Madinat Jumeirah et la Burj al Arab

Nous partons ce matin pour une balade dans un souk moderne mais réalisé dans l’esprit des souks traditionnels : Madinat Jumeirah. En réalité, c’est plus qu’un souk. Il y a des boutiques mais aussi des hôtels, plein de restaurants pour tous les goûts, une rivière artificielle sur laquelle on peut faire des balades en abra (petit bateau local) et la cerise sur le gâteau, c’est la superbe vue sur l’hôtel Burj Al Arab. Le classement officiel n’allant que jusqu’à 5*, cet hôtel de grand luxe s’est autoattribué 7*… Je ne saurais vous dire s’il les vaut bien car l’accès n’est autorisé que si l’on a une réservation. Et vu qu’une nuit coûte minimum 1000 euros, eh bien nous n’avons pas de réservation !

On fait ensuite un petit tour sur Kite beach pour avoir un autre point de vue sur la Burj al Arab mais il y a toujours ce voile de pollution/poussière/sable. Et il y a aussi plein de grues qui laissent présager que, bientôt, il n’y aura plus un panorama aussi dégagé sur la Burj al Arab depuis Kite beach. La plage est immense et la couleur de la mer donne envie d’y faire un plongeon même si elle est encore un peu fraîche (22 / 23°).

Nous nous arrêtons ensuite au Mall of the Emirates qui abrite des pistes de ski et de luge. Là on mesure bien la folie de certains projets. Une piste de ski en plein désert, c’est comme un stade de foot Qatari climatisé et à ciel ouvert, c’est n’importe quoi ! Par contre c’est assez drôle de voir les parents en doudoune, à faire les cent pas pour ne pas geler sur place. On voit qu’ils ne sont pas habitués au froid. En revanche, le dôme du Mall est très joli avec son style Eiffel.

On termine l’après-midi à la piscine, puis vient l’heure de boucler les valises. La tentation dans les Malls a été grande, nous avons fait quelques achats (surtout les garçons !) et nos valises ne ferment plus. Heureusement que Manue peut nous prêter un sac supplémentaire.

J’ai réservé une nuit à l’hôtel Premier Inn à l’aéroport d’Abu Dhabi car nous reprenons l’avion assez tôt demain matin. On rend la voiture sans avoir refait le plein car il n’y a pas de station essence avant l’aéroport quand on arrive de la route de Dubaï. Au pays du pétrole, c’est un comble ! Comme l’essence n’est pas chère ici, le prix que va nous faire payer le loueur ne nous inquiète pas trop. Et en effet, il nous est facturé environ 20 euros pour la moitié du plein et les péages. Ça va !

On avait l’intention de prendre un taxi pour aller dîner au Yas Mall mais, en tant que clients du Premier Inn, on a 1 repas offert pour 1 acheté au resto de l’hôtel. On reste donc sur place et, comme on s’est couchés tard la veille, tout le monde est au lit à 22h.

Le GIGANTISME de Dubaï

Quand on évoque Dubaï, les mots qui viennent à l’esprit sont : gigantesque, démesuré, soleil, fête, désert, mais aussi surconsommation, pollution… Le plus grand et le plus connu des sept Emirats arabes unis fait penser à Las Vegas mais avec la plage et sans les casinos. Symbole de cette démesure, la Burj Khalifa, monument emblématique de Dubaï, est à ce jour la tour la plus haute du monde (828 mètres). Une autre tour, plus haute encore, est en construction pour que Dubaï batte son propre record. Pour attirer l’attention du monde entier et devenir la première destination touristique au monde, les émiratis ne lésinent pas sur les projets plus fous les uns que les autres : hôtels ultra luxueux, îles artificielles, centres commerciaux à faire rêver Pretty woman, attractions innovantes, etc. Si on s’arrête à ça, Dubaï est un paradis.

Voici donc le Dubaï qui en jette, le Dubaï bling bling et tape à l’œil qu’on a envie de voir, même si on sait quelles peuvent être les conséquences de cette urbanisation à outrance dans ce qui n’était qu’un désert avec quelques tentes de bédouins il y a seulement une quarantaine d’années.

Dubaï Mall, le plus grand centre commercial du monde

Situé au pied de la Burj Khalifa, dans le quartier de Downtown, le Dubaï Mall est un petit Guiness book à lui seul : plus d’1 million de m² (et un agrandissement est en cours), 80 millions de visiteurs par an, 1 300 magasins, 200 restos et cafés, une patinoire Olympique (oui, oui, Olympique !), l’un des plus grands magasins de bonbons au monde (on a succombé !), un squelette de diplodocus (un vrai ! de 7 mètres de haut sur 24 de long), un aquarium avec l’une des plus grandes parois vitrées du monde, un simulateur de vol en A380 sponsorisé par Emirates, une cascade de 24 mètres de haut… Et bien sûr toutes les marques de vêtements et chaussures dont vous rêvez.

En sortant du centre commercial, on tombe nez à nez avec la tour la plus haute du monde, la Burj Khalifa. Tellement haute qu’on a du mal à la photographier de près. On peut monter à 2 niveaux différents de la tour mais nous ne l’avons pas fait. La visibilité était relativement limitée et je crois que c’est souvent le cas ; le sable, la poussière et la pollution créent un nuage omniprésent.

Super la visibilité, non ?

On mange vite fait au food court, puis nous partons pour le quartier de la marina. On se gare dans le parking de Marina Mall et allons réserver un circuit en ferry pour 17h afin de prendre un peu de recul sur la forêt de buildings et avoir une vue sur la skyline. Le bateau fait demi-tour en face de l’hôtel Atlantis après avoir longé The Palm et ses résidences de luxe. La balade dure 1 heure et n’est pas chère par-rapport aux sorties en zodiac (environ 10€ par personne). Les fous qui font une descente en tyrolienne dans la marina et des sauts en jet-ski dans les vagues du ferry créent une attraction supplémentaire à laquelle on ne s’attendait pas !

Dubaï Marina et The Palm

Heureusement que l’essence ne coûte par cher car nous repartons ensuite vers Downtown pour voir le spectacle des fontaines au pied de la Burj Khalifa. Pour éviter la foule, on se gare dans le parking du souk Al Bahar ; en sortant du souk, on a une vue sur tout le bassin et la Burj Khalifa en face. Toutes les demi-heures à partir du coucher du soleil, les jets d’eau entrent en action au rythme d’une musique différente à chaque fois. On assiste à 2 « représentations » qui nous offrent un superbe ballet parfaitement chorégraphié. Magique !

La journée n’est pas terminée !

On mange chez Manue et Stan, puis nous partons tous ensemble au Sho Cho pour une soirée dans un bar-boite de nuit en plein air, toujours avec vue sur la Burj Khalifa. Sympa !

Al Aïn

Nous quittons le rythme trépidant de Dubaï pour aller passer la journée à Al Aïn. Les paysages sont plutôt jolis dès qu’on sort de l’aire urbaine de Dubaï. Les dunes se font de plus en plus rouges et vierges. Al Aïn est la quatrième ville des EAU ; elle se situe à l’est de l’Émirat d’Abu Dhabi, à la frontière du sultanat d’Oman de l’autre côté de la montagne. C’est ici qu’a vécu une grande partie de sa vie le Sheikh Zayed Bin Sultan Al Nahyan, qui a fondé les Émirats arabes unis le 2 décembre 1971 et en est devenu le premier président. Il est décédé en 2004 et son fils lui a succédé à la présidence. Plusieurs sites d’Al AÏn font partie d’un ensemble classé au patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO : plusieurs oasis, dont celle de Mutaredh au centre d’Al Aïn, le fort Al Jahili, les palais Al Muwaiji et du Sheikh Zayed, et des tombeaux.

Le Jebel Hafeet est le point culminant de l’émirat d’Abu Dhabi. J’ai trouvé plusieurs indications de hauteur, allant de 1240 à plus de 1300 mètres d’altitude. Quoi qu’il en soit, on est loin des 4807 mètres de notre Mont Blanc. Cocorico !!! Pour une fois qu’on a un truc plus haut que chez eux ! On a mal choisi notre journée car la vue est totalement bouchée par le sable et la poussière soulevés par les vents assez forts qui soufflent depuis hier. On distingue vaguement Al Aïn d’un côté et Oman de l’autre. On ne traine pas trop car il fait frais à cette altitude et une étape du Tour cycliste des EAU arrive ici dans 2 heures.

Edit : on apprendra le soir même que les deux dernières étapes du Tour des EAU sont annulées car 2 cas de contamination au covid-19 sont suspectés parmi les membres italiens d’une équipe. Trois équipes, dont 2 françaises, sont confinées dans un hôtel de Yas island à Abu Dhabi. Depuis, le Ministère de la santé Emirati a confirmé 6 cas de Coronavirus dans les équipes, repoussant leur confinement jusqu’au 14 mars.

Al Jahili Fort est le plus beau fort de la ville avec son imposante tour d’observation ronde. C’est un important témoignage de l’architecture militaire émirienne. Il a été construit à la fin du 19e siècle par le Sheikh Zayed Bin Khalifa (Sheikh Zayed the first) et son fils pour défendre la ville et l’oasis d’Al Aïn. Nous avons droit à un accueil dans la tradition émiratie, on goûte un café à la cardamome pas mauvais, accompagné de dattes.

La grosse tour ronde est de construction antérieure au fort ; elle servait de tour de guet. Les murs sont en torchis, mélange de sable, paille et eau, les charpentes et les gouttières sont réalisées avec des troncs de palmiers.

Le palais Cheikh Zayed (ou Al Aïn palace museum) est un bâtiment fortifié, datant de 1937, qui fut le lieu de résidence du Sheikh Zayed et de sa famille jusqu’en 1966. On y découvre leurs conditions de vie modestes avant le boum pétrolier, au travers des pièces d’habitation reconstituées. Rien à voir avec le luxe du palais présidentiel Qasr al Watan qu’il a fait construire ensuite ! Ça a dû les changer de passer de ce palais rustique au luxueux et immense palais d’Abu Dhabi.

Nous filons ensuite vers l’oasis de Mutaredh. Elle compte 140 000 palmiers de 100 variétés différentes, utilisés pour la nourriture (dattes) et la construction, répartis dans des parcelles communautaires clôturées par des murets. L’eau provient essentiellement de la montagne et des pluies. On loue des rosalies à l’entrée (50 AED la 4 places, 30 AED la 2 places pour 1 heure). Ça a le mérite d’épargner nos pieds (mais pas nos fesses !) et de rendre la visite plus amusante, notamment pour les garçons qui commencent à râler car ils ont faim !

Après un rapide et tardif déjeuner au food court du Al Aïn Mall, nous terminons par la visite de la maison natale du Sheikh Khalifa Bin Zayed al Nahyan, fils et président actuel des Émirats arabes unis. Le Qasr al Muwaiji a été totalement réhabilité récemment et une expo permanente sur le Sheikh a pris place dans un bâtiment de verre dans la cour.

De retour à Dubaï, nous allons dîner à Jumeirah Beach Residence (JBR pour les intimes), juste à côté de la marina que nous découvrons de nuit avant d’y revenir demain pour une balade en bateau. On y croise de jolies voitures : Lamborghini, Corvette, Rolls, Bentley, Ferrari… Léo s’est fait une petite collection de photos !

Le « vieux » Dubaï

Je mets « vieux » entre guillemets car, à Dubaï, la notion d’ancienneté est relative. Les bâtiments les plus anciens de la ville, qui se trouvent dans le quartier Al Bastakiya, datent du début du XIXe siècle. Pour autant, c’est un quartier assez dépaysant qui nous plonge dans une ambiance émirienne traditionnelle plutôt agréable.

On se gare au parking gratuit de Al Seef et on traverse ce quartier tout neuf (construit il y a 1 an) mais qui fait comme du vieux.

Le quartier de Bastikya se trouve juste après. Là c’est du vrai vieux.

On visite le Dubaï museum, installé dans le fort Al Fahidi qui est le plus vieil édifice du quartier. Ce petit musée est intéressant à visiter et vraiment pas cher (3 dirham par personne).

Manue nous rejoint et nous emmène dans un bon resto libanais, Bayt Al wakeel, dont la terrasse donne sur la Dubaï creek. C’est très bon, la vue est belle et on profite du ballet des petits bateaux-taxis à moteurs, les abras, sur la rivière. D’ailleurs nous prenons un abra juste après le déjeuner pour traverser la Dubaï creek et visiter les souks.

Dans le souk des épices, les vendeurs alpaguent les touristes gentiment. On entend « oh la la c’est joli, Sarkozy, Macron, pas cher ». Cela n’a aucun sens mais ce sont les seuls mots qu’ils connaissent en français ! Ils connaissent des chansons françaises aussi… A un moment, j’essaie de faire prononcer « anis étoilé » à un vendeur. Il n’y arrive pas et me lâche : oh djadja, y’a pas moyen djadja 😂

Le souk de l’or est particulièrement impressionnant.

En fin de journée, on tente d’aller dans le nouveau quartier de Dubaï creek marina pour voir le soleil se coucher sur les tours de Downtown, mais c’est peine perdue. Le vent qui a soufflé toute la journée a soulevé le sable, des nuages ont fait leur apparition aussi donc la vue est complètement brouillée. On fait une petite balade quand même… sauf les garçons qui en ont marre de marcher (on a fait 12 km aujourd’hui).

Atlantis aquaventure

Aujourd’hui ils annoncent 34° avec un ressenti de 41°… Le programme de la journée est vite trouvé : il faut qu’on passe la journée dans l’eau si on ne veut pas mourir de chaud. Direction le parc aquatique de l’Atlantis, tout au bout de la Palm Jumeirah.

On se gare sur un parking gratuit, on prend nos tickets (attente un peu longue alors qu’il n’y a que 3 familles devant nous), on monte dans une navette (on attend encore au moins 10 minutes avant qu’elle ne parte alors qu’elle est pleine) et on arrive enfin à l’entrée du parc. On attrape chacun une bouée et on commence par une balade sur la rivière artificielle la plus longue du monde avec des rapides et des vagues. Après cela on enchaîne les attractions toutes plus géniales les unes que les autres. Les votes de la familles :

Axel, Laurent et moi on a préféré the Storm, Léo a adoré the Poseïdon’s revenge (il est le seul à l’avoir fait, c’est un « toboggan » presque vertical).

Alors comme on a passé la journée dans des toboggans et dans l’eau, je n’ai pas beaucoup de photos à vous montrer mais je peux vous assurer qu’on s’est éclatés. Les photos sont extraites de la vidéo de Manue que j’ai intégrée en-dessous.

Aure dans le Leap of faith
Léo en pleine descente de Leap of faith