout prix de nous vendre des montres de pacotille en nous disant qu’elles sont encore mieux que des Rolex !

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Après le déjeuner, un mini bus nous prend en charge pour aller visiter les rizières de Jatiluwih. Jatiluwih signifie « vraiment merveilleux », et le paysage qui s’offre à nous l’est sans conteste ! Pour y arriver, il faut prendre une petite route défoncée, étroite et sinueuse qui traverse des hameaux paumés dans la campagne, vraiment pittoresques, où la vie s’écoule tranquillement mais aussi pauvrement. On est au fin fond de Bali ici.

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Les gousses de riz sont presque mûres :P1080348 P1080350 P1080356 P1080357

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La saison est idéale pour visiter les rizières. C’est la fin de la saison des pluies, donc il pleut moins qu’en hiver, et les terrasses sont recouvertes de rizières luxuriantes et bien vertes. Le ciel a beau être couvert, la luminosité est bien présente et fait rayonner le vert tendre éclatant des pousses de riz. Par contre, les chemins sont boueux. Une boue qui colle et qui glisse. Et Laurent, qui est parti en tongs, finit la balade pieds nus ! Oh le touriste !!! Mais finalement ce n’était peut-être pas une si mauvaise idée que ça quand je vois l’état de mes Converses !!! Après un rapide rinçage dans le canal d’irrigation, il a retrouvé des pieds propres et secs. Moi je vais mettre 1 heure à nettoyer mes baskets !

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On reprend le mini bus qui nous emmène ensuite au Pura Batukaru. Situé au bout d’une route encore plus défoncée et sinueuse que la première, planqué dans la jungle, ce n’est ni le plus beau ni le plus grand mais il se dégage de ce temple une zénitude juste un peu gâchée par une averse tropicale qui s’abat sur nous pendant 15 minutes. Au beau milieu de la jungle, à 700 mètres d’altitude sur le flanc du Mont Batukaru, l’humidité est omniprésente et la mousse colonise chaque pierre, chaque toit, chaque statue. Cet environnement « mousseux », associé à l’absence de vendeurs de sarongs et autres souvenirs, renforce l’ambiance sereine du temple.

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Nous arrivons à l’hôtel Banuswari à Ubud où nous resterons 3 nuits et découvrons notre chambre avec piscine privée ! Trop trop bien !!!!!

IMG_1459Mais au bout de quelques minutes, Laurent découvre une énorme araignée dans la salle de bains. D’un coup, le lieu nous paraît beaucoup moins accueillant…
C’est fou comme les insectes et araignées peuvent atteindre des dimensions gigantesques ici. Ce sont d’ailleurs les seules espèces qui échappent à la règle car les gens sont petits, les vaches, chèvres, poulets, chevaux et autres animaux sont également petits et maigres, mais à mon grand désarroi, les insectes sont énormes !

J’appelle la réception. Hors de question de se battre à mains nues contre ce monstre !