Cape Canaveral, coulisses et histoire de la NASA

Aujourd’hui, nous avions prévu de remonter la Treasure Coast, la côte des milliardaires, tranquillement jusqu’à Melbourne pour se rapprocher de Cape Canaveral et visiter le Kennedy Space Center (KSC) demain. Mais SpaceX en a décidé autrement en annonçant le lancement de sa méga fusée précisément le 6 février. Pour ce jour de lancement très spécial (des gens viennent exprès du monde entier pour assister au décollage), le KSC vend des billets spéciaux et tous les autres types de billets seront refusés le 6 février. Comme j’ai eu la mauvaise idée d’acheter nos billets « normaux » à l’avance, nous ne pourrons pas entrer au KSC demain… alors on y va aujourd’hui.

Cela bouscule un peu notre programme. On part à 7h30 de Miami pour 3h30 de route en théorie mais plutôt 4h avec les bouchons et un petit détour par Palm Beach pour voir Mar-a-Lago, la villa de Trump (d’aussi mauvais goût que sa coiffure !). Nous arrivons un peu avant midi au Kennedy Space Center, nommé ainsi en hommage au président qui a décidé d’envoyer les américains sur la lune.

Le temps est plus couvert que sur Miami et la température n’a cessé de chuter au fur et à mesure que l’on allait vers le nord. Il ne fait que 19° et on supporte les gilets. De toute façon, les gilets sont de rigueur car la clim est poussée à fond malgré la température extérieure plutôt fraîche.

Un hot-dog vite avalé, puis nous prenons le bus pour aller directement voir le site d’exploitation de la NASA et notamment la rampe de lancement qui a envoyé Apollo 8 sur la lune et le fameux bâtiment d’assemblage des véhicules. Cet énorme building sans fenêtre, bien connu, avec le drapeau américain et le sigle NASA peints dessus.


Les grandes portes grises coulissantes que l’on voit de chaque côté permettent de sortir les fusées qui sont assemblées à l’intérieur (ça vous donne une idée des proportions démesurées du bâtiment). Vue la hauteur, il faut 45 minutes pour qu’une porte s’ouvre !

On ne peut voir ces bâtiments et les pas de tir que depuis le bus. Cette zone est sécurisée et absolument interdite au public (et ce tout le temps, pas seulement aujourd’hui parce qu’on est la veille d’un lancement). Seuls les salariés de la NASA peuvent y entrer.

La base spatiale est installée sur Merritt island. Cette île est aussi une réserve naturelle. On y a vu des alligators, des aigles, des hérons et des aigrettes. Vous voyez l’alligator, au bord de l’eau, devant le bâtiment d’assemblage ?

Après le tour en bus, on visite le centre Apollo/Saturne V qui est consacré aux programmes Apollo et retrace donc l’épopée de la conquête lunaire. De là, on aperçoit le pas de tir 39B d’où sera tirée la fusée Falcon Heavy de SpaceX demain. Elle est caché par la structure métallique qu’on voit au fond.

Le centre abrite Saturne V, la plus grande fusée du monde.

Un film permet de vivre le lancement de la fusée « comme s’y on y était », du compte à rebours jusqu’à l’alunissage. On prend place dans des gradins, la lumière s’éteint et on est propulsé dans la salle de contrôle. On frémit, les téléphones sonnent, les ingénieurs s’affairent, les moteurs vrombissent, la fusée s’élance… on applaudit (non je rigole, on n’applaudit pas).


On sort ensuite dans une salle consacrée à la conquête lunaire. Échantillons de pierres de lune, combinaisons d’astronautes, capsule Apollo, jeep lunaire… tout y est. C’est assez captivant.

La capsule qui a ramené Neil Armstrong et ses coéquipiers. Un si petit habitacle pour de si grands hommes :

Puis on visite le centre Atlantis, dédié aux navettes et notamment à Atlantis. Cette navette a parcouru plus de 200 millions de kilomètres dans l’espace et a mis en orbite l’ISS.

Il y a plein de simulateurs (Laurent et les garçons ont fait atterrir une navette ; moi je n’ai pas été capable d’en poser une seule !), des jeux et même un toboggan. On y passe un bon moment et tentons aussi le simulateur de décollage. Ça secoue pas mal et on se retrouve à 90° en position de décollage. C’est marrant de se mettre dans la peau d’astronautes prêts à partir pour l’espace.

Le soleil couchant n’éclaire presque plus les fusées du Rocket garden lorsque nous sortons du centre Atlantis.

Nous restons visiter jusqu’après 18h30, on achète quelques bricoles à la boutique, puis reprenons la route vers notre hôtel All Suites situé à Melbourne. Le check-in est très très très long ! Plus d’une demi-heure pour récupérer notre clé !

La soirée se termine dans un pub irlandais réputé du centre-ville pour fêter l’anniversaire de Laurent.